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10 avril 2007

XFM Big Night Out @ Brixton Academy

>> XFM Big Night Out @ Brixton Academy, London, 05/04/2007
>> New Young Pony Club, The Rumble Strips, The Enemy


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En ce jeudi, il était au départ prévu d'aller au festival indoor Insomniac's Ball 3 dont j'avais fais les deux premières éditions. Annulé à la dernière minute par les organisateurs, il a fallu trouver une solution de repli pour s'occuper en cette veille de long weekend de quatre jours (en Angleterre, le vendredi et le lundi sont ferriés). Notre choix s'est porté sur la soirée Big Night Out organisée par la radio XFM (radio des djeuns anglais, un peu l'équivalent de NRJ à part qu'ils ne passent pratiquement que de l'Indie Rock...) à la Brixton Academy. Au programme trois concerts (The Rumble Strips (en photo), New Young Pony Club, The Enemy), une soirée animée par de nombreux DJs et la pinte de Carling à £2.25.

Arrivé pendant la performance de The Rumble Strips, on a ensuite vu The Enemy en attendant New Young Pony Club qui en tant que tête d'affiche (enfin c'est ce que je pensais), étaient censés passer en dernier. Eh bien ce fut raté car ils étaient en fait passé en premier, faudra m'expliquer pourquoi... On a donc dû se contenter des prestations moyennes des deux autres groupes qui restent pour moi deux groupes anglais parmi d'autres (just another english rock band...) même s'il y avait un léger mieux pour The Rumble Strips.

Mais bon, on était pas vraiment venu que pour les concerts et on a bien profité de la soirée qui a suivi aux rythmes des grands classiques rock de ces dernières années. Ca peut paraître un peu fou quand on habite en France (surtout en province) mais les clubs indie/rock sont monnaie courante en Angleterre, ils vont même jusqu'à passer du Arcade Fire ! Après ça, on se dit que c'est quand même parfois triste de sortir en France pour danser sur du Diam's...

22 mars 2007

The Fratellis @ Brixton Academy

>> The Fratellis @ Brixton Academy, London, 04/03/2007
>> Support from The Enemy


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Finis les NME Awards Shows qui nous ont donné de bien bons moments et nous ont fait squatté l'Astoria en février ! Mais le programme concerts reste tout de même chargé et ce soir là c'était The Fratellis qui étaient au programme. Les trois Ecossais, tout juste vainqueurs de la récompense de la meilleure révélation aux Brit Awards, faisaient 4 dates de suite à la Brixton Academy, toutes sold-out bien sûr.

Quand on sait que le groupe a joué son tout premier concert en mars 2005, on imagine qu'ils n'ont pas trop galèré pour arriver au succès qui est le leur aujourd'hui. L'année 2006 les a propulsé parmi les nouveaux groupes britanniques les plus en vue actuellement, sortant au passage leur premier album, "Costello Music", qui a atteint la 2e place des charts anglais. Et il semble que la France se mette à les accueillir à son tour...

Avec leur rock mélodieux et festif, il y avait de quoi être optimiste sur leur performance en live. Les trois branleurs de The Fratellis ont donné exactement ce que le public attendait : un brin de folie et une énergie frénétique qui permet au public de se défouler et de balancer sa bière sur les voisins. Ils ne se sont pas trompés en ouvrant avec Henrietta pour faire monter l'ambiance dès le début sans qu'elle ne s'apaise une seule seconde par la suite, au grès des nombreux hymnes que possède leur album. Le meilleur moment a été sur Chelsea Dagger que tout le public a repris en coeur. A la fin du concert, en sortant de la salle, tout le monde sifflottait encore le refrain de Chelsea Dagger et ca continuait même dans le métro !
The Fratellis sont loin d'être des génies mais ils sont certainement parmi les meilleurs pour faire sauter un public et installer une ambiance de fête grâce à leur spontanéité et leurs mélodies simples et accrocheuses.

En première partie, le groupe The Enemy ne m'a pas laissé un très bon souvenir...

01 mars 2007

Klaxons + CSS + The Sunshine Underground + New Young Pony Club @ Hammersmith Palais

>> Klaxons + CSS + The Sunshine Underground + New Young Pony Club @ Hammersmith Palais, London, 22/02/2006

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Nous ne sommes qu'à la fin du mois de février mais il semble bien que j'ai déjà assisté à l'un des tout meilleurs concerts de l'année. En tout cas, cela va être dur de faire mieux. Il faut dire que la line-up de la soirée avait de bons arguments pour que l'on soit optimiste : Klaxons, CSS, The Sunshine Underground et New Young Pony Club... soit quatre groupes qui ont émergé en 2006 pour notre plus grand plaisir.

Cette date était la dernière d'une tournée NME Indie Rave Tour (c'est NME qui s'efforce à donner cette étiquette Rave...) pendant laquelle les quatre groupes ont mis le feu aux quatre coins du Royaume Uni. Dernière date donc bonne occasion de mettre encore plus le feu dans l'enceinte du Hammersmith Palais (club qui accueille le fameux School Disco), salle qui va malheureusement prochainement fermer (et être détruite) après avoir vu jouer des groupes comme les Rolling Stones, Sex Pistols, The Clash ou encore U2.


C'est New Young Pony Club qui a lancé la soirée et qui a eu le mérite de faire monter l'ambiance dès les premières minutes dans un public aux couleurs fluos et aux colliers/bracelets lumineux tout aussi fluos. L'ambiance et l'excitation étaient déjà montées bien haut alors qu'il n'était même pas 19h30. Du jamais vu pour une première partie (qui n'en était pas vraiment une en fait) !
Je ne connaissais que de nom ce groupe plus féminin que masculin (3 filles / 2 mecs) et je n'ai pas été déçu. Emmenés par Tahita Bulmer (payes ton prénom...) qui était pour l'occasion accoutrée d'une sorte de pyjama fuchsia, NYPC font une electro-pop dansante de la même trempe que CSS. Leur premier album devrait sortir courant 2007.


