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20 juin 2007

The Coral @ Astoria

>> The Coral @ Astoria, London, 18/06/2007
>> Support from Kate Nash


This review in Googlenglish!

Après deux shows énormes samedi et dimanche avec Daft Punk puis Muse, retour à la normale avec un bon vieux concert à l'Astoria pour y voir The Coral. Quatrième concert en cinq jours, de quoi être bien enraîné pour Glastonbury trois jours après. J'avais déjà eu un aperçu de The Coral en live quand ils avaient précédé leur pote Noel Gallagher au Royal Albert Hall (Oasis était d'ailleurs dans le public de l'Astoria) mais cette fois, c'était leur concert et je ne pouvais pas rater ça tant j'aime ce groupe. C'était au passage mon dernier concert à Londres de l'année...

Formés en 1996 après s'être rencontré au lycée, les 7 Liverpudliens ont enregistré leur premier album éponyme en 2002 avant de connaître un gros succès au Royaume Uni, placant leurs quatre albums (dont un mini-album, "Nightfreak and the Sons of Becker") à chaque fois dans le Top 5 des charts. Aujourd'hui, ils s'apprêtent à sortir un nouveau disque, "Roots and Echoes", prévu pour le 6 août, et accompagnent cela d'une tournée.

Le concert démarra dans une ambiance plutôt calme. Je sais pas si c'était le choc après avoir assisté coup sur coup à deux concerts à plus de 40 000 personnes dans des ambiances survoltées ou si c'était parce qu'on était lundi et que chacun avait passé un weekend fatiguant mais en tout cas, je trouvais le public bien endormi et The Coral pas dans une grande forme non plus. Heureusement, au bout de quelques chansons, tout le monde se réveilla pour Dreaming Of You et la deuxième partie du concert devint ainsi bien meilleure avec une bonne majorité de leurs meilleurs titres et une foule qui se mettait enfin à bien bouger. In The Morning, Don't Think You're The First ou encore Pass It On suivèrent puis les excellents titres I Remember When et Bill McCai en guise de rappel. Au bout d'une heure, c'était déjà fini et c'était bien dommage... A noter qu'ils ont aussi joué trois titres de leur nouvel album : Who's Gonna Find Me, le single (en MP3 ci-dessous), ainsi que Jacqueline et In The Rain.

En première partie, j'ai vu pour la troisième fois Kate Nash qui m'a encore une fois pas plus emballé que ça. Je suis d'accord pour dire que la petite Kate, 19 ans, a beaucoup de talent mais j'accroche pas vraiment à sa musique qui est bien, mais pas top ;) Après avoir sorti un premier single en début d'année, un autre, nommé Foundations, est prévu pour cet été tandis que l'album devrait suivre avant la fin de l'année.

Audio:
The Coral - Who's Gonna Find Me (mp3)
Kate Nash - Foundations (mp3)

Video:
The Coral - In The Morning (clip)
The Coral - Dreaming Of You (clip)
Kate Nash - Foundations (clip)

Liens:
The Coral | MySpace | Kate Nash | Deltasonic

Muse @ Wembley Stadium

>> Muse @ Wembley Stadium, London, 17/06/2007
>> Support from My Chemical Romance, Biffy Clyro and Shy Child


This review in Googlenglish!

Au lendemain du Wireless Festival, encore assomés par la performance de Daft Punk, un morceau encore plus énorme nous attendait avec Muse en concert dans le nouveau stade de Wembley flambant neuf. Réouvert il y a peu, le stade mythique de Londres avait connu son premier concert une semaine auparavant avec George Micheal, Muse ayant réservé le weekend suivant pour ses deux plus gros shows de son histoire. Et pourtant, contrairement à Daft Punk, ce concert n'était initialement pas prévu dans mon agenda, d'autant plus que j'avais déjà vu la bande à Matt Bellamy en novembre dernier à la Wembley Arena qui se trouve à quelque mètres du stade. Une semaine avant, mon petit frangin m'annoncait qu'il venait me voir pour le weekend, soit une bonne occasion de lui offrir un joli cadeau, lui qui adore Muse...

Aujourd'hui, Muse est devenu un groupe de stades, aux performances live incroyables et reconnues à l'unanimité comme exceptionnelles (les médias Anglais en ont fait la "Britain's best live band"). Ils possèdent en effet une musique taillée pour les grandes enceintes et en ajoutant des effets de lumières et autres animations diverses, leurs shows deviennent de véritables spectacles. Avec Wembley et ses 70 000 spectateurs, on s'attendait donc à un truc giganstesque. Pour les accompagner, My Chemical Romance, Biffy Clyro et Shy Child étaient aussi de la partie.

