Affichage des articles dont le libellé est camden. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est camden. Afficher tous les articles

18 juin 2007

The Thrills @ Proud Gallery

>> The Thrills @ Proud Gallery, Camden, London, 14/06/2007
>> Support from Exit Ten and Haunts


This review in Googlenglish!

Deux semaines après leur mini-concert au Lock Tavern, The Thrills étaient de retour pour un nouveau concert secret à la Proud Gallery (une semaine après Ash, concert auquel ils avaient justement assisté). Tellement secret qu'il était même pratiquement impossible de savoir qu'ils allaient y jouer. Rien sur leur MySpace, aucune annonce sur les sites d'actualité musicale, bref, un vrai concert secret. Mais heureusement (merci Fab), on a tout de même réussi à être au courant et étions donc finalement bien là. Enfin, il s'en est fallu de peu puisque les videurs ne voulaient pas faire rentrer mon petit frère de passage pour le weekend et qui n'a pas encore la majorité. Une petite incruste sous une barrière dérobée et le tour était joué, ainsi que £5 économisés (attention à toi, jeune lecteur sympa, ne reproduis pas ça, c'est mal !).

The Thrills arrivèrent sur scène autour de 23h, enchaînant un nouveau concert dans la journée puisque qu'ils étaient un peu plus tôt à Hyde Park en train de jouer devant des milliers de personnes au Wireless Festival en compagnie des White Stripes et de Queens Of The Stone Age. Changement de lieu et d'ambiance donc pour les Irlandais qui, même si on les sentais un peu fatigués, avaient toujours une grande envie.

La set-list fut assez conforme à celle du Lock Tavern : ils ont joué leurs meilleurs singles (Big Sur, Santa Cruz, One Horse Town...) ainsi que quelques nouvelles chansons de leur album à venir. Encore une fois, une bonne énergie du chanteur et un concert très agréable, bien que court (mais en même temps on va pas leur demander de jouer deux heures pour un concert de ce genre). Le public, lui, n'était pas très réceptif avec peu de fans et connaisseurs, contrairement à il y a deux semaines. En fait, vu que ce concert n'avait pas été annoncé, il y avait peu de fans et la plupart des personnes présentes étaient je pense des gens qui ne savaient même pas que The Thrills jouaient en live ou alors ne les connaissaient même pas et qui étaient juste venus boire un coup ! Ils auront au moins fait une belle découverte j'espère !

En première partie, j'étais vaguement allé jeté un coup d'oeil à Exit Ten, un groupe de métal et à Haunts qui faisaient eux dans le punk-rock. Rien de mémorable.

Audio:
The Thrills - One Horse Town (mp3)

Video:
The Thrills - One Horse Town (clip)

Liens:
The Thrills | MySpace | Exit Ten | Haunts | Virgin Records

12 juin 2007

Ash @ Proud Gallery

>> Ash @ Proud Gallery, Camden, London, 08/06/2007
>> Support from The Films and Goldspot


This review in Googlenglish!

Depuis le début du printemps, Year Zero Club s'est fait une spécialité d'organiser des petits concerts secrets à la Proud Gallery de Camden. Le principe : à peu près tous les mois, un concert secret est annoncé puis le nom du groupe qui va jouer n'est dévoilé que deux ou trois jours avant le show. Quand on connaît l'intimité de la salle de la Proud Gallery et sachant que les groupes programmés ne sont pas les premiers venus, ce sont des occasions à ne pas rater. Après The Kooks et The Sunshine Underground pour les deux premières affiches, la troisième édition proposait Ash en ce vendredi 8 juin. J'avais vécu un moment mémorable avec Dirty Pretty Things dans cette petite salle donc pas d'hésitation pour y retourner !

Je ne connaissais pas grand chose de Ash. La seule expérience que j'avais avec ce groupe était une vague écoute de l'album "Nu-Clear Sounds" qui date de 1998. Formé en 1992, les Irlandais sont pourtant un gros morceau et durent. Depuis 1994, ils ont enregistré 5 albums (dont deux qui ont été en tête des charts UK) et sont sur le point d'en sortir un nouveau début juillet ("Twilight of the Innocents"). Pour accompagner cela, Ash sera en concert 4 jours de suite au Koko et participait au festival Isle Of Wight samedi dernier. Ce concert à la Proud Gallery était donc une sorte de préchauffe.

Pour assister à ce concert, j'avais contacté l'organisateur via MySpace afin qu'il mette nos noms sur la guest-list. Il m'avait alors conseillé d'arriver tôt afin d'être certain d'entrer. On s'est donc pointé vers 7.30pm. Là, la fille de l'entrée nous demande : "Vous êtes sur la guest-list ?". Nous : "Oui". Elle : "Laquelle ?". Nous : "MySpace". Elle : "OK, c'est bon"... C'était donc d'une grande utilité d'avoir donné nos noms...

Après une tajine et une petite chicha dans le bar d'en face puis une petite binouze sur la sympathique terrasse de la Proud Gallery, on est allé voir ce qu'il se passait du côté de la scène. Le groupe Goldspot (qui paraît-il se débrouillait bien) était déjà passé et c'était The Films qui étaient en train de jouer. J'avais déjà eu l'occasion de croiser ces quatre américains lors d'une autre première partie. Mon souvenir n'était pas impérissable... Bien que l'impression fut meilleure cette fois, le groupe ne possède rien d'exceptionnel, ressemblant à de nombreux autres avec un style situé entre la pop et le garage-rock revival et avec de fortes influences anglaises. Ils possèdent cependant une bonne énergie en live et leur performance fut finalement assez agréable.

Après une petite attente, place ensuite à Ash. Du seul album que j'avais écouté, j'avais le souvenir d'une musique assez proche de la Britpop mais il semble bien que je me trompais. Dès la première chanson, les trois Irlandais ont sorti la grosse artillerie et les gros riffs de guitares dans une ambiance survoltée. C'était en fait plus à du rock pur et dur que l'on avait à faire, avec aussi des penchants grunge ou même punk. Je regrette un petit peu de ne pas connaître plus leurs morceaux car sur la fin, ils ont apparemment enchaîné les singles et le public (au passage, parait-il que des membres de Coldplay et The Thrills étaient là) était tout excité. A la fin, après une performance finalement assez longue pour un petit concert de ce genre, mon polo était pas loin d'être trempé et il était temps de se rafraîchir sur la terrasse...

