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11 juin 2007

Architecture In Helsinki @ KCLSU

>> Architecture In Helsinki @ KCLSU, London, 04/06/2007
>> Support from The Chap


This review in Googlenglish!

Il y a deux ans, ils avaient fait souffler un vent de fraîcheur avec leur pop déjantée. Avec "In Case We Die", leur deuxième album, Architecture In Helsinki s'étaient révélés au monde entier et avaient connu un petit succès bien mérité. Leur recette : de mignonnes petites chansons power pop vitaminées d'audace et de spontanéité. Aujourd'hui, les Australiens sont sur le point de sortir un nouvel album, "Places Like This", et c'était avec un grand enthousiasme que j'allais les voir au King's College de Londres.

Leur prestation fut fidèle à ce que l'on pouvait espérer : une énergie débordante et une joie communicative dégagées par des musiciens très actifs et remuants sur scène. La plupart d'entre eux sont multi-instrumentistes et s'échangent trombone, trompette, xylophone, clarinette, tuba et percussions en tout genre pour créer un joyeux bazar. Quand on écoute leur album, on a l'impression qu'il y a une demi-douzaine de chanteurs différents mais en fait, même si Kellie Sutherland prête bien souvent sa voix et que les autres participent à quelques coeurs, c'est le leader du groupe, Cameron Bird, qui joue avec sa voix en alternant les chants plus ou moins graves et aigus.

Difficile de rester immobile sur des titres entraînants comme It' 5 ou Wishbone. Je reprocherais juste à quelques chansons d'être un peu trop courtes et qui donnent donc un sentiment de déception quand ca finit alors que l'on en voudrait encore. Architecture In Helsinki a également joué quelques nouveaux titres de leur futur album qui semble être dans la même veine que ce que l'on connaît.

En première partie, le groupe The Chap avait auparavant livré une performance étonnante, avec une musique faite de pop expérimentale mélangée à une multitude d'autres genres. Pendant quelques chansons, deux des membres se livraient à de petites chorégraphies amusantes tandis que pour conclure leur set, ils ont offert une explosion de violon et violoncelle complètement barje rythmée par une batterrie excitée. Les archets ont pris très cher... Venus de Londres, The Chap ont déjà enregistré deux albums et sont en train de travailler sur un troisième.

Audio:
Architecture In Helsinki - Wishbone (mp3)
The Chap - (Hats Off To) Dror Frangi (mp3)

Video:
Architecture In Helsinki - Wishbone (clip)
Architecture In Helsinki - It's 5 (clip)

Liens:
Architecture In Helsinki | MySpace | Polyvinyl Records | The Chap

27 mai 2007

Au Revoir Simone @ The Luminaire

>> Au Revoir Simone @ The Luminaire, Kilburn, London, 20/05/2007
>> Support from We're Marching On and Slow Club


This review in Googlenglish!

Au lendemain des Kooks, retour au Luminaire pour un concert dans un autre genre : Au Revoir Simone. Le groupe, qui tient son nom d'un personnage d'un film de Tim Burton, est composé de trois jeunes et jolies New-Yorkaises : Erika, Annie et Heather, la vingtaine tout juste et qui manient à merveille leurs claviers pour produire un mélange entre les musiques électroniques et la pop des 60's. Et c'est difficile de ne pas se laisser charmer par ces douces voix et mélodies. C'est mélancolique et léger, à la limite de la berceuse, parfait pour installer une ambiance reposante. Apparemment, David Lynch aurait lui aussi succombé. Voir Au Revoir Simone sur la BO d'un de ses prochain films ne serait pas surprenant... En ce qui concerne leur discographie, après un premier (mini) album en 2005, les filles ont sorti "The Bird Of Music" en début d'année, ce qui leur a valu de faire la couverture du magazine Magic notamment.

Arrivés cette fois assez tôt pour ne pas rater les premières parties, nous avons eu droit à deux groupes dans deux styles différents mais j'y ai trouvé dans chacun une dose d'intérêt. Le premier, We're Marching On, nous venait du Canada et jouait une musique assez déjantée et débridée, à l'image de leur prestation live. Difficile d'attribuer un style à ce groupe tellement les chansons étaient éclectiques, alternant la pop, le rock et l'experimental, le tout avec une forte présence de claviers. Ce fut en tout cas une découverte intéressante.

