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15 septembre 2007

Glastonbury 2007 - Sunday

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Après JM Vincent P., laissons la plume (ou plutôt le clavier) à JM Rom pour nous raconter la dernière journée de dimanche et en conclure avec ce Glastonbury 2007...

Dimanche, dernier jour. Apres avoir attrapé le mal de boue (@Copyright Rom) la veille en errant une bonne partie de la nuit aux confins du site (comprendre aux alentours du Park), reveil pluvieux à nouveau, plus que la veille encore, à tel point que des gouttes commencent à traverser la tente, surtout de mon coté d'ailleurs :) La journée s'annonce longue, rien de très excitant niveau musique avant tard le soir. On reconnait quelques riffs du Sunshine Underground jouant pas loin de là, alors que le groupe etait annoncé en milieu d'aprem sur une autre scène, dommage...

Le temps d'aller manger un petit truc sous un préau dans une ambiance tristounette et on se dirige vers le Park Stage, de l'autre côté du site par rapport à notre campement. Rtrospectivement il semblerait que cet endroit, le Park, soit l'endroit 'IN' de Glastonbury, là où les gens se mettent à poil, meurent d'overdoses, etc... A voir donc une prochaine fois (ou pas). Le secret very secret special secret guest est connu depuis longtemps, ca sera Pete Doherty, et les rumeurs les plus folles (?) annoncent la reformation des Libertines... La scène est assez petite mais le public est nombreux pour assister à la performance. Je connais assez peu les Libertines/Babyshambles/Pete Doherty mais c'est une très bonne surprise ! Pete, avec son look de troubadour, est de bonne humeur, et il est aussi un très bon musicien, il faut tout de même assurer pour jouer seul avec une guitare devant plusieurs centaines de personnes. On aura droit a un Can't Stand Me Now très sympa, dans une ambiance "fin de festival". Pas de traces de Carl Barat par contre...


On enchaine quelques minutes apres sur la Jazz World Stage avec Beirut, de son vrai nom Zach Condon. Ce petit americain encensé par la critique, les Inrocks notamment, arrive sur scene avec quelques grammes d'alcool dans le sang! Bon esprit là-aussi, concert sympa...


Direction la Pyramid Stage ensuite (premier et dernier concert sur cette scène de notre Glasto !) pour voir/écouter/supporter les Kaiser Chiefs. Trop dur pour moi, je les hais, je préfère aller me prendre un truc à manger. A ce propos, je sais qu'on est en Angleterre mais j'ai rarement mangé de la bouffe aussi infecte de ma vie, et chère en plus, alors qu'un jambon-beurre aurait fait l'affaire, oh well...


Notre Glasto se finira donc comme prévu devant le show des Chemical Brothers sur la Other Stage, le temps que les trous du c*l de The View en terminent (comment peuvent-ils se retouver si haut sur l'affiche ??). Il recommence à pleuvoir au moment ou Tom Rowlands et Ed Simons font leur apparition sur scène dans une grosse ambiance (les vieux étant partis voir les Who sur la Pyramid Stage).


Les parapluies et les ponchos sont de sortie. Recroquevillés derrière des machines style Star Wars (comprendre avec plein de boutons lumineux clignotant qui n'ont aucune utilité j'en suis sûr), ils mettent le feu au public composé a 99% de jeunes sympas, malgré la pluie et la fatigue apres 3 jours à danser, boire, MARCHER, se défoncer (d'ailleurs alors que je me grattais le nez, rhume des foins obligeant, un type me regarde avec un petit sourire et me dit "Poppers? Poppers?"...). Le son est énorme, le show lumineux impressionnant, décidemment les gros concerts électro valent le détour. Ils enchaînent leurs plus gros tubes et terminent sur un monstrueux megamix de Chemical Beats (les souvenirs playstationniens resurgissent, pour les initiés) qui aura bien duré un quart d'heure.