Audio:
Ash - Jesus Says (mp3)

Video:
Ash - Burn Baby Burn (clip)

Liens:
Ash | MySpace | Infectious Records | The Films | Goldspot

17 janvier 2007

Babyshambles @ Dublin Castle

>> Babyshambles @ Dublin Castle, Camden, 14/01/2007
>> Support from The Swindle, The Atoms, The Lines, Aaron King


Ils en avaientt fait un trois jours avant, un autre deux jours avant, et une petite rumeur circulait comme quoi un troisième concert "secret" était prévu en ce dimanche soir par la bande à Pete Doherty, Babyshambles, au Dublin Castle, petit bar/concerts dans Camden.

Pourtant, arrivés au début des concerts, on était assez sceptiques : pas de foule et pas grand monde au courant. La soirée avancait, les petits concerts aussi (4 groupes au total, sans grand intérêt la plupart), et toujours pas de certitude. Il commencait cependant à y avoir pas mal de monde pour un dimanche soir... On en a profité pour taper la discut avec le chanteur de The Natives (vus deux jours plus tôt au Koko) qui était là, complètement bourré.

Le dernier groupe finissait de jouer à 23H15 mais tout le monde restait dans la salle de concert et toute la scène était prête à accueillir un nouveau groupe. On attend 30 minutes, 1 heure, toujours rien... Et enfin, au bout d'un moment, on voit la tête de l'ami Pete à travers une porte. 15 minutes plus tard, le groupe est sur scène et commence à jouer tranquillement quelques nouvelles chansons de leur prochain album. Le guitariste est complètement bourré (d'ailleurs on l'avait croisé un peu avant dans le bar et il alignait pas deux pas sans se casser la gueule) mais arrive tout de même à sortir un son assez propre.

La première demi-heure est assez calme et on reste un peu sur notre faim. C'est ce moment là que choisit Pete pour lancer quelques chansons plus connues, puis éclater un micro contre le mur et enfin se suspendre aux éclairages au milieu du public. Le concert est lancé !

Le public reste tout de même encore assez sage et il faudra attendre l'énorme Fuck Forever pour que ca parte en grand n'importe quoi. Pete commence à casser les ampoules des éclairages puis on envahit la scène (à noter qu'il n'y avait strictement aucune sécurité), tout le monde se casse la gueule, Pete Doherty est par-terre, sous 3 ou 4 personnes, tout comme le guitariste, mais le concert continue même si on se demande d'où sort la musique. Allongé par-terre et écrasé (vous voyez ce que ca donne après qu'un joueur de foot marque un but et que tout le monde lui saute dessus, et bien là c'était pareil à part qu'on était un peu plus...), Doherty continue à chanter et enchaîne les meilleures chansons des Libertines, puis il arrive à se relever avant de se rejeter dans la foule. C'est un grand n'importe quoi mais que c'est bon !

Après le concert mémorable des Dirty Pretty Things à la Proud Gallery il y a quelques mois, en voilà un autre tout aussi incroyable, voire plus. Les petits concerts à l'arrache c'est ce qui se fait de mieux ! On peut imaginer ce que c'était à l'époque des Libertines quand les deux anciens compères faisaient souvent des concerts secrets annoncés au tout dernier moment...

Je suis pas un fervant admirateur de Pete Doherty mais il faut bien avouer qu'il incarne parfaitement la rock-star : drogué, a du style, sort avec une mannequin, etc... En Angleterre, il n'y a pas un jour sans une photo de lui dans le journal. Tiens, en parlant de ça, je suis justement présent sur la photo aux côtés de Pete le lendemain du concert sur London Lite, un journal Londonien gratuit du soir !

15 janvier 2007

The Cooper Temple Clause @ Koko

>> The Cooper Temple Clause @ Koko, Camden, London, 12/01/2007
>> Support from The Natives, The Twang, The Vivians


La saison concerts 2007 a repris (beh oui ca faisait quand même depuis début décembre qu'il y avait rien eu) avec un remake pour commencer : The Cooper Temple Clause au Koko, soit la même affiche dans le même lieu que 3 mois plus tôt (et du coup un post qui porte le même nom). Mais cette fois là, c'était dans le cadre du désormais célèbre Club NME, une des meilleures soirées que l'on puisse faire à Londres (enfin faut-il encore aimer le rock) dans le cadre fabuleux qu'est l'ancien théatre du Koko. Personnellement, je venais plus pour la soirée que pour le concert même si l'affiche était belle.

Avant que The Cooper Temple Clause passent, The Twang et The Natives (déjà vu ) avaient pris place pour des performances "sans plus". En promotion pour leur troisième album qui sort un peu plus dans l'anoymat que le dernier et qui n'a pas reçu que des bonnes critiques, The Cooper Temple Clause ont ensuite pris la suite pour un set assez court et à moitié-convaincant, notamment quand on le compare à ce qu'ils avaient produit il y a 3 mois. Ils ont quand même réussi à faire monter l'ambiance d'un cran avant que The Vivians terminent la soirée mais j'avoue n'avoir pas prêté attention à leur performance.

Après 4 concerts, la soirée n'était cependant pas terminée. Bonne musique, ambiance déjantée et bières ont suivi pour une soirée excellente.

Je vous prépare un post sur un concert mémorable (oui encore) hier avec un certain Pete...

25 novembre 2006

Soho Dolls @ Camden Barfly

>> Soho Dolls @ Barfly, Camden, London, 09/11/2006
>> Support from The Rivers and Eight Legs


Un petit concert de plus au Barfly de Camden avec au programme les Soho Dolls. Le groupe est composé de ce qui semble être deux soeurs, Maya von Doll, au chant, et Ana Doll au clavier (absente ce soir là), accompagnées par un guitariste et un bassiste (à gauche sur la photo, oui nous aussi on a eu du mal à s'apercevoir que c'était un mec), et jouent de l'électro glam rock. Ils ont acquis une petite notoriété grâce notamment à leur chanteuse, comment dire... très sexy, et qui n'hésite pas à afficher ses avantages en live. Pour être honnête, c'était aussi une source de motivation pour aller les voir...

Mais heureusement, ils ne se reposent pas que sur ça et arrivent à faire quelques bonnes chansons avec des influences très électro. Sur scène, la chanteuse utilise tous ses charmes pour séduire le public (elle finit le concert un peu moins vêtue qu'au début...) mais le fait d'une manière qui passe bien et ne tombe pas dans le vulgaire. Au final, même si j'irai tout de même pas jusqu'à acheter leur prochain CD, leur prestation aura été plutôt satisfaisante, notamment pour un petit groupe comme celui là, et en comparaison avec ce que j'avais déjà pu voir au Barfly précédemment.