Le deuxième groupe, Slow Club, un gars à la guitare/une fille aux percussions, faisait dans la pop/folk en se partageant le chant et avec une instrumentation minimaliste. Et bien qu'il n'y avait rien d'extraordinaire ou de très original, les mélodies étaient très plaisantes. Ils étaient aussi un brin inventifs, la fille utilisant en plus de sa batterie électronique des objets tels que les barreaux d'une chaise ou des cuillères pour produire du son. Pour finir, deux filles d'Au Revoir Simone sont venues les accompagner pour une dernière chanson entraînante.

Puis ce fut donc au tour d'Au Revoir Simone de prendre place sur scène. Toutes les trois debouts à jouer sur différents claviers tout en ajoutant des samples ici et là, les trois filles ont installé une atmosphère chaleureuse et calme dans la salle, fidèle à ce qu'on peut entendre dans leur album. A part Annie qui s'excite par moment, elles restent plutôt statiques, lâchant tout de même quelques sourires charmeurs par moment. On se laisse facilement bercer par les chansons mais au bout d'un moment je dois avouer que j'aurais aimé que ca s'excite un peu plus. J'ai apprécié leur performance mais force est de constater que ce genre de musique n'est pas la plus transcendante en concert.

Après le concert, les filles ont fait preuve d'une disponibilité et d'une accessibilité vraiment sympa, venant dans la salle boire un coup et discuter, sans aucune barrière. J'ai ainsi appris qu'elles jouaient le lendemain à la Fondation Cartier à Paris où se tenait une série d'évènements culturels en rapport avec... David Lynch. Un peu plus tard, alors que la majorité du public avait quitté les lieux, on est resté en petit comité avec notamment les membres d'Au Revoir Simone et Slow Club pour faire la fête et danser (on a même vu Annie et Heather se rouler par terre, oui oui !).

Au Revoir Simone est depuis en tournée aux Etats-Unis avec Voxtrot et Peter Bjorn & John. Je comprend mieux pourquoi les filles étaient si déchaînées quand ils ont passé le groupe Suèdois...

Audio:
Au Revoir Simone - A Violent Yet Flammable World (mp3)
We're Marching On - 1800s (mp3)
Slow Club - Sunday (Radio 1 Session) (mp3)

Video:
Au Revoir Simone - Sad Song (clip)
Au Revoir Simone - Fallen Snow (clip)
Au Revoir Simone - Stay Golden + Night Majestic (concert à emporter)

Liens:
Au Revoir Simone | MySpace | Moshi Moshi Records | We're Marching On | Slow Club

21 février 2007

Jarvis Cocker @ Astoria

>> Jarvis Cocker @ Astoria, Lodnon, 17/02/2007
>> Support from Bat For Lashes and Annuals


Pendant tout le mois de février, pratiquement tous les jours, Londres accueille des concerts étiquettés "NME Awards Show" qui précèdent la cérémonie des NME Awards, variante des Brit Awards mais sans Take That et avec comme trophé une statue en forme de doigt d'honneur. NME a pour cela sélectionné quelques uns des meilleurs groupes qui ont fait l'actualité de 2006 avec, en première partie, des groupes qui eux feront celle de 2007. En parrallèle, deux tournées sillonnent le Royaume Uni : le NME Indie Rock Tour avec The Automatic, The View, The Horrors et Mumm-Ra (bof...) et le NME Indie Rave Tour avec Klaxons, CSS, The Sunshine Underground et New Young Pony Club (bien mieux, on en reparlera...).

Pour mon premier concert de la série des NME Awards, j'avais rendez-vous avec Jarvis Cocker à l'Astoria. Après quelques années pendant lesquelles il a touché un peu à tout et n'importe quoi, l'ancien leader de Pulp a sorti un album solo l'an dernier qui, sans être excellent, mérite une certaine attention. Il a ensuite assez peu tourné et revenait donc à Londres pour une date isolée. Parmi les autres membres du groupe l'accompagnant, on pouvait noter la présence de Steve Mackey, l'ancien bassiste de Pulp.

Le concert démarre fort avec Fat Children, la chanson la plus énergique de l'album. Il enchaîne ensuite avec le single, Don't Let Him Waste Your Time, puis continue avec quelques jolies balades qui peuplent l'album.