La suite m'était beaucoup moins inconnue avec The Sunshine Underground. J'avais découvert ce groupe lors d'un mini concert au Lock Tavern l'été dernier puis l'avais revu au festival Insomniacs Ball 2. Leur premier album, sorti en fin d'année dernière, fait également parti de mes favoris parmi les albums anglais sortis en 2006. Le quatuor de Leeds possède quelques titres ravageurs et diablement efficaces en live tels que Put You In Your Place ou Commercial Breakdown. Comme lors des deux fois précédentes, leur prestation a été impeccable.


Arrivés sur scène avec de grandes capes sur leurs têtes, CSS ont pris le relai en débutant par une interprétation de leur chanson CSS Suxxx jouée sur la musique de No Limit de 2 Unlimited ! Les Brésiliens ont réussi à faire monter l'ambiance encore d'un cran, ce qui signifie que c'était une pure folie ! Ils ont joué tous les meilleurs titres de leur excellent album dont Lets Make Love And Listen To Death From Above, meilleur moment du concert.


On pensait que l'ambiance avait déjà atteint son maximum et qu'elle ne pouvait monter encore d'un cran mais c'était sous-estimer les Klaxons qui dès leur premier titre, The Bouncer (présent sur leur EP "Xan Valleys"), font sauter toute la foule sans exception qui reprend en même temps les paroles : "Your name's not down you're not coming in. Not tonight, no not tonight". Ca repart ensuite direct avec Atlantis To Interzone puis la plupart des titres de leur premier album, "Myths of the Near Future", vont y passer. Leur performance finira par un bris de guitares assez violent.

C'était pas fini pour autant puisque pour le rappel, les quatre groupes sont revenus sur scène pour faire la fête (photo du haut), commencant avec Put You In Your Place (de The Sunshine Underground) puis It's Not Over (des Klaxons). Au milieu de ce joyeux bordel, Lovefoxxx (chanteuse de CSS) tenta également sa petite reprise de Hey Jude tandis que ses copines balancaient les morceaux de guitares restants des Klaxons dans le public et que je m'essayais au crowd-surfing.

Bref, une soirée avec une ambiance déjantée comme j'en avais jamais vu avant assurée par quatre groupes survoltés qui donnent tout leur potentiel sur scène.

La soirée a aussi été l'occasion de voir la confirmation de la naissance d'une "génération Klaxons" à Londres, faite de fête, de fluo et de musique qui donne envie de bouger. Place à la "Rave Revolution" comme dirait NME ! (même si ce terme ne correpond pas vraiment à la musique...)

26 février 2007

Maximo Park @ Astoria

>> Maximo Park @ Astoria, London, 21/02/2006
>> Support from !!!, Hot Club de Paris and Blood Red Shoes

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Troisième soirée des NME Awards Shows et pas des moindres avec une affiche assez alléchante : Maximo Park en tête d'affiche supporté par trois autres groupes : !!!, Hot Club de Paris et Blood Red Shoes. Et ca se passait toujours à l'Astoria (j'ai d'ailleurs l'impression de passer plus de temps à l'Astoria que chez moi en ce moment...).

C'est Blood Red Shoes qui ont entamé la soirée avec une performance assez intéressante. Déjà aperçu lors des Insomniacs Ball 2, le duo de Brighton (Laura-Mary Carter à la guitare et Steven Ansell à la batterie) possède queques titres accrocheurs avec des riffs de guitares très efficaces. Un groupe qui mériterait de se faire un peu plus connaître même si la fille manque un peu de présence sur scène, sûrement car encore trop timide mais Blood Red Shoes ne font que commencer donc laissons leur le temps.


Hot Club de Paris, eux aussi déjà aperçus, ont ensuite enchaîné avec leur rock qui a du mal à nous faire sautiller même s'ils possèdent quelques touches originales, notamment sur scène où ils ont essayé de sortir de l'ordinaire. Ils restent cependant pour moi un groupe anglais parmi d'autres.

Puis c'était au tour de !!! que j'attendais avec impatience après avoir beaucoup apprécié leurs prestations lors des deux fois précédentes où je les avais vus. En tournée pour la sortie de leur nouvel album ("Myth Takes"), les Américains ont encore une fois mis le feu avec leur son puissant, mélange détonnant de funk, dance-punk et house, dont les rythmes ne peuvent laisser personne immobile. Dommage que le public n'ait pas été plus réceptif (comme souvent lors d'une première partie) car ce groupe a vraiment de quoi déchaîner les foules. Le chanteur a cependant réussi à en faire bouger quelques uns en venant chanter et danser en plein milieu du public.


Maximo Park a terminé la soirée avec une performance énergique qui a dépassé mes espérances. Un peu sceptique quant à leur prestations sur scène au départ, je suis reparti tout simplement comblé. Et pourtant, le groupe a joué de nombreuses chansons de son deuxième album qui sort prochainement, ce qui n'est pas le meilleur moyen d'apprécier un concert quand on connaît pas les titres. Mais force est de constater que ces nouveaux titres, à l'image du nouveau single, Our Velocity, semblent être bons, au même niveau que leur premier album qui avait été une bonne surprise il y a deux ans lors de sa sortie. Les meilleurs moments étaient d'ailleurs sur Apply Some Pressure, Graffiti ou Going Missing (pour finir), les meilleurs titres de leur premier album.

Contrairement à la veille avec les Long Blondes, l'éclairage et la décoration de la scène était très réussis et donnaient un plus au concert. Mais l'élément central du succès de ce concert est Paul Smith, le chanteur de Maximo Park, qui avait pour l'occasion sorti le costard avec chapeau melon. J'ai rarement vu quelqu'un autant dans son truc que lui, il y est à fond et donne tout ce qu'il a. Même quand la chanson est terminée, il est encore dedans !