En première partie, on a eu droit aux groupes The Rivers et Eight Legs qui, sans être franchement mauvais, restent dans la catégorie de groupe de rock anglais de base qui va pas chercher bien loin.

23 novembre 2006

Calexico @ The Roundhouse

>> Calexico @ The Roundhouse, Camden, London, 05/11/2206
>> Support from Beirut and A Hawk And A Hacksaw


Un peu plus d'une semaine après The Good The Bad And The Queen, retour à la magnifique salle The Roudhouse pour un concert qui promettait avec Calexico en tête d'affiche. Ce jour là cependant, rarement un groupe en première partie n'avait autant porté d'intérêt. Ce groupe là, c'est Beirut, le petit phénomène qui s'est fait connaître en grande partie grâce à internet. La salle était déjà pleine bien avant qu'il commence, à croire que certains étaient plus venus pour Beirut que pour Calexico.

Beirut est en fait le projet d'un petit génie américain de 20 ans, Zach Condon, qui, depuis l'age de 15 ans, bricole de la musique dans sa chambre. Depuis un petit voyage en Europe dans les balkans, les influences musicales d'Europe de l'Est sont gravées dans ses compositions. Quand on entend le résultat, le moins que l'on puisse dire est qu'il ne manque pas de talent, surtout quand on sait qu'il a tout fait tout seul. Pour sa première tournée, il jouait à Londres l'une de ses toutes premières date en Europe et était accompagné d'un orchestre avec une multitude d'instruments.

Beirut n'a pas failli à sa tâche, loin de là. Leur performance a été ennivrante et a conquis un public qui en avait déjà eu pour son argent alors que Calexico n'était pas encore entré en scène. Joyeuse et terriblement entraînante, leur musique fait parfois aussi penser à Yann Tiersen et mélange de multiples influences allant des folklores d’Europe de l’Est aux musiques tziganes en passant par le jazz manouche, et avec un brin de folk américain. Un mélange pour le moins détonnant !

Après ca, on était déjà comblé, oubliant presque qu'on était venu pour voir Calexico ! Le sextet a continué sur la même vague pour prolonger notre plaisir. Ils ont alterné avec brio les chansons aux fortes influences mexicaines et l'indie-rock, traduisant l'eclectisme de leurs albums. Pour finir, les membres de Beirut sont venus les rejoindre sur scène (et ca faisait du monde !) pour un final grandiose d'une dizaine de minutes.

A noter qu'avant Beirut, le groupe A Hawk and a Hacksaw avait démarré la soirée mais nous sommes malheureusement arrivés trop tard...

08 novembre 2006

The Good The Bad & The Queen @ The Roundhouse

>> The Good The Bad & The Queen @ The Roundhouse, Camden, London, 26/10/2006
>> Support from Jamie T and Young Tiger


Avant de vous commenter ce concert, il faut d'abord que je vous explique comment je suis arrivé à me procurer une place. Pendant cinq jours, la BBC organisait un genre de festival culturel (musique, cinéma, photographie...) nommé Electric Proms qui se déroulant à Camden, dans les nombreux sites culturels que ce quartier héberge. L'affiche était assez alléchante avec notamment The Who (enfin, ce qu'il en reste), James Brown, Fatboy Slim, Guillemots, The Raconteurs, Kasabian, The Zutons, Jamiroquai, et donc The Good The Bad & The Queen. En tout, 67 artistes étaient au programme, la plupart des affiches étant retransmises sur la BBC.

Vu la vitesse à laquelle étaient partis les billets, je n'avais réussi à avoir que deux pauvres tickets pour Jet. Cependant, vu que ca se passait dans la toute petite salle du Barfly, ca aurait pu être sympa. En Angleterre, il y a un site qui permet de tout faire (trouver un job, un apart, une femme, faire la vaisselle, etc...), et notamment de vendre et racheter des billets, c'est gumtree. Mon idée était donc la suivante : essayer de me débarasser des deux places que j'avais qui ne m'excitaient pas trop pour en acheter d'autres pour un autre concert, mieux. Et pour une fois (je suis pas comme ca normalement, je suis un jeune sympa honnête), se faire une marge car ca coûte cher de racheter des billets.

J'avais acheté mes billets 15 pounds les deux, revendus... 60 pounds. Voilà, ca c'est fait. Maintenant, trouver des places pour The Good The Bad & The Queen... La plupart des places se revendaient entre 40 et 60 pounds l'unité, ca faisait un peu cher puis en scrutant le site régulièrement, je suis tombé sur une annonce à 15 pounds, soit même pas la face value ! Premier à avoir répondu, premier servi et me voilà donc parti pour faire un concert bien mieux et en plus en gagnant de l'argent, elle est pas belle la vie !

Pour revenir à la musique, The Good The Bad & The Queen est le nouveau projet du petit génie qu'est Damon Albarn (Blur, Gorillaz). Et on peut dire qu'il s'est bien entouré puisqu'autour de lui, on retrouve Paul Simonon, le bassiste des Clash, Simon Tong, ancien guitariste de The Verve et de Gorillaz, et le batteur Tony Allen, le tout produit par Danger Mouse (membre de Gnarls Barkley, producteur de Gorillaz). Une dream team en somme. Leur premier single, Herculean est sorti le 30 octobre dernier tandis que l'album est prévu pour janvier 2007. Bien que le groupe avait fait 3 mini-concerts pour s'échauffer, celui-ci faisait figure de première mondiale. La set-list programmée était tout simplement leur futur album en entier.

Le concert se déroulait dans la salle The Roundhouse, une salle mythique des années 60 et 70 qui a été complètement rénovée pour une réouverture en juin dernier, 23 ans après sa fermeture. Et il faut bien avouer que la salle est vraiment très belle : ronde, comme son nom l'indique, avec une charpente et un plafond entièrement en bois et des murs en brique.

Tout le public venu à ce concert ne savait pas trop à quoi s'attendre vu qu'à part le single, personne n'avait pu écouter le groupe. Cependant, Herculean était prometteur, et surtout, avec Damon Albarn aux commandes, on était assez confiant. C'est dur de se faire une idée quand on entend une musique pour la première fois. Mais là, il semblait que tout le monde était d'accord pour dire qu'on assistait à un truc de grande qualité.