La full set list :
'No Path To Follow'
'Galvanise'
'Burst Generator'
'Do It Again'
'Get Yourself High'
'Hey Boy Hey Girl'
'All Rights Reserved'
'Out Of Control'
'Don't Fight Control'
'Temptation'
'Star Guitar'
'Surface To Air'
'Under The Influence'
'Saturate'
'Believe'
'Wiard / Acid Children'
'Golden Path'
'Chemical Beats'

Difficile de faire mieux pour la cloture du festival, mais il est déjà l'heure de partir, notre bus partant tôt dans la nuit. Atmosphère sur le parking : tout le monde immobile, tête baissée, silencieux... Après une heure d'attente interminable sous des trombes d'eau, on décide de ne pas attendre notre bus et de sauter dans le premier bus pour Londres que l'on verra passer. Le temps de mettre des fringues sèches, de balancer ces put**** de bottes pleines de boue, le bus démarre et nous ramène vers London, enfin...

24 août 2007

Glastonbury 2007 - Saturday

Glastonbury : voir tous les articles.



Etant actuellement quelque part en Bolivie, je n´ai pas eu le temps de terminer mon compte-rendu sur Glastonbury 2007. Cependant, deux envoyés spéciaux pour The JM Blog étaient également présents pour vous faire revivre les deux dernières journées, j´ai nommé JM Vincent P. et JM Rom. On commence avec le premier nommé qui va vous relater la journée de samedi...


Samedi matin. Réveillés tôt. Levés tard. Des hurlements dans la tente d’à côté. La boue qui commence à s’insinuer partout dans la tente. Premier regard dehors : un monticule de cannettes de bières à gauche, nos tendres bottes pleines de boue qui nous attendent sagement, prêtes à nous bousiller les pieds encore et encore… Bref samedi. Sur le papier la journée la moins excitante musicalement parlant.


Pour une raison que j’ignore à l’heure où j’écris ces lignes il a continué à pleuvoir jusqu’à une heure assez avancée, ce qui fait que nous avons eu tout le temps de profiter d’un excellent breakfast typiquement british en regardant la pluie tomber. Inoubliable. Avec toutes ces conneries le premier groupe qu’on a vu n’est autre que Dirty Pretty Things, ou encore les sous-fifres de Barat comme les surnomme affectueusement notre ami Pete. Fidèles à eux mêmes. Pas bons pas mauvais. Mais pas spécialement bons non plus.

Direction The Other Stage ou nous entendons la fin du set des brésiliens de CSS. Suivent les Klaxons qui nous abreuvent d’un set… plutot bon et oui !!! C’était en effet bien sympathique, et le guitariste n’arrêtait pas de dire que c’était le plus beau moment de sa vie de jouer ici à Glastonbury ; il avait des lunettes de soleil pour une raison que j’ignore à l’heure où j’écris ces lignes, car il pleuvait, mais je crois bien qu’il pleurait…


Puis Doherty a débarqué pour nous jouer quelques chansons avec ses drôles de Babyshambles… même Kate Moss est venue chantonner deux trois mots avec ce brave Pete. "I’m so clever, clever and wise so fuck forever" chantait-il. Intéressant.

Les Guillemots. A une demie heure en boue. C’est assez pratique car à côté du fameux stand où ils vendent le pear cider, un cidre à 8% absolument dévastateur. Plusieurs personnes commencent à s’asperger de boue autour du stand. Inquiétant. Il n’est que 19:30.
Les Guillemots nous font un ptit concert sortant de l’ordinaire, avec notamment des danseuses brésiliennes de chaque côté de la scène. C’est pas mal, mais ça casse pas trois pattes et un canard comme on dit du côté de Biot.


C’est à ce moment là qu’on a la chance de profiter à nouveau de la divine cuisine de Glastonbury. Peut importe le stand dans lequel tu vas, tout a le même goût de toute façon. Editors. Première réaction : je savais pas qu’il y avait Interpol !! Trop cool !! Ah non merde c’est pas eux en fait. En effet c´est pas du tout eux. Ils sont pas mal certes, mais beaucoup moins bons. Le chanteur fait des drôles de gestes sur scène, il se serre très fort entre ses bras, c’est étonnant. Quelques chansons sont très bien sorties, ce qui m’a fait pensé que ces types avaient du potentiel. A l’écoute des albums, on se rend compte que ce n’est pas tout à fait faux, mais pas vrai pour autant.