La setlist :
'Girls Who Play Guitars'
'The Coast Is Always Changing'
'Our Velocity'
'Postcard Of A Painting'
'Russian Literature'
'Once, A Glimpse'
'Books From Boxes'
'Kiss You Better'
'Distance Makes'
'The Night I Lost My Head'
'By The Monument'
'Apply Some Pressure'
'Nosebleed'
'Graffiti'
'Limassol'
'The Unshockable'
'Going Missing'

21 février 2007

Jarvis Cocker @ Astoria

>> Jarvis Cocker @ Astoria, Lodnon, 17/02/2007
>> Support from Bat For Lashes and Annuals


Pendant tout le mois de février, pratiquement tous les jours, Londres accueille des concerts étiquettés "NME Awards Show" qui précèdent la cérémonie des NME Awards, variante des Brit Awards mais sans Take That et avec comme trophé une statue en forme de doigt d'honneur. NME a pour cela sélectionné quelques uns des meilleurs groupes qui ont fait l'actualité de 2006 avec, en première partie, des groupes qui eux feront celle de 2007. En parrallèle, deux tournées sillonnent le Royaume Uni : le NME Indie Rock Tour avec The Automatic, The View, The Horrors et Mumm-Ra (bof...) et le NME Indie Rave Tour avec Klaxons, CSS, The Sunshine Underground et New Young Pony Club (bien mieux, on en reparlera...).

Pour mon premier concert de la série des NME Awards, j'avais rendez-vous avec Jarvis Cocker à l'Astoria. Après quelques années pendant lesquelles il a touché un peu à tout et n'importe quoi, l'ancien leader de Pulp a sorti un album solo l'an dernier qui, sans être excellent, mérite une certaine attention. Il a ensuite assez peu tourné et revenait donc à Londres pour une date isolée. Parmi les autres membres du groupe l'accompagnant, on pouvait noter la présence de Steve Mackey, l'ancien bassiste de Pulp.

Le concert démarre fort avec Fat Children, la chanson la plus énergique de l'album. Il enchaîne ensuite avec le single, Don't Let Him Waste Your Time, puis continue avec quelques jolies balades qui peuplent l'album.

Le moins que l'on puisse dire est que Jarvis Cocker tient la forme sur scène. Il ne cesse de bouger, de gesticuler et de danser d'une manière presque grotesque mais qui correspond bien à son personnage. Et entre chaque chanson, on a eu droit a un petit discours comique pour détendre l'atmosphère tandis qu'on entendait des "Show your arse" parmi le public en référence à son apparition aux Brit Awards en 1996.

Vers la fin du concert, il joue la chanson Cunts Are Still Running The World (qui critique les organisateurs du Live 8 entre autres, chanson non présente sur l'album) puis revient pour le rappel avec deux reprises : Heaven des Talkings Heads puis Paranoid de... Black Sabbath ! C'était dur à imaginer que Jarvis Cocker puisse reprendre du Black Sabbath mais ce fut un très bon moment et la reprise était vraiment très réussie. C'était du Jarvis en très grande forme ce soir là !

Au final, on aura donc eu comme prévu aucun titre de Pulp (quand le public lui a demandé de jouer le grand classique Common People, il a tout simplement refusé en disant "This band are not Pulp") mais le concert a largement dépassé ses promesses.

Jarvis Cocker avait personnellement sélectionné les groupes pour le supporter. Il s'agissait de Annuals, groupe indie américain aux fortes influences expérimental voire psychedelic qui mériterait une deuxième écoute, et de Bat For Lashes, projet de Natasha Khan, songwriter basée à Brighton, qui joue une musique qui dégage une atmosphère dramatique et sombre qui, comme elle l'accorde elle-même, collerait bien avec un film de David Lynch. Sa belle voix ferait quant à elle penser à Björk.

Lien: ma review de l'album Jarvis Cocker - Jarvis sur IndiePopRock.net

18 février 2007

Metric @ The Scala

>> Metric @ The Scala, London, 10/02/2007
>> Support from Kate Nash, Shakes, Crystal Castle, Theoretical Girl


Cette soirée était en fait l'occasion de tester un nouveau club nommé Chalk qui se tient au Scala tous les samedi depuis le début de l'année. Bénéficiant d'un petit buzz et proposant des affiches lives assez intéressante, Chalk a vite connu son petit succès. Pour preuve, on avait voulu y aller deux semaines avant et après une bonne demi-heure de queue, avions été refoulés car c'était plein et que plus personne ne pouvait rentrer. On avait cette fois pris nos précautions en achetant nos billets à l'avance.

Ce soir là, Metric était en tête d'affiche. Le quartet canadien est monté sur scène vers minuit pour nous offrir une bonne performance qui n'était pas sans rappeller celle que j'avais vue une dizaine de jours avant en première partie de Bloc Party. Emily Haines était toujours en grande forme (voir photo), peut-être même plus que jamais et le groupe a fini de la même manière sur une version revue de Dead Disco très réussie.

Un peu plus tôt, dans une autre salle, nous avions vu une petite (19 ans) qui monte en ce moment : Kate Nash. J'en étais resté sur un sentiment assez mauvais quand je l'avais vue il y a quelques mois mais elle a cette fois été nettement plus convaincante. Alternant clavier, guitare acoustique ou électrique ou encore percussions, Kate Nash propose une musique assez expérimentale qui sent bon la fraîcheur. Certains aiment déjà bien la comparer à Lily Allen même si le style est assez différent.

A part les concerts, Chalk était cependant une déception. Il y avait tout d'abord bien trop de monde et on était donc vraiment trop serrés et il était de plus difficile de circuler. Au niveau de la musique, alors que la plupart des concerts étaient rock, on entendait pratiquement que de l'électro, voire même du rap. Il semble que cela vienne du fait qu'en tant que nouveau club, Chalk veuille se distinguer des autres clubs indie habituels tels que Frog et autres Club NME.