Même si c'est pas évident, la style semble être une extension de Gorillaz, le fait que Danger Mouse soit à la production n'y étant probablement pas pour rien. En fait, il est difficile de dire à quoi ca ressemble car c'est nouveau, plus théatral, et mélange allègrement dub, rock des 60's, et même du flamenco. Le piano est également très présent.
Pour en avoir une meilleure idée, voici la description de The Good The Bad & The Queen avec les mots de Damon Albarn :
"I love the idea that it has to be something that hasn't been heard before. It's really nice just to be playing without click tracks, to be concentrating on fresh music and not relying on any kind of sort of back catalogue. An I've always wanted to play to the Roundhouse."

Damon Albarn était plus en forme que jamais, vêtu d'un cotume noir et d'un chapeau. Il faut dire qu'avec les concerts de Gorillaz, il n'avait pas trop l'occasion de se lâcher. Paul Simonon était lui habillé tel un mafioso des années de prohibition à Chicago, ce qui le placait bien dans l'ambiance du décor qui contenait une grande toile suspendue sur laquelle était peinte une ville sombre et obscure.

Vers la fin du concert, un rappeur libanais du nom de Eslaam Jawaad est venu collaborer le temps d'une chanson que l'on retrouve sur la face B du single Herculean.
En somme, il semble bien que l'on ait assisté à quelque chose de très spécial. Ce concert était vraiment un moment unique avec une musique unique dans un lieu unique. The Good The Bad & The Queen n'obtiendra probablement pas le succès commercial de Blur ou de Gorillaz car peut être moins accessible mais, dans un style différent, il semble bien que le niveau atteint soit aussi élevé.

La première partie n'avait pas été déplaisante non plus avec Young Tiger et Jamie T. Le premier, de son vrai nom George Brown et du haut de ses 86 ans, était accompagné de septs autres musiciens et faisait son retour sur scène après un petit break de... 50 ans !
Jamie T est lui un nouveau venu de 20 ans et son style musical est assez difficile à définir, entre le rap et rock. Il est un peu le penchant masculin de Lily Allen par son jeune âge, sa fraîcheur et son style peu commun.

31 octobre 2006

The Cooper Temple Clause @ Koko

>> The Cooper Temple Clause @ Koko, Camden, London, 18/10/2006
>> Support from Battle


Découverte récente en ce qui me concerne, The Cooper Temple Clause sont pourtant présent sur la scène anglo-saxonne depuis plus de quatre ans et sont sur le point de sortir leur troisième album ("Make This Your Own"). Ils ne font cependant pas partie du moule "groupe de rock anglais qui joue du rock anglais" mais font plutôt dans le post-hardcore (merci wikipedia !). On m'en avait dit du bien sur scène alors quand j'ai vu qu'ils allaient revenir pour une nouvelle tournée, j'ai écouté à quoi ça ressemblait. Il n'a pas fallu attendre la fin du CD pour que je me décide à acheter les tickets. Le concert se déroulait dans la fameuse salle du Koko que je commence à bien connaître.

Ce groupe est typiquement le genre de groupe à voir en concert car ils jouent une musique qui rend beaucoup mieux en live qu'en CD. Leur son dégage une puissance énorme et les différents effets et expérimentations avec leurs nombreux instruments sont saisissants.

Après une première partie du concert assez tranquille, The Cooper Temple Clause ont ensuite mis les bouchées double, enchaînant leurs meilleurs titres avec quelques nouvelles chansons très énergiques. La polyvalence est de rigueur au sein du groupe, aussi bien au niveau des instruments que du chant, puisque deux autres membres en plus de Benedict Gautrey (le chanteur et guitariste) ont chanté le temps de deux chansons. Mais c'est bien la voix de ce dernier, entre Kelly Jones (Stereophonics) et Liam Gallagher (Oasis), qui donne le plus de sensations.
Le concert s'est terminé sur le très bon Who Needs Enemies? avec un public complètement agité. Au lendemain de The Long Blondes, ce concert était dans un style complètement différent mais tout aussi bon. S'il n'y avait qu'une chanson à écouter pour découvrir le groupe, je vous conseille New Toys.

En première partie, le groupe Battle ne nous a pas enthousiasmé plus que ça...

12 octobre 2006

The Heights @ Camden Barfly

>> The Heights @ Barfly, Camden, London, 09/10/2006
>> Support from The Natives and The Rank Deluxe


Retour au fameux Barfly pour une soirée surprise puisque je n'avais écouté aucun des trois groupes qui étaient the heightsau programme. On apprécie forcément moins quand on écoute pour la première fois mais c'est aussi l'occasion de découvrir de jeunes groupes prometteurs dans une petite salle chaleureuse. Mes passages précédents au Barfly ne m'avaient pas laissé de souvenirs impérissables donc j'espèrais avoir plus de réussite cette fois. Au programme de la soirée : The Heights en tête d'affiche précédés par The Rank Deluxe et The Natives en support.

Trop occupés à siroter le cocktail qui nous était offert, on est arrivé vers la fin de la prestation de The Rank Deluxe. Ca ressemblait à un mélange de punk et de ska dans un style assez bourrin avec un chanteur qui aimait bien aller se balader dans le public. Je pense pas qu'on ait raté grand chose en bref.

The Natives sont ensuite arrivés pour faire monter l'ambiance d'un ton grace notamment à leur groupe d'amis/fans qui ont investi le devant de la scène pour un joyeux pogo ininterrompu. Niveau musical, ca allait pas chercher bien loin : du rock anglais basique mais assez efficace pour passer un bon moment en concert et se retrouver avec un tee-shirt trempe (sueur ou bière, au choix).

Pour finir, The Heights, eux aussi adeptes du rock anglais dans la plus pure tradition, ont donc pris place pour une performance assez moyenne. La bande d'amis des Natives s'étant calmé ou ayant quitté les lieux, l'ambiance était redescendu d'un cran et The Heights ont eu du mal à attirer l'attention de la foule. Heureusement, la fin était bien meilleure avec deux dernières chansons plus entraînantes aux riffs de guitares ravageurs. Une écoute de leur titres en version enregistrée donnera certainement une meilleure idée de leur potentiel.