Tuons la boue vers Pyramid Stage pour le dernier concert de la journée. The Killers. De la musique de tueurs. Ya un monde fou. C’est l’hystérie. Enfin voilà Brandon. Et ça commence avec un feu d’artifice… gros show à l’américaine. Et puis ils jouent tous leurs tubes : Read My Mind, Somebody Told Me, etc… Mais ce qui choque c’est à quel point ces chansons sont creuses. Rien ne s’en dégage. Aucune émotion. C’est d’autant plus dérangeant de voir à quel point ce groupe est populaire. Ca doit être ça la musique commerciale. Je me souviens de ces deux coréens hurlant à tue tête : "I’ve got soul but I’m not a soldier, I’ve got soul but I’m not a soldier"… Ils avaient atteint une sorte de transe. Fascinant.


Comme vous pouvez le constater les concerts vus aujourd’hui étaient très moyens, on va pas se le cacher. Il était de toute façon difficile de rééditer les performances de vendredi. Pour noyer notre chagrin nous sommes allés prendre deux trois Pear Cider, avant de tituber vers Last Vegnass puis The Stone Circle dans le froid, la boue et les gens habillés en lapin. Lapins pleins de boue. Tentes bondées. Lapins. Thom Yorke ?? Pills ? Boue. Rock’N’Roll.

22 avril 2007

Vive les Libertines !


"Vive les Libertines", tel est le nom d'un dossier "Paris Musical Special" publié dans le dernier numéro du magazine NME. Sur une double page, le célèbre hébdomadaire musical anglais fait le point sur la nouvelle scène rock parisienne dont on parle tant, paraît-il. Et si le dossier porte ce nom, c'est que les journalistes ont voulu faire le parallèle entre l'influence des Libertines et l'émergence de cette nouvelle scène.

L'article commence par "Remember 2004?" puis décrit la scène rock du Royaume-Uni il y a 3 ans. A cette époque, nombreux étaient les djeuns qui, inspirés par Pete Doherty et Carl Barat, montaient leur bande avec tout l'attirail du jeune rocker sympa : jean serré, Converses au pieds et coiffure négligée. Comme chacun sait, plus qu'un style musical, le rock est aussi une attitude. Et il faut bien l'avouer, bien que les Libertines possèdent deux bons albums avec quelques titres irrésistibles, ils ont aussi et surtout eu une influence concernant l'attitude, l'ambiance ou l'habillement dans le milieu rock.


Et s'il semble que le mouvement se soit étouffé en Angleterre, selon eux, le drapeau de cette scène rock désinvolte flotte toujours dans un autre pays : la France ! Il est peut-être un peu gros de nous faire croire que les Libertines sont seuls à l'origine de ce mouvement mais il semble bien, en effet, même avec ma vision certes lointaine de Londres, que le rock vit de très bons jours à l'heure actuelle à Paris.

NME fait un point sur la musique française, où hip-hop, RnB et dance jouent les premiers rôles et constate que la contribution de la France au rock est quasi-nulle, ce qu'on leur accorde volontier. Pour illustrer cela, ils reprennent la célèbre citation de John Lennon, "French rock is as good as English wine", qui n'avait jamais été défiée jusque là. Le vin anglais étant toujours aussi mauvais, il faudrait donc comprendre que le rock français a gagné en qualité... Au passage, on trouve aussi trois portraits de Johnny Hallyday, Serge Gainsbourg et Daft Punk avec un petit commentaire qui m'a bien fait rire sur Johnny : "Despite selling 100 million albums, having hits every year since 1960 and working with The Small Faces and Jimmy Page, Johnny has never ever actually released a record worth listening to" !


Le journaliste continue avec un fait : le dernier concert des Libertines a eu lieu à Paris en décembre 2004, moment clé selon lui qui a lancé la nouvelle scène rock parisienne (il paraîtrait que les Plastiscines se seraient rencontrées et auraient décidé de former un groupe suite à ce concert...), caractérisée par de nombreux concerts gratuits dans des petits bars, le tout associé au grand laxisme français en ce qui concerne la consommation d'alcool chez les jeunes. Le premier groupe cité est The Parisians, des "potes" des Libertines soit-disant, puis viennent les noms habituels : les Naast, les Shades, The Tatianas, les Plastiscines, Second Sex. J'en connais pas la moitié et je m'étais même juré de ne jamais parler de ceux que je connais mais comme ca dépasse les frontières... (donner le sens que vous voulez à cette phrase...). En plus de l'influence des Libertines, cette scène serait née en réaction à un ras-le-bol de ce qu'on nous passe à la radio en France, toute cette soupe à laquelle on ne s'identifie pas.