Une autre chose assez amusante à observer est la façon dont a évolué la mode dans ce milieu. Avec l'arrivée des Klaxons et leur fringues multicolorées fluo, de plus en plus de clones habillés affreusement de cette façon naissent. On a ainsi pu voir de nombreux gars avec la capuche à moitié mise sur la tête, avec des K-Way fluos ou avec des têtes de Mickey dessus, et autres fantaisies du genre. Ce qui permet de confirmer une fois de plus que les groupes ont une grosse influence sur le style et qu'une nouvelle vague lancée par les Klaxons arrive...

07 février 2007

Bloc Party @ Astoria

>> Bloc Party @ Astoria, London, 01/02/2007
>> Support from Metric


Aperçus il y a 2 ans et demi en concert, Bloc Party a depuis fait du chemin. A l'époque, je me souviens avoir porté tous les membres du groupe en train de slammer puis les avoir vu revenir faire de-même sur le set des Kings Of Leon une demi-heure après. Un album acclamé par la critique a suivi en 2005 et les voilà de retour aux affaires en ce début 2007 pour le passage difficile du deuxième album, avec une tournée accompagnant sa sortie. Kele Okereke et sa bande jouaient trois soirs de suite à Londres à l'Astoria.

Joli bonus en première partie avec le groupe Metric qui a bien assuré, jouant pour finir une géniale version revue et allongée de leur meilleur titre, Dead Disco.

Bloc Party démarre ensuite son set sur Song for Clay (Disappear Here), premier titre de leur deuxième album et parfaite introduction pour un concert. Cette chanson est sans aucun doute une des meilleure de "A Weekend In The City" et j'adore notamment le passage où il chante "East London is a vampire". Bloc Party va ensuite alterner entre les chansons du premier et du second album et on aura droit à tous leurs meilleurs titres dont notamment l'incontournable Banquet, Helicopter, Two More Years, et le nouveau single, The Prayer.

Le concert n'aura pas duré plus d'1h30 mais ca n'a pas arrêté de bouger une seule seconde, même sur les chansons calmes ! On est ressorti de là complètement trempé ! Leur second album n'est pas au niveau du premier mais c'est tout de même une réussite, ce qui donne le droit de dire que Bloc Party s'installe parmi les meilleurs groupes de rock anglais actuels. Leurs performances en live ne fait que confirmer cette idée.

03 février 2007

Arcade Fire @ St John's Church

>> Arcade Fire @ St John's Church, Smith Square, Westminster, London, 31/01/2007

Tout simplement fantastique. Un lieu unique et un groupe unique pour un concert unique. Ayant pris note que la veille le groupe avait débuté par Wake Up en acoustique au milieu de la foule, nous nous étions placé justement en plein milieu, devant la petite allée centrale de l'église. Et on s'est donc retrouvé en plein coeur de l'orchestre, c'est limite s'il ne fallait pas que j'évite que la violoniste me donne des coups d'archets dans la gueule !
Arcade Fire est très certainement le groupe le plus talentueux aujourd'hui et non content de produire des enregistrements exceptionnels, leurs performances en live sont parmi les meilleures du monde. Ceux qui n'ont jamais écouté Arcade Fire sur cette terre se privent de quelque chose de grandiose.

Pour la review du concert, allez voir celle que j'ai faite pour IndiePopRock.

17 janvier 2007

Babyshambles @ Dublin Castle

>> Babyshambles @ Dublin Castle, Camden, 14/01/2007
>> Support from The Swindle, The Atoms, The Lines, Aaron King


Ils en avaientt fait un trois jours avant, un autre deux jours avant, et une petite rumeur circulait comme quoi un troisième concert "secret" était prévu en ce dimanche soir par la bande à Pete Doherty, Babyshambles, au Dublin Castle, petit bar/concerts dans Camden.

Pourtant, arrivés au début des concerts, on était assez sceptiques : pas de foule et pas grand monde au courant. La soirée avancait, les petits concerts aussi (4 groupes au total, sans grand intérêt la plupart), et toujours pas de certitude. Il commencait cependant à y avoir pas mal de monde pour un dimanche soir... On en a profité pour taper la discut avec le chanteur de The Natives (vus deux jours plus tôt au Koko) qui était là, complètement bourré.

Le dernier groupe finissait de jouer à 23H15 mais tout le monde restait dans la salle de concert et toute la scène était prête à accueillir un nouveau groupe. On attend 30 minutes, 1 heure, toujours rien... Et enfin, au bout d'un moment, on voit la tête de l'ami Pete à travers une porte. 15 minutes plus tard, le groupe est sur scène et commence à jouer tranquillement quelques nouvelles chansons de leur prochain album. Le guitariste est complètement bourré (d'ailleurs on l'avait croisé un peu avant dans le bar et il alignait pas deux pas sans se casser la gueule) mais arrive tout de même à sortir un son assez propre.

La première demi-heure est assez calme et on reste un peu sur notre faim. C'est ce moment là que choisit Pete pour lancer quelques chansons plus connues, puis éclater un micro contre le mur et enfin se suspendre aux éclairages au milieu du public. Le concert est lancé !

Le public reste tout de même encore assez sage et il faudra attendre l'énorme Fuck Forever pour que ca parte en grand n'importe quoi. Pete commence à casser les ampoules des éclairages puis on envahit la scène (à noter qu'il n'y avait strictement aucune sécurité), tout le monde se casse la gueule, Pete Doherty est par-terre, sous 3 ou 4 personnes, tout comme le guitariste, mais le concert continue même si on se demande d'où sort la musique. Allongé par-terre et écrasé (vous voyez ce que ca donne après qu'un joueur de foot marque un but et que tout le monde lui saute dessus, et bien là c'était pareil à part qu'on était un peu plus...), Doherty continue à chanter et enchaîne les meilleures chansons des Libertines, puis il arrive à se relever avant de se rejeter dans la foule. C'est un grand n'importe quoi mais que c'est bon !