30 septembre 2006

Dirty Pretty Things @ Proud Gallery, Camden

>> Dirty Pretty Things @ Proud Gallery, Camden, London, 29/09/2006

On pourra dire ce qu'on veut mais lire les news de NME ca peut servir. Hier aprem, lors d'une de mes multiples pause internet (quand au bout de 30 minutes de travail continu je trouve qu'il est temps de prendre une pause), je me baladais sur le site du NME et un petit concert surprise de dernière minute de Dirty Pretty Things était annoncé. Le truc se déroulait à la Proud Gallery de Camden, une gallerie de photos généralement en rapport avec l'histoire du rock qui se trouve en plein milieu des petits commerce de Camden, juste au dessus des multiples petits trucs pour bouffer chinois/thai/etc pour ceux qui connaissent. Voilà un programme tout fait pour la soirée !

Prévoyant (l'ouverture des portes était prévue à 19h), on se pointe vers 18h15 pour être sûr de pouvoir rentrer. La Proud Gallery n'est pas seulement une gallerie mais possède également un bar avec une terrasse excellente avec des genre de matelas pour s'allonger et avec des chaises sur lequelles sont imprimées des photos de légendes du rock. La scène est installée dans une salle d'exposition et c'est plus qu'intime puisque ca ne doit pas faire plus de 10 mètres sur 10 ! Ca va être bon...

Après quelques verres et une première partie assurée par un petit groupe dont j'ai mal compris le nom (Noods ou un truc du genre), arrive donc Dirty Pretty Things... Pour ceux qui sont pas au courant, Dirty Pretty Things est le nouveau groupe de Carl Barat, ancien co-leader des Libertines avec l'ami Doherty. Autour de lui, on retrouve l'ex-batteur des Libertines, Gary Powell, ainsi que Didz Hammond, l'ex-bassiste de Cooper Temple Clause, mais aussi Anthony Rossomando qui avait déjà joué aux côtés de Carl Barat lors de la tournée européenne des Libertines en remplacement de Pete Doherty.

Dès les premiers instants de la première chanson, c'est de la folie pure. La salle est remplie à rabord, on est serré au maximum et les 3 pauvres vigils ont trop de mal à nous contenir. Les mouvements de foule nous font tomber à droite puis à gauche, les amplis sur le bord ont failli se casser la gueule plusieurs fois et les vigils doivent tenir les micros des chanteurs pour pas qu'ils tombent. Au bout de deux chansons, devant l'excitation du public, le gérant de la salle, un peu furieux, intervient pour nous demander de nous calmer et parce qu'il voit bien que les 3 vigils n'arriveront pas à contenir la foule si ca continue. Après une dizaine de minutes, le concert reprend. Ca s'est un peu calmé mais c'est quand même toujours du grand n'importe quoi et c'est ça qui est bon ! La salle est vraiment minuscule et on a vraiment l'impression qu'ils jouent dans notre salon.

Le concert n'aura duré que 6 ou 7 chansons mais que ce fut bon, c'est pour les moments comme ça que j'aime Londres ! Mais c'est pas fini, une petite surprise nous attend... Liam Gallagher, le chanteur d'Oasis, descend les escaliers pour venir sur scène. Dans le même temps, le DJ met Supersonic que tout le public reprend en criant comme des fous. Et c'est là qu'on s'apercoit qu'Oasis est une légende vivante en Angleterre. Non autorisé à jouer par l'organisation qui a trop les boules des problèmes qu'il pourrait y avoir, Liam reste là sur scène avec les Dirty Pretty Things. Il fait sa star, profite que tout le monde gueule son nom, tape un peu sur la batterie puis se casse. Une vrai star, et il a bien aimé bien profiter de la situation...
S'en suit un genre de bordel : la scène commence à être envahie et une baston est évitée d'un rien entre les vigils et quelques gars bourrés.

En bref, une vrai soirée Rock'n'Roll, vraiment mémorable. Vive le n'importe quoi, vive Camden, vive la tartiflette, vive le rock !

Update : ce lundi, le concert a fait la une du NME avec un article qui décrit les évènements. S'ils ne l'avaient pas coupée, je serais même sur la photo !

21 septembre 2006

Ben Kweller @ Dingwalls

>> Ben Kweller @ Dingwalls, Camden, London, 05/09/2006
>> Support form Kate Nash


Après une semaine de break en France qui n'a pas fait de mal, retour aux affaires à Londres avec un concert de Ben Kweller. Ca se déroulait dans la petite salle intime de Dingwalls, en plein coeur des petites rues commercantes de Camden. Cette date faisait partie d'une petite tournée accompagnant la sortie de son nouvel album éponyme. A 25 ans, c'est tout de même son troisième album solo. Il faut dire qu'il ne traîne pas puisqu'il a monté son premier groupe grunge (Radish) à seulement 12 ans avec lequel il a ensuite signé sur un label 4 ans plus tard ! Pour en rajouter une couche niveau précocité, il a aussi rendu hommage à sa femme et son fils pendant le concert...

Après une première partie assurée par Kate Nash pendant laquelle il était difficile de ne pas s'endormir, Ben Kweller entre donc en scène avec ses musiciens. Cheveux frisés, coiffure négligée (qui n'est pas sans rappeler son comparse Adam Green) et face d'ange, il fait encore plus jeune que son age le gamin ! Le concert commence en douceur avec notamment plusieurs chansons du nouvel album puis les musiciens s'éclipsent pour laisser Ben Kweller nous jouer une série de titres solos. Il alterne allègrement guitare et piano et pose sa voix sur de jolies mélodies pop/folk. Par moments, il communique avec le public mais son romantisme naturel suffit à enchanter une foule remplie de fans qui reprennent les paroles avec conviction.
Les musiciens sont ensuite de retour pour une fin de concert nettement plus énergique pendant laquelle Ben Kweller pioche dans les meilleurs titres de son répertoire avec notamment le très bon "I Need You Back" qui fait monter l'ambiance dans la salle.

Bien que dans un registre légèrement différent, Ben Kweller n'est pas encore à la hauteur d'un Adam Green en pleine forme, que ce soit sur le plan musical ou scénique. Cependant, le garçon a du talent à revendre et nous a proposé une prestation plus qu'honorable. Après deux premiers albums réussis, je suis impatient d'écouter son dernier disque qui a apparemment été bien accueilli par la critique.