Le moins que l'on puisse dire est que Jarvis Cocker tient la forme sur scène. Il ne cesse de bouger, de gesticuler et de danser d'une manière presque grotesque mais qui correspond bien à son personnage. Et entre chaque chanson, on a eu droit a un petit discours comique pour détendre l'atmosphère tandis qu'on entendait des "Show your arse" parmi le public en référence à son apparition aux Brit Awards en 1996.

Vers la fin du concert, il joue la chanson Cunts Are Still Running The World (qui critique les organisateurs du Live 8 entre autres, chanson non présente sur l'album) puis revient pour le rappel avec deux reprises : Heaven des Talkings Heads puis Paranoid de... Black Sabbath ! C'était dur à imaginer que Jarvis Cocker puisse reprendre du Black Sabbath mais ce fut un très bon moment et la reprise était vraiment très réussie. C'était du Jarvis en très grande forme ce soir là !

Au final, on aura donc eu comme prévu aucun titre de Pulp (quand le public lui a demandé de jouer le grand classique Common People, il a tout simplement refusé en disant "This band are not Pulp") mais le concert a largement dépassé ses promesses.

Jarvis Cocker avait personnellement sélectionné les groupes pour le supporter. Il s'agissait de Annuals, groupe indie américain aux fortes influences expérimental voire psychedelic qui mériterait une deuxième écoute, et de Bat For Lashes, projet de Natasha Khan, songwriter basée à Brighton, qui joue une musique qui dégage une atmosphère dramatique et sombre qui, comme elle l'accorde elle-même, collerait bien avec un film de David Lynch. Sa belle voix ferait quant à elle penser à Björk.

Lien: ma review de l'album Jarvis Cocker - Jarvis sur IndiePopRock.net

18 février 2007

Metric @ The Scala

>> Metric @ The Scala, London, 10/02/2007
>> Support from Kate Nash, Shakes, Crystal Castle, Theoretical Girl


Cette soirée était en fait l'occasion de tester un nouveau club nommé Chalk qui se tient au Scala tous les samedi depuis le début de l'année. Bénéficiant d'un petit buzz et proposant des affiches lives assez intéressante, Chalk a vite connu son petit succès. Pour preuve, on avait voulu y aller deux semaines avant et après une bonne demi-heure de queue, avions été refoulés car c'était plein et que plus personne ne pouvait rentrer. On avait cette fois pris nos précautions en achetant nos billets à l'avance.

Ce soir là, Metric était en tête d'affiche. Le quartet canadien est monté sur scène vers minuit pour nous offrir une bonne performance qui n'était pas sans rappeller celle que j'avais vue une dizaine de jours avant en première partie de Bloc Party. Emily Haines était toujours en grande forme (voir photo), peut-être même plus que jamais et le groupe a fini de la même manière sur une version revue de Dead Disco très réussie.

Un peu plus tôt, dans une autre salle, nous avions vu une petite (19 ans) qui monte en ce moment : Kate Nash. J'en étais resté sur un sentiment assez mauvais quand je l'avais vue il y a quelques mois mais elle a cette fois été nettement plus convaincante. Alternant clavier, guitare acoustique ou électrique ou encore percussions, Kate Nash propose une musique assez expérimentale qui sent bon la fraîcheur. Certains aiment déjà bien la comparer à Lily Allen même si le style est assez différent.

A part les concerts, Chalk était cependant une déception. Il y avait tout d'abord bien trop de monde et on était donc vraiment trop serrés et il était de plus difficile de circuler. Au niveau de la musique, alors que la plupart des concerts étaient rock, on entendait pratiquement que de l'électro, voire même du rap. Il semble que cela vienne du fait qu'en tant que nouveau club, Chalk veuille se distinguer des autres clubs indie habituels tels que Frog et autres Club NME.

Une autre chose assez amusante à observer est la façon dont a évolué la mode dans ce milieu. Avec l'arrivée des Klaxons et leur fringues multicolorées fluo, de plus en plus de clones habillés affreusement de cette façon naissent. On a ainsi pu voir de nombreux gars avec la capuche à moitié mise sur la tête, avec des K-Way fluos ou avec des têtes de Mickey dessus, et autres fantaisies du genre. Ce qui permet de confirmer une fois de plus que les groupes ont une grosse influence sur le style et qu'une nouvelle vague lancée par les Klaxons arrive...