Après le concert mémorable des Dirty Pretty Things à la Proud Gallery il y a quelques mois, en voilà un autre tout aussi incroyable, voire plus. Les petits concerts à l'arrache c'est ce qui se fait de mieux ! On peut imaginer ce que c'était à l'époque des Libertines quand les deux anciens compères faisaient souvent des concerts secrets annoncés au tout dernier moment...

Je suis pas un fervant admirateur de Pete Doherty mais il faut bien avouer qu'il incarne parfaitement la rock-star : drogué, a du style, sort avec une mannequin, etc... En Angleterre, il n'y a pas un jour sans une photo de lui dans le journal. Tiens, en parlant de ça, je suis justement présent sur la photo aux côtés de Pete le lendemain du concert sur London Lite, un journal Londonien gratuit du soir !

06 décembre 2006

The Insomniacs Ball 2 @ SeOne

>> The Insomniacs Ball 2 @ SeOne, London, 25/11/2006
>> The Young Knives, Art Brut, The Sunshine Underground, The Rumble Strips, Blood Red Shoes, Robots In Disguise, Pink Grease, The Blood Arm, Foals...


Après avoir participé à la première édition en avril dernier, il n'était pas question de rater le festival The Insomniacs Ball 2 qui réunissait encore une fois une sélection des meilleurs nouveaux groupes, de la scène anglaise principalement. Comme la première fois, ca se passait pendant toute la nuit dans l'immense boîte SeOne, habituellement réservé aux soirée hip-hop et R'n'B, ses 4 salles et ses 3000 personnes de capacité. Ce soir là, c'était la communauté indie de Londres qui avait pris rendez-vous du côté de London Bridge.

Arrivés vers 21h30, nous nous sommes dirigés vers la scène principale pour aller voir Blood Red Shoes, duo mixte, comme les White Stripes, à la différence près que c'est la fille à la guitare et le mec à la batterie. L'impression fut assez bonne dans l'ensemble : du rock assez décousu avec de bons riffs de guitares sur lesquels se posent délicatement la voix de Laura-Mary Carter, et celle de Steven Ansell par moments.
En attendant The Blood Arm qui passait une heure après, c'était l'occasion d'aller découvrir d'autres groupes et notamment Foals, mélange pop/disco house du meilleur effet qui rendait en tout cas très bien en live. On est aussi aller jeté un coup d'oeil à The Rumble Strips mais je me souviens pas vraiment ce que ca donnait. Ca devait donc pas être mémorable.

Les choses sérieuses commencaient réellement ensuite avec The Blood Arm, connu par tous (même en France paraît-il) pour son tube Suspicious Character ("I like all the girls and all the girls like me..."). Leur performance fut très énergique avec un chanteur en pleine forme qui adorait les bains de foule, chantant même une chanson assis par-terre au mileu du public, toute la foule l'imitant, et nous, juste à côté de lui.

Juste après The Blood Arm, enchaînement direct avec The Sunshine Underground qui jouait dans la salle principale. Comme à The Lock Tavern 3 mois avant, j'ai vraiment accroché à leur style, savant mélande de rock/punk/funk qui donne envie de ne pas rester en place (en bref, de bouger son corps). Va falloir que je me décide sérieusement à écouter leur album qui est sorti il y a peu.

Après un passage éclair par Pink Grease (vu récemment au Barfly), on revenait sur la grande scène pour le gros morceau de la soirée : Art Brut, de retour après avoir assuré la première édition. Troisième fois pour moi cette année, troisième fois dans un festival, et toujours aussi bon ! Ils sont tout simplement très fort et notamment Eddie Argos, le fantasque chanteur qui a lui aussi fait un petit bain de foule.

Enfin, pour finir la soirée, The Young Knives ont investi la scène en tant que headliners (même si pour moi les headliners étaient Art Brut...). Ils sont un peu molassons en live mais possèdent quelques titres très efficaces tels que l'excellent Weekends And Bleak Days (Hot Summer) ou encore The Decision et She's Attracted To. Pendant ce temps là, jouaient Robots In Disguise et j'aurai peut-être mieux fait d'y aller faire un tour si j'avais su.

Les concerts étaient finis mais pas la soirée, il était 3h30. Tout le monde s'était regroupé dans la salle du milieu (et ses canapés fort apréciables) qui n'abritait pas de scène. Cela faisait un bon regroupement de loques humaines, complètement incapables de continuer la fête, crevés d'avoir enchaîné plus de 5h de concerts, et nous ne dérogions pas à la règle... A mon retour, il a même fallu que le chauffeur de bus me réveille au terminus...

Lien : voir ma chronique sur l'album The Blood Arm - Lie Lover Lie

19 novembre 2006

The Spinto Band @ ULU

>> The Spinto Band @ University of London Union, London, 02/11/2006
>> Support from Tiny Dancers


Comme le confirme la programmation du festival des Inrocks 2006 qui a pris l'habitude de sélectionner les meilleurs jeunes pouces, The Spinto Band est certainement l'une des révélations de l'année. Pourtant, même si les membres du groupe semblent sortis d'un casting pour une feuilleton américain de jeunes collégiens sympas, le groupe a (selon Wikipedia) dû attendre son cinquième album depuis 1998 (bonne chance à celui qui cherche à écouter les quatre premiers...) pour se faire connaître. Et celui-ci est un charmant disque d'indie-rock avec des perles comme Oh Mandy ou Crack The Whip.

Le concert se déroulait dans la salle de l'University of London Union et ses bars plus que sympatiques (si vous saviez ce que j'envie les étudiants anglais...). La première partie était assuré par le groupe Tiny Dancers qui a plus que convaincu avec ses influences très pop californienne et ses accoutrements folkloriques.