30 août 2006

The Sunshine Underground @ The Lock Tavern

>> The Sunshine Underground @ The Lock Tavern, Camden, London, 05/08/2006

En Angleterre, beaucoup de soirées ou évènements sont organisés par des genres de collectifs qui louent leurs services et leur savoir-faire à des clubs ou des bars (ou bien le contraire). Souvent, il ne s'agit que de DJs qui viennent mixer, d'autres fois c'est un mélange de concerts et de DJs.
Pendant tout l'été, Adventures In The Beetroot Field (les noms sont assez origininaux généralement, on trouve aussi "Kill Them All, Let God Sort It Out", Kill All Hippies ou encore And Did We Mention Our Disco?) organisait tous les dimanches aprem jusqu'en début de soirée des évènements DJ Set / lives / barbecue nommés "Radio Caroline" qui valaient le détour. Au départ, le truc se déroulait dans un bateau sur la Tamise mais pour des raisons de sécurité et de pratique, ça a été déménagé au pub The Lock Tavern à Camden, l'un des tous meilleurs pub de Londres avec terrasse et petit jardin.

Après avoir malheureusement raté les deux premiers dimanches sur le bateau, je me suis rattrapé pour la 3e édition avec The Sunshine Underground en headline. Pour une fois, un groupe anglais habillé presque normalement et sans coiffure asymétrique ou qui ressemble à rien ! Leur musique, bien qu'avec de fortes influences de leur aînés d'outre-manche, repose sur des rythmes rock/funk et possède un brin d'originalité assez intéressant. Ca ressemble parfois à The Rapture, et d'autres fois certaines sonorités font penser à !!!.

Pour ce qui est de leur performance en concert, c'est du très bon. Ces gars venus de Leeds ont tout simplement mis le feu dans le pub, l'intimité de la salle et la proximité avec le groupe n'y étant certes pas pour rien. C'était carrément la folie à la fin du concert quand le chanteur est déscendu de la scène pour venir chanter en plein milieu du public où une amicale agitation s'est créée.
Il va falloir suivre de près ce groupe qui vient de sortir son premier album "Raise The Alarm".

29 août 2006

Le bar qui fait mouche

>> Pink Grease @ Barfly, Camden, London, 14/07/2006
>> Support from Objects

>> Hot Club de Paris @ Barfly, Camden, London, 21/07/2006
>> Support from Blah Blah Blah


Suite de notre découverte des bars sympas londoniens avec le Barfly, au coeur de Camden. Le principe : 3 ou 4 concerts par jour, 7 jours sur 7 avec pleins de petits groupes. Chaque groupe connu aujourd'hui y est forcément passé. On sait pas vraiment sur quoi on tombe et pour l'instant, on peut dire que la chance n'était pas au rendez-vous. Pour ma première, le groupe Objects suivi de Pink Grease (photo) étaient de la partie. Vraiment rien d'inoubliable si ce n'est le look et l'ambiance. Chanteur aux cheveux bleus, guitariste avec coiffure à la Jackson 5 et autre guitariste dont j'ai bien mis 5 minutes avant de m'apercevoir que ce n'était pas une fille (faut dire qu'il met un débardeur moulant et se coiffe comme une gamine avec ses cheveux longs). Sinon, les petites soirées club qui suivent au rez-de-chaussée sont plutôt sympas.

A ma deuxième venue à ce fameux bar, pas plus de chance avec le groupe Hot Club de Paris, à oublier vite. Auparavant, le groupe Blah Blah Blah, bien que largement moins connu, passait beaucoup mieux. A la fin du concert, le chanteur filait des CD gravés maison avec nom du groupe et numéro de téléphone écrit à l'arrache à la main !
Pas de folle découverte donc mais une ambiance vraiment très sympa, très anglaise. Il va falloir y refaire un tour bientôt en espérant tomber sur un truc avec plus d'intérêt...

23 août 2006

The Shys @ Dublin Castle

the shys
>> The Shys @ Dublin Castle, Camden, London, 25/07/2006
>> Support from Stations


Les bons concerts se faisant plutôt rares pendant l'été (festivals oblige), ce fut l'occasion de tester des petits concerts dans des bars. La musique étant ancré dans la culture anglaise, nombreux sont ceux qui proposent des lives mais il faut savoir faire sa sélection. Parmi eux, quelque uns proposent des concerts pratiquement tous les soirs de jeunes groupes sans label qui débutent ou bien qui en sont à leur premier album. Le quartier de Camden est l'endroit idéal pour ca.

Ce soir là, le choix s'est porté sur le Dublin Castle, à Camden Town, petit bar tout tranquille de l'extérieur et qui possède en son fond une toute petite salle de concert fort sympathique. Ce soir là, trois groupes étaient au programme et n'en connaissant qu'un seul juste de nom, on savait pas trop à quoi s'attendre mais c'est ça qui est bon !

Après un premier groupe bien sympa dont le nom m'a échappé, The Shys a pris le relai pour une prestation assez convaincante. Il n'y a pas de génie, c'est pas très original mais ça s'écoute tranquillement, leur bonne présence sur scène n'y étant pas pour rien. Originaires de Los Angeles, The Shys faisaient une mini-tournée à Londres pour promouvoir leur premier album "Astoria".

Pour finir, on a eu droit au groupe anglais The Stations, sans grand intérêt.

20 août 2006

Petit WE en famille en Angleterre...

Puisque je suis toujours en panne d'internet chez moi, ce blog commence à prendre sérieusement du retard... Il y a quelques semaines de cela, mes parents et mon petit frère m'ont rendu visite pour 4 jours et demi pour des petites vacances qui n'ont pas fait de mal !

La première nuit a été assez mémorable. Vers les deux heures du mat, j'entend hurlerun gars dans la rue et il ne cessait pas ce con ! Encore un gars bourré qui fait chier tout le quartier ! Vu que j'entends d'autres voix qui répondent, je me lève et regarde ce qu'il se passe par la fenêtre. Et là je vois de grosses flammes qui sortent du toit de l'immeuble d'en face ! Tiens donc, il y a le feu juste en face... Finalement, c'était pas bien grave, il y a eu juste 5 morts dont 3 bébés mais c'était assez marrant quand on est sorti dans la rue et que tout le monde était en pyjama en train de regarder ce qu'il se passait (pour les morts, rassurez-vous c'est pas vrai).

Le lendemain était consacré à la visite de Londres. Petite balade classique dans les endroits les plus connus de Londres : Big Ben, les bords de la Tamise, Covent Garden, Soho, Leicester Square, Picadilly, British Museum, Tate Modern, etc... A midi, petit arrêt bouffe dans un endroit très sympa que j'ai découvert il y a peu à Londres : Neal's, qui est bien caché en plein centre ville (première photo).
Le soir, je les ai invité à allez voir la comédie musicale We Will Rock You, au Dominion Theatre (deuxième photo), basée sur la discographie de Queen. Trois heures de spectacle de grande qualité qui en met plein les yeux.