Alors je me demande quoi penser de cela ? Le rock qui marche (enfin, marcher, tout est relatif tout de même...) en France, je trouve ça plutôt étonnant et plutôt cool en fait. Si on pouvait entendre plus de rock, c'est pas plus mal non ? Le problème semble-t-il, est dans la qualité des groupes mis en avant, qui plus est de manière pas forcément bonne (papa est critique rock, etc...). J'ai du mal à juger la qualité de ces groupes car je ne les ai pratiquement jamais écouté mais ce dont je suis pratiquement certain, c'est qu'il y en a certains de très mauvais et qui ne méritent pas du tout leur attention. Je pense notamment aux Naast, complètement pitoyables, autant musicalement qu'en interview (allez voir ça pour vous en convaincre), ou aux Plastiscines.

Cependant, sur tous les groupes qui sortent, j'imagine qu'il doit bien y en avoir de bons, le problème est donc du choix des groupes mis en avant par les labels. Des groupes mauvais, il y en a plein en Angleterre, donc pourquoi s'insurger d'en avoir en France aussi ? C'est en fait tout à fait normal (on n'omettra pas cependant que les français resteront toujours plus mauvais que les anglais en rock, ca doit être dans le gènes ;)).

Au final, même si mon avis est celui de quelqu'un qui ne vit pas ce mouvement de l'intérieur, je pense que cette nouvelle vague de rock français peut être une bonne chose. S'il pouvait y avoir une ambiance rock un peu à la "londonienne" à Paris (voire même en province plus tard ! enfin faut pas rêver...), ce ne ferait pas de mal. Il se pourrait d'ailleurs que je me laisse tenter par une petite expérimentation très bientôt à la Flèche d'Or (le coin du jeune rocker sympa parisien paraît-il) ce mardi avec Medi and The Medicine Show, Ask The Dust, Paco Volume, Cocosuma et Los Chicros (je connais d'ailleurs ce deux derniers qui ne rentre pas vraiment dans la bulle décrite ci-dessus).

A part ça, le NME de cette semaine est bien évidemment consacré aux retrouvailles de Pete Doherty et Carl Barat sur scène la semaine dernière lors d'un concert solo de l'ami Pete au Hackney Empire. Les deux anciens Libertines ont joué une dizaine de chansons ensemble, ce qui a déclenché une grande folie dans le public et qui doit en émouvoir un paquet parmi les fans. Les Libertines reformés ? Il n'y a pas de doute selon NME. En attendant, il reste toujours Babyshambles et Dirty Pretty Things qui ont chacun un programme chargé. Il devrait à coup sûr se passer de nouveaux trucs dans les semaines qui suivent. Affaire à suivre...

17 janvier 2007

Babyshambles @ Dublin Castle

>> Babyshambles @ Dublin Castle, Camden, 14/01/2007
>> Support from The Swindle, The Atoms, The Lines, Aaron King


Ils en avaientt fait un trois jours avant, un autre deux jours avant, et une petite rumeur circulait comme quoi un troisième concert "secret" était prévu en ce dimanche soir par la bande à Pete Doherty, Babyshambles, au Dublin Castle, petit bar/concerts dans Camden.

Pourtant, arrivés au début des concerts, on était assez sceptiques : pas de foule et pas grand monde au courant. La soirée avancait, les petits concerts aussi (4 groupes au total, sans grand intérêt la plupart), et toujours pas de certitude. Il commencait cependant à y avoir pas mal de monde pour un dimanche soir... On en a profité pour taper la discut avec le chanteur de The Natives (vus deux jours plus tôt au Koko) qui était là, complètement bourré.

Le dernier groupe finissait de jouer à 23H15 mais tout le monde restait dans la salle de concert et toute la scène était prête à accueillir un nouveau groupe. On attend 30 minutes, 1 heure, toujours rien... Et enfin, au bout d'un moment, on voit la tête de l'ami Pete à travers une porte. 15 minutes plus tard, le groupe est sur scène et commence à jouer tranquillement quelques nouvelles chansons de leur prochain album. Le guitariste est complètement bourré (d'ailleurs on l'avait croisé un peu avant dans le bar et il alignait pas deux pas sans se casser la gueule) mais arrive tout de même à sortir un son assez propre.