Sur scène, The Spinto Band dégage une énergie et une fraîcheur étonnante qui fait plaisir à voir. On sent que les membres sont là pour s'éclater, sans se prendre la tête, et pour donner un bon moment au public. Ils aiment bien aussi utiliser toutes sortes d'instruments comme la mandoline et, plus étonnant, le kazou sur Brown Boxes.
Lors du rappel, on a grandement apprécié la reprise de Mr Blue Sky de Electric Light Orchestra. C'est dommage que ca soit si rare d'entendre des reprises en concerts, je trouve que les groupes devraient le faire plus souvent. Même s'ils se sont plutôt bien débrouillé, ca ne valait cependant pas la même reprise qu'avait joué The Decemberists quand je les avais vu à la Boule Noire à Paris.

13 novembre 2006

Razorlight @ Wembley Arena

>> Razorlight @ Wembley Arena, London, 01/11/2006
>> Support from The Like and The Boy Least Likely To


Si Razorlight n'a qu'une faible notoriété en France, c'est une toute autre chose de l'autre côté de la manche. Il faut dire que le groupe répond à beaucoup de critères dont les britanniques raffolent. Une pop bien anglaise aux mélodies simples pour commencer, et un chanteur charismatique issu de la génération "Libertines" qui n'hésite pas à ouvrir sa gueule et dire des conneries. Au final, leur deuxième album éponyme truste encore les charts quatre mois après sa sortie et le deuxième single extrait de l'album, America, a été n°1. Heureusement, être en haut des charts n'est pas synonyme de musique commerciale ou merdique comme en France et leur album est tout simplement très bon.

Pour la première fois, c'était l'occasion pour moi d'aller à la Wembley Arena, la plus grande salle de Londres (avec Earl's Court) qui se trouve juste à côté du nouveau stade de Wembley qui est assez impressionnant et magnifique.
La première partie a été bonne avec The Boy Least Likely To et surtout The Like, trio féminin talentueux avec une chanteuse à la voix si particulière mais si belle.

Le batteur de Razorlight entre le premier en scène et commence à jouer seul. Dès les premières notes, on reconnaît l'excellent In The Morning puis Johnny Borrel et ses autres acolytes rejoignent la scène. Le concert est lancé.
Une chanson plus tard, c'est au tour de Golden Touch d'y passer puis le groupe passe en revue pratiquement tout leur dernier album avec notamment America pendant laquelle Borrel, seul avec sa guitare, conquit le public tout entier. Il faut dire que le personnage est un vrai show-man, digne successeur d'un Mick Jagger (enfin peut-être pas quand même, je m'enflame un peu). On pourrait dire qu'il en fait parfois un peu trop mais cela fait aussi son charme.

Pour le rappel, Borrel revient comme à son habitude torse-nu et Razorlight finit avec Stumble And Fall puis Somewhere Else, que tout bon connaisseur attendait en conclusion. Pour leur plus gros concert jamais réalisé, Razorlight n'a pas déçu, loin de là. Leur performance, très énergique, aura largement été à la hauteur. In the morning, you know you will remember a thing...

Lien : voir ma chronique sur l'album Razorlight - Razorlight

25 octobre 2006

The Long Blondes @ Mean Fiddler

Photo : James Looker
>> The Long Blondes @ Mean Fiddler, Tottenham Court, London, 17/10/2006
>> Support from The 1990s and The Sugars


The Long Blondes est l'un de mes coups de coeur du moment. A l'image des Pipettes, ce groupe semble sorti d'une autre époque, mais pas vraiment la même que les filles de Brighton. Là, il faut plutôt s'orienter vers les années 80 avec des influences telles que Blondie, même si la pop des 60's est elle aussi parfois présente. Signés sur le célèbre label Rough Trade, The Long Blondes sont comme leur nom l'indique une bande composée de... trois brunes et deux mâles venus de Sheffield. Leur premier album, "Someone To Drive You Home", sort le 6 novembre prochain et il se pourrait bien que leur renommée traverse la manche.

The Long Blondes savent aussi soigner leur image. Ainsi, leurs pochettes font très 60's et le groupe véhicule un look "glamorous punk" (selon wikipedia...) très vintage, notamment incarné par l'adorable Kate Jackson, la chanteuse, toujours un foulard autour du coup.
Leur musique est simple et possède des mélodies et refrains très efficaces, dansants et entraînants. Les textes sont bien souvent naïfs, généralement sur fonds d'histoires d'amour à deux balles, mais on en redemande.

Sur scène, leur performance est très énergique et rafraîchissante, grâce surtout à Kate Jackson qui a une bien mignonne façon de danser et qui a toujours un petit mot sympa ou une petite histoire à raconter entre deux chansons.
Pour découvrir ce groupe, allez donc écouter leur deux derniers très bons singles, Weekend Without Makeup et Once and Never Again, à coup sûr sur leur MySpace.

La première partie n'avait pas été déplaisante non plus avec The Sugars qui font eux aussi dans le vintage (période 50's en ce qui les concerne) et surtout The 1990s, un de mes autres coups de coeur du moment. Signés également chez Rough Trade et en provenance de Glasgow, The 1990s est un trio qui fait du bon rock'n'roll influencé par les Rolling Stones. On peut aussi trouver un peu de Franz Ferdinand, pas étonnant puisque deux de leurs membres faisaient partie du groupe Yummy Fur avec Alex Kapranos et Paul Thomson. J'avais déjà eu l'occasion de remarquer leur talent en première partie des Pipettes (comme quoi, tout se rejoint !). Leur excellent premier single, You're Supposed To Be My Friend, sortira le 20 novembre prochain.