On a commencé la deuxième journée par une balade tranquille dans le magnifique Regent's Park pour se diriger vers Camden Town qui est l'endroit à ne pas rater quand on vient visiter Londres. En milieu d'aprem, on est allé chercher la voiture de location pour partir vers Bath (troisième photo), dans l'ouest de l'Angleterre, ce qui me permettait de sortir de Londres pour la première fois (sans compter que j'en sors tous les jours pour aller au boulot). Très bon resto indien le soir puis nuit dans un Bed'n'Breakfast qui ressemblait en fait plus à un hotel.

Après un breakfast typique pour déjeuner, nous sommes partis visiter cette très charmante ville, classée au patromoine de l'humanité et connues pour ses bains (les lecteurs qui parlent plus de 3 mots d'anglais auront fait le rapprochement avec le nom de la ville).
En milieu d'aprem, départ pour Salisbury où cette fois, un vrai Bed'n'Breakfast typique nous attendait, chez l'habitant, dans une très jolie petite maison. On en profite pour faire une visite de Salisbury qui est une ville également très agréable.

Pour la dernière journée, on est allé voir le fameux site de Stone Henge. Si le nom ne vous dit rien, la photo vous parlera surement : d'énormes pierres plantées dans la terre qui forment des cercles. Ce site est vieux de plusieurs milliers d'années et la manière dont nos ancètres ont construit ce site avec leurs moyens de l'époque est toujours mystérieuse. On n'explique pas non plus le prix pour visiter ça : 6 pounds (9 euros) ! Alors qu'on peut très bien le voir de la route derrière les grillages.
Le soir, retour à Londres et 3h30 de bouchons à cause d'un mitch qui s'est planté et qui a bloqué la route. Puis petit resto avec un décor de théatre magnifique dans le coin de Covent Garden pour finir un WE bien chargé. Et ca fait du bien de revoir la famille un peu !

08 juillet 2006

London Calling Festival @ Koko

>> London Calling Festival @ Koko, Camden, London, 29/06/2006
>> !!!, Mando Diao, Metro Riots, Komakino, Pull Tiger Tail


En marge du salon London Calling sur le futur du business de la muisque à Earl's Court, des concerts avaient lieu ici et là à Londres pendant toute la semaine. Et notamment un mini festival le jeudi soir au Koko avec une affiche assez intéressante. Au programme (dans l'ordre chronologique) : Pull Tiger Tail, Komakino, Metro Riots, Mando Diao et !!!.

Les trois premiers groupes n'avaient pas un grand intérêt. Du rock anglais sans grande originalité et des looks typiquement "groupe de rock anglais", la palme d'or à ce niveau là allant à Metro Riots qui frisaient le ridicule. Un petit plus cependant pour Komakino qui se débrouillaient quand même assez bien.

Le public se rapprocha sérieusement pour l'entrée en scène de Mando Diao. Le groupe Suédois, bien que peu connu en Angleterre, a tout de même son lot de fans, même si je pense qu'ils devaient y avoir beaucoup d'étrangers parmi eux, notamment Suédois ou Allemands où le groupe fait un carton. En ce qui me concerne, c'était déjà la troisième fois que je les voyais à Londres ! Mais c'était toujours aussi bon. Une énergie débordante, un rythme rapide et des chansons jouées différement que sur les albums, ce qui donne un très bon concert, mais je savais déjà à quoi m'attendre !

Pour finir, c'était donc !!! (chk chk chk), la tête d'affiche de la soirée. Je ne connaissais ce groupe que de nom et je n'avais écouté qu'une seule chanson donc je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre. La suprise fut excellente : un mélange de tout et de n'importe quoi, electro-rock-je-ne-sais-quoi, avec des chanteurs qui se donnent à fond et une envie de bouger comme rarement ressentie auparavant. D'ailleurs, la foule était complètement en délire et pas seulement les premiers rangs. C'est typiquement le genre de groupe qu'il faut voir en concert. J'ai écouté quelques albums depuis et, bien que sympatique, ca rend beaucoup moins bien. Mais en concert alors, c'est du très très bon.

02 juillet 2006

Metric @ Koko


>> Metric @ Koko, Camden, London, 23/06/2006

Après une qualification pour le deuxième tour de la coupe du monde (oui je sais je suis en retard dans l'actualisation du blog), pourquoi pas aller fêter ça avec un concert de Metric au Koko pour le fameux Club NME ? Même pas un mois après les avoir vu chez Madame Jo Jo's, retour d'Emily Haynes et de sa bande à Londres. Plus long, plus fort, plus excité, plus mieux. Et comme j'ai découvert youtube il n'y a pas longtemps, une petite vidéo (pas de moi, pas de ce concert).

24 juin 2006

Album Chart Show @ Koko

>> Album Chart Show @ Koko, Camden, London, 19/06/2006
>> The Flaming Lips, Orson, Mojave 3


Puisque la première fois était si bien (et gratuite), pourquoi ne pas re-aller à l'enregistrement de l'Album Chart Show, émission musicale anglaise ? Cette fois là c'était la grande surprise et je savais pas trop sur quoi on allait tomber. Ca pouvait de toute façon difficilement être mieux que la dernière fois (Franz Ferdinand, The Kooks, Placebo). Au début, on entend des rumeurs comme quoi The Flaming Lips et Belle and Sebastian seront de la partie. Cool !

Le premier groupe qui passe est assez inconnu. J'ai demandé à plusieurs personnes le nom mais personne ne savais ! Mais c'était plutôt pas mal. Suit ensuite Orson, un groupe d'Hollywood avec un single sympathique (No Tomorrow) mais sans plus. Après c'est au tour de The Flaming Lips. Et là c'est carrément génial. Le chanteur a une présence sur scène exceptionnelle et leur mini-concert est un vrai spectacle. Sur la scène, à gauche, nous avons une dizaine de personnes déguisées en martiens, de l'autre côté, une autre dizaine en pères-noël avec des bouteilles de Jack Daniels ainsi que superman et superjesaispasquoi qui se baladent. Des machines balancent pendant tout le concert des confétis et autres conneries du genre et la musique biensur est excellente. Un vrai moment de bonheur, surtout sur The Yeah Yeah Yeah Song, qui confirme que j'ai raté quelque chose en n'étant pas allé à leur concert il y a quelque temps.