La première demi-heure est assez calme et on reste un peu sur notre faim. C'est ce moment là que choisit Pete pour lancer quelques chansons plus connues, puis éclater un micro contre le mur et enfin se suspendre aux éclairages au milieu du public. Le concert est lancé !

Le public reste tout de même encore assez sage et il faudra attendre l'énorme Fuck Forever pour que ca parte en grand n'importe quoi. Pete commence à casser les ampoules des éclairages puis on envahit la scène (à noter qu'il n'y avait strictement aucune sécurité), tout le monde se casse la gueule, Pete Doherty est par-terre, sous 3 ou 4 personnes, tout comme le guitariste, mais le concert continue même si on se demande d'où sort la musique. Allongé par-terre et écrasé (vous voyez ce que ca donne après qu'un joueur de foot marque un but et que tout le monde lui saute dessus, et bien là c'était pareil à part qu'on était un peu plus...), Doherty continue à chanter et enchaîne les meilleures chansons des Libertines, puis il arrive à se relever avant de se rejeter dans la foule. C'est un grand n'importe quoi mais que c'est bon !

Après le concert mémorable des Dirty Pretty Things à la Proud Gallery il y a quelques mois, en voilà un autre tout aussi incroyable, voire plus. Les petits concerts à l'arrache c'est ce qui se fait de mieux ! On peut imaginer ce que c'était à l'époque des Libertines quand les deux anciens compères faisaient souvent des concerts secrets annoncés au tout dernier moment...

Je suis pas un fervant admirateur de Pete Doherty mais il faut bien avouer qu'il incarne parfaitement la rock-star : drogué, a du style, sort avec une mannequin, etc... En Angleterre, il n'y a pas un jour sans une photo de lui dans le journal. Tiens, en parlant de ça, je suis justement présent sur la photo aux côtés de Pete le lendemain du concert sur London Lite, un journal Londonien gratuit du soir !

07 octobre 2006

Babyshambles @ Brixton Academy

>> Babyshambles @ Brixton Academy, London, 05/10/2006
>> Support from The Noisettes and The Holloways


Oui j'ai osé, je suis allé voir, lui, l'animal, la bête, le phénomène de foire : Pete Doherty et ses Babyshambles. Une semaine après Carl Barat et ses Dirty Pretty Things, rendez-vous donc avec l'autre ancien leader des Libertines. Enfin, au début, en arrivant à la Brixton Academy, je me suis un moment demandé si c'était bien le concert des Babyshambles ou bien un concours du meilleur sosie de Pete Doherty.

Arrivé trop tard pour voir The Noisettes qui lancaient la soirée, j'ai tout de même pu assister à la prestation de The Holloways, groupe sympathique sans grand talent mais qui donne assez bien sur scène. Puis ce fut donc l'arrivée tant attendue des Babyshambles qui démarrent direct avec Pipedown, l'un de leur meilleur titre, bien choisi pour mettre le feu dès le départ. L'ami Doherty semble en pleine forme et en profite pour faire ses courses avec tous les colliers, chapeaux, tee-shirts et autres objets divers que le public lui lance sur scène.

La setlist comprendra également deux titres des Libertines : l'excellent Time for Heroes et I Get Along, repris en version reggae. Grosse ambiance également sur Fuck Forever que tout le public a chanté à pleins poumons. Le problème c'est qu'à part ces quelques bons titres, les autres chansons sont franchement assez mauvaises...
Le petit évènement de la soirée aura été l'apparition éclair de Kate Moss qui est venue accompagner son Pete sur La Belle Et La Bete.

Pas vraiment de regrets d'être allé à ce concert au final. L'ambiance était bonne et Pete Doherty a bien assuré sur scène, fracassant au passage un micro par terre et balançant sa guitare dans le public à la fin.
Le lendemain, il est cependant revenu à ses bonnes vieilles habitudes en annulant son concert à Liverpool, s'estimant trop fatigué. Il y a des claques qui se perdent...