07 octobre 2006

Babyshambles @ Brixton Academy

>> Babyshambles @ Brixton Academy, London, 05/10/2006
>> Support from The Noisettes and The Holloways


Oui j'ai osé, je suis allé voir, lui, l'animal, la bête, le phénomène de foire : Pete Doherty et ses Babyshambles. Une semaine après Carl Barat et ses Dirty Pretty Things, rendez-vous donc avec l'autre ancien leader des Libertines. Enfin, au début, en arrivant à la Brixton Academy, je me suis un moment demandé si c'était bien le concert des Babyshambles ou bien un concours du meilleur sosie de Pete Doherty.

Arrivé trop tard pour voir The Noisettes qui lancaient la soirée, j'ai tout de même pu assister à la prestation de The Holloways, groupe sympathique sans grand talent mais qui donne assez bien sur scène. Puis ce fut donc l'arrivée tant attendue des Babyshambles qui démarrent direct avec Pipedown, l'un de leur meilleur titre, bien choisi pour mettre le feu dès le départ. L'ami Doherty semble en pleine forme et en profite pour faire ses courses avec tous les colliers, chapeaux, tee-shirts et autres objets divers que le public lui lance sur scène.

La setlist comprendra également deux titres des Libertines : l'excellent Time for Heroes et I Get Along, repris en version reggae. Grosse ambiance également sur Fuck Forever que tout le public a chanté à pleins poumons. Le problème c'est qu'à part ces quelques bons titres, les autres chansons sont franchement assez mauvaises...
Le petit évènement de la soirée aura été l'apparition éclair de Kate Moss qui est venue accompagner son Pete sur La Belle Et La Bete.

Pas vraiment de regrets d'être allé à ce concert au final. L'ambiance était bonne et Pete Doherty a bien assuré sur scène, fracassant au passage un micro par terre et balançant sa guitare dans le public à la fin.
Le lendemain, il est cependant revenu à ses bonnes vieilles habitudes en annulant son concert à Liverpool, s'estimant trop fatigué. Il y a des claques qui se perdent...

25 septembre 2006

The Subways @ Shepherd's Bush Empire

>> The Subways @ Shepherd's Bush Empire, London, 13/09/2006
>> Support from The Milk Teeth, Larrikin Love


Membres de la grande vague de groupes anglais qui ont émergé en 2005, The Subways étaient en tournée en cette fin d'été et se sont arrêtés deux soirs à Londres, au Shepherd's Bush Empire, l'une de mes salles préférées sans aucun doute. Première constatation : le public est jeune, très jeune même ! Vu que les concerts sont généralement interdits au moins de 18 ans, le public a d'habitude une moyenne d'age qui s'approche du miens, mais là on se croyait plus dans garderie ! M'enfin c'est pas bien grave et ca change un peu car ils sont quand même beaucoup plus excités les p'tits djeuns. De tous les concerts que j'ai fait à Londres, c'est peut-être même celui où ca bougeait le plus. Leur jeu favori : former un grand cercle vide puis pogoter violemment à l'intérieur quand l'instant bourrin de la chanson arrive (et il y a même des filles volontaires).

On est arrivé pour la fin de The Milk Teeth qu'on a pas vraiment eu le temps d'apprécier et de juger. La deuxième première partie (on aura tous compris ce que je veux dire...) était assurée par Larrikin Love et il faut bien avouer que ce fut une bonne surprise. Un groupe anglais qui varie rock, ska et reggae, c'est plutôt rare donc ca mérite son attention. Il semblait même que certaines personnes du public soient venues plus pour eux que pour la tête d'affiche.

Après ce petit moment sympathique, c'est donc The Subways qui envahit la scène, trio composé d'un chanteur/guitariste, d'une bassiste et d'un batteur pour une moyenne d'age qu'un peu plus haute que celle du public (21 ans). Petite particularité : le chanteur et la bassiste sont ensemble et le chanteur et le batteur son frères.
Alors que leur album alterne des chansons rock plutôt calmes à des titres plus ravageurs tels que l'excellent "Rock and Roll Queen", ils ont pour le concert enchaîné les titres puissants avec des riffs de guitares violents qui faisaient qu'on se croyait parfois à un concert de métal. Leur énergie se fait aussi sentir sur scène et ils se sont offert un petit bain de foule (enfin sauf la fille). Pour bien finir, ils nous ont réservé une version spéciale de "Rock and Roll Queen" que tout le monde attendait avec impatiente. Pendant la chanson, le chanteur est allé se balader dans la foule, sautant d'un balcon à un autre avant de revenir sur scène pour entonner un refrain furieux.

Bien que ce groupe ne faisait pas partie de mes préférés parmi les nouveaux venus, leur prestation sur scène a été très bonne et ca mérite le respect. La présence de Larrikin Love en première partie était également un plus non négligeable.

14 septembre 2006

Franz Ferdinand @ The Forum

>> Franz Ferdinand @ The Forum, Kentish Town, London, 23/08/2006
>> Support from Tapes 'n Tapes


Après en avoir eu un petit aperçu en live en mars dernier, je suis allé voir Franz Ferdinand en concert, pour de bon cette fois. Les Ecossais jouaient le weekend suivant au festival de Reading et voulaient donc faire un petit échauffement. Ca se passait au Forum, à Kentish Town, soit une salle de taille moyenne pour un groupe si populaire. Tapes 'n Tapes, qui assuraient la première partie, ont été plutôt décevant alors que c'est l'un des petits groupes qui monte soit-disant. Pas vraiment original, pas vraiment bons.

Après nous avoir fait attendre bien 3/4 d'heure, Franz Ferdinand rentre enfin en scène et il suffit de quelques riffs de guitares pour que le public se déchaîne. Pas une seule pause, ils enchaînent les chansons rythmées les unes après les autres (pas une seule balade dans leur set list) avec notamment un très bon moment sur Outsiders qui est à chaque fois un petit évènement puisque pas moins de 5 musiciens jouent des percus dont 3 ou 4 sur la même batterie !
Bien qu'un poil courte, leur prestation aura été excellente. Franz Ferdinand a été fidèle à sa réputation de groupe de scène.