Après ça, on s'attend donc à voir Belle and Sebastian. Et bien c'est raté, en fait ils sont pas là. On a dû mal comprendre ou je sais pas ce qu'il c'est passé mais ce sera pour une prochaine fois. Une prochaine fois pas si lointaine puisque c'est prévu pour deux jours plus tard, pour le Wireless Festival à Hyde Park...

28 mai 2006

The Decemberists @ Koko

>> The Decemberists @ Koko, Camden, London, 19/05/2006
>> Support from Radar Bros


Complètement converti à leur musique depuis leur concert à Paris en novembre dernier, j'avais pas hésité une seconde à reprendre des places pour aller voir The Decemberists à Londres. Comme la veille pour The Shins, le concert se déroulait au Koko.

A la différence de la dernière fois, j'avais cette fois pratiquement toutes les chansons dans la tête et il faut bien avouer qu'on apprécie encore plus un concert dans ces cas là. Le concert se déroule très bien même si l'on peut regretter qu'un membre du groupe, la violoniste, ne soit pas là, ce qui enlève un brin de charme aux chansons.
Comme d'hab, le chanteur, Colin Meloy, sort ses petits discours/blagues entre chaque chansons mais avec un certain talent, la présence sur scène de ce groupe est vraiment exceptionnelle et c'est ça qui fait un bon concert.

Mais le meilleur était attendu pour la fin... De retour pour le rappel, sur la chanson The Chimbley Sweep, Colin Meloy assassine virtuellement et un à un les membres de son groupe. Après un dernier soupir de leur instrument, ils s’écroulent lourdement sur le sol. Une fois cette besogne effectuée, il oblige tout le public à s’accroupir, pour jouer tout doucement un extrait de titre. Au bout de deux minutes, les autres musiciens opprimés se réveillent de leur sommeil, et le public, tel des centaines de ressorts, se relève pour le final de la chanson dans une ambiance géniale. Pour le plaisir, j'ai même pris une vidéo qui est ici (désolé, qualité du son mauvaise...).


Et le concert se finit là. Et c'est il faut bien l'avouer une grosse déception que ca soit déjà fini car ayant eu droit à une reprise remarquable suivie de la fabuleuse chanson The Mariner’s Revenge Song (une épopée de presque dix minutes où le leader demande au public de crier comme s’il était avalé par une baleine) à Paris, je suis resté sur ma faim. Mais je suis sûr que ceux qui les voyaient pour la première fois sont eux sortis avec le grand sourire.

Après coup, je pense que le groupe n'a pas pu pousser plus loin le concert car pris par le temps. Il fallait en effet libérer la salle car suivait le Club NME (NME pour New Musical Express qui est un des magazines musical les plus connus au monde) où le Koko se transforme en club rock (que de la musique rock !) et concerts (ce soir là, on a vu Morningwood qui n'est pas inoubliable...) tous les vendredi. On est d'ailleurs resté : gratuit et pas besoin de faire la queue dehors ! Et il faut bien avouer qu'on a pas eu tort : l'ambiance est excellente, la salle remplie d'anglais typiques habillés dans la dernière mode anglaise et c'est délirant ! Donc en ce moment, la mode est Converses, jean serré jusqu'au chevilles et polo rayé pour les garçons (et coiffure à l'anglaise qui va avec) et grand n'importe quoi pour les filles (comprenant la jupe biensur).
Notre grand jeu avec Romain a été de prendre des photos de ces styles tellement c'est délirant ! D'ailleurs, il faut toujours prendre son appareil photo dans ces soirées là car on tombe toujours sur des trucs incroyables (genre un gars déguisé en poste de télévision ou en palmier) ! sur la photo ci-dessous, je vous présented'ailleurs toute la dernière mode féminine anglaise !

25 mai 2006

The Shins @ Koko

>> The Shins @ Koko, Camden, London, 18/05/2006
>> Support from Dungen


Acteurs majeurs de la vague d'artistes de l'indie-pop nord-américaine de ces dernières années, The Shins, de passage au Koko pour deux soirs, était un groupe à ne pas rater. Et pourtant, bien que je possédait les billets depuis déjà un bon moment pour ce concert (évidemment) sold-out, il a fallu attendre le dernier moment pour que je sache si je serais présent ou pas pour aller les voir.
La raison à cela : une autre passion pour un objet sphérique recouvert de cuir. En tant que jeune beauf sympa qui se respecte, cela me dérangeait en effet de rater la finale de la Ligue des Champions entre Arsenal et Barcelone qui se déroulait le même soir, surtout que la fête promettait d'être belle à Londres si l'équipe locale raflait la mise. Indécis jusqu'au bout, j'avais quand même posté avec un faible espoir une annonce sur le site gumtree pour essayer d'échanger mes deux places pour le lendemain. Et quelle ne fut pas ma joie quand je recu un appel deux jours avant la finale...
Au final, même si rater la finale ne m'aurait pas tant décu que ca, j'ai tout de même noté toutes les dates importantes de la coupe du monde afin de ne pas refaire la même erreur, ce qui fait que le mois de juin va être pauvre en concerts.

Après une première partie qui valait la peine d'arriver tôt mais dont je ne me souviens plus le nom, arrive The Shins. Première constatation : le chanteur, contrairement aux autres groupes n'est pas au milieu mais à droite de la scène et laisse sa place au guitariste/joueur de clavier. Deuxième constatation, le bassiste ressemble étrangement à celui de Scissors for Lefty vu une semaine avant en première partie des Fiery Furnaces. Je ne peux pas le jurer mais il semblerait qu'il y ait de l'échangisme dans la scène rock nord-américaine.


Le concert démarre très bien avec une série des meilleurs titres de leurs deux albums et c'est toujours le même plaisir d'entendre des chansons en live de titres qu'on s'est passé en boucle en MP3. Cette petite magie s'enfuit un moment quand ils testent quelques chansons de leur futur album, mais les premières écoutes sont prometteuses. Vers la fin du concert, c'est l'apothéose avec le single "New Slang" et ca termine gentiment avec des titres tout aussi bons.

Un bilan très positif en somme. On peut cependant regretter que le groupe n'ait pas dans son répertoire quelques titres rock plus accrocheurs permettant de nous faire un peu plus bouger. Le chanteur a quand a lui des efforts à faire niveau présence. On comprend mieux pourquoi il n'était pas au centre de la scène.