11 septembre 2006

The Grates @ Metro Club

>> The Grates @ The Metro Club, London, 22/08/2006
>> Support from The Hot Puppies


Il semble que ce soit la seule explication possible : il devait y avoir un trampoline à la place de la scène. Comment Patience Hodgson, la charmante chanteuse des Grates peut-elle sans arrêt sauter dans tous les sens pendant près d'une heure sans finir avec une hernie ? Ce qui est sûr, c'est qu'elle dégage une énergie incroyable et il n'y a pas une seconde de répis avec ce jeune groupe venu d'Australie.
Parfois appelés les Yeah Yeah Yeahs australiens, The Grates alternent le punk, la soul et la country assez habilement et, on l'aura compris, leur performance en concert ajoute un certain piment.

En première partie, The Hot Puppies avaient bien lancé la soirée avec une prestation assez convaincante. Bien qu'un peu trop semblables, leurs chansons sont plutôt intéressantes et le chant de Becky Newman n'y est pas pour rien.

Et pour finir, une bonne vidéo de qualité pourrie Youtube que j'ai prise avec mon formidable appareil photo.

07 septembre 2006

V Festival @ Hylands Park, Chelmsford

>> V Festival @ Hylands Park, Chelmsford, 19/08/2006
>> Radiohead, Beck, Keane, Bloc Party, The Magic Numbers, The Divine Comedy, The Dead 60's, Kasabian, Editors, We Are Scientists, The Cardigans, Kula Shaker, Fatboy Slim, The Go! Team, Echo & The Bunnymen, Phoenix, My Morning Jacket, Jamie T, Art Brut, Captain, The Young Knives, Regina Spektor, etc...

Bien plus qu'en France, faire un festival l'été est ancré dans la culture anglaise (il y en a même qui viennent plus pour se bourrer la gueule que pour la musique). Parmi le nombre incroyable de festivals proposés, autant faire le meilleur ! En l'absence du mythique Glastonbury qui fait une pause en 2006, le V Festival était le festival le plus attendu, notamment grâce à la présence de Radiohead...

Le site, qui accueille le festival est immense (sans parler du camping) et il y a au total pas moins de 8 scènes (dont 4 assez grosses) ! Avec tout ca, on comprend bien qu'il est dur de faire un choix parmi tous les artistes qui jouent simultanément (lien vers la line-up), surtout que la qualité était au rendez-vous. Pour faire vite, nous avons notamment vu The Divine Comedy, The Magic Numbers, Bloc Party, Art Brut, Keane, Beck et Radiohead. Oui, ca fait rêver...

Pour un résumé du festival, voir le live-report que j'ai fait sur indiepoprock. C'est par là.

30 août 2006

The Sunshine Underground @ The Lock Tavern

>> The Sunshine Underground @ The Lock Tavern, Camden, London, 05/08/2006

En Angleterre, beaucoup de soirées ou évènements sont organisés par des genres de collectifs qui louent leurs services et leur savoir-faire à des clubs ou des bars (ou bien le contraire). Souvent, il ne s'agit que de DJs qui viennent mixer, d'autres fois c'est un mélange de concerts et de DJs.
Pendant tout l'été, Adventures In The Beetroot Field (les noms sont assez origininaux généralement, on trouve aussi "Kill Them All, Let God Sort It Out", Kill All Hippies ou encore And Did We Mention Our Disco?) organisait tous les dimanches aprem jusqu'en début de soirée des évènements DJ Set / lives / barbecue nommés "Radio Caroline" qui valaient le détour. Au départ, le truc se déroulait dans un bateau sur la Tamise mais pour des raisons de sécurité et de pratique, ça a été déménagé au pub The Lock Tavern à Camden, l'un des tous meilleurs pub de Londres avec terrasse et petit jardin.

Après avoir malheureusement raté les deux premiers dimanches sur le bateau, je me suis rattrapé pour la 3e édition avec The Sunshine Underground en headline. Pour une fois, un groupe anglais habillé presque normalement et sans coiffure asymétrique ou qui ressemble à rien ! Leur musique, bien qu'avec de fortes influences de leur aînés d'outre-manche, repose sur des rythmes rock/funk et possède un brin d'originalité assez intéressant. Ca ressemble parfois à The Rapture, et d'autres fois certaines sonorités font penser à !!!.

Pour ce qui est de leur performance en concert, c'est du très bon. Ces gars venus de Leeds ont tout simplement mis le feu dans le pub, l'intimité de la salle et la proximité avec le groupe n'y étant certes pas pour rien. C'était carrément la folie à la fin du concert quand le chanteur est déscendu de la scène pour venir chanter en plein milieu du public où une amicale agitation s'est créée.
Il va falloir suivre de près ce groupe qui vient de sortir son premier album "Raise The Alarm".

07 août 2006

The Gossip @ King's College

>> The Gossip @ King's College, London, 17/07/2006
>> Support from Jai Alai Savant and Comanechi


Après en avoir souvent entendu du bien, notamment en ce qui concerne leurs concerts, je me suis décidé à aller voir The Gossip, un nouveau venu sur la scène indie-rock actuelle. Le concert se déroulait une nouvelle fois au King's College. En première partie, on a eu droit à deux groupes : Comanechi, un duo guitare/batterie complètement nul, puis Jai Alai Savant, groupe de Philadelphie bien plus sympa.

Gossip, trio venu de Portland, est emmené par sa charismatique et imposante chanteuse dont le chant est la clé de la musique du groupe, et dont la présence sur scène n'a rien à envier à personne. Mélange détonnant de punk et de soul, Gossip a aligné de très bons titres avec une énergie impressionnante. Le guitariste, au look improbable, possède notamment une manière de jouer et de bouger qui vaut le détour.
Au final, bonne impression dans l'ensemble pour un concert où j'allais sans vraiment savoir à quoi m'attendre.