Arrivés dans la matinée afin d'avoir la garantie d'être dans le golden circle (et ainsi pas obligés à regarder le show sur les écrans géants car trop loin de la scène), nous avons du patienter quelques temps aux côtés d'horribles fans de My Chemical Romance dans la queue avant d'entrer dans le magnifique stade de Wembley. Et quand on se retrouve au beau milieu du stade, il faut avouer que c'est assez impressionnant... Quand on est dans un groupe et qu'on sait que tout ce monde vient pour vous, ca doit faire quelque chose quand même.

Shy Child avait donc l'honneur d'ouvrir les hostilités devant un stade à moitié vide. Déjà aperçu la veille au Wireless Festival, les deux Américains ont joué une bonne demi-heure de leur synth-rock. A la première chanson, on se dit que c'est pas mal, au bout de trois on commence à en avoir marre puis on a envie que ca en finisse au plus vite. Bref, l'impression de la veille était confirmée, c'est vraiment pas top. Le genre de groupe dont on aime bien entendre le single dans une soirée au milieu d'autres chansons mais dont il est difficile d'écouter l'album en entier.

C'était ensuite au tour de Biffy Clyro de prendre place sur scène. Je ne savais pratiquement rien de ce groupe Ecossais à part qu'ils venaient de sortir leur nouvel album récemment et qui marche d'ailleurs bien en Angleterre puisqu'il était deuxième des charts. Même s'il est dur d'apprécier un groupe que l'on entend pour la première fois, j'ai pas vraiment été enthousiasmé par leur prestation. Des gars au cheveux longs qui jouent un truc qui ressemble à du grunge, c'est assez rare de l'autre côté de la manche mais là, pas grand chose de satisfaisant. Ca vaudrait peut-être cependant le coup de jeter un oeil à ce que cela rend sur CD.

L'après-midi devenait presque difficilement supportable quand on savait que My Chemical Romance était le prochain groupe à monter sur scène. Avec tous les fans présents dans le public (on avait d'ailleurs deux spécimens qui vallaient le détour juste derrière nous), on pouvait se dire qu'il y aurait au moins de l'ambiance mais ce fut même pas le cas. Pas grand chose à rajouter à part qu'il n'y avait vraiment rien d'excitant dans leur musique. Leur prestation n'a pas été mauvaise mais bon, voilà quoi, pour reprendre l'expression d'un certain Fab, on dirait les Kyo américains ;)

Après tout ça, on avait bien mérité d'avoir enfin quelque chose d'intéressant. Le stade était enfin rempli et la nuit commencait petit à petit à tomber, Muse s'apprêtait à enflammer Wembley. Les différents équipements présents sur la scène et dans le stade promettaient un spectacle impressionnant : six énormes paraboles sur scène, deux écrans géants sur les côtés plus un autre gigantesque derrière la scène ainsi que d'immenses ballons accrochés dans les gradins en retrait de la scène. Sortant en plein milieu du stade puis traversant la piste centrale pour rejoindre la scène, ils entamèrent le concert de la même manière que je les avais quitté à Wembley Arena : avec Knights Of Cydonia. Quand on connaît la puissance de la fin de cette chanson, combinaison de musique de western spaghetti avec de l'électro-rock, on pouvait se dire que le concert démarrait d'une bonne manière. En tout cas, l'ambiance était montée déjà très haut dès le premier titre.

Supermassive Black Hole suivait pas très loin puis Matt Bellamy, vêtu d'un costume entièrement rouge, prenait son piano et enchaînait les chansons calmes dont Feeling Good, reprise de Nina Simone. L'ambiance était redescendue assez bas et on était même déçu de cette première heure de concert pas vraiment excitante. Le fait qu'il fasse encore jour devait également jouer un rôle dans cette déception.

Ce n'est vraiment qu'à partir de Starlight que le show a pris son envol. L'obscurité était enfin là et les jeux de lumières pouvaient commencer. Les six énormes paraboles sur scène se mettaient enfin en mouvement pour la première fois, la lumière qu'elles projetaient balayant le public dans le stade. Quelques minutes plus tard, Muse nous offrait l'excellente New Born puis, après une petite pause, Muse revenait sur scène pour Soldiers Poem pendant laquelle tout le public a allumé son portable dans l'obscurité pour un résultat beau et étonnant. La jolie Unintended suivait ensuite puis Blackout sur laquelle on a eu droit à une grosse surprise. De chaque côté de la scène, deux énormes ballons blancs se sont détachés des gradins pour s'agiter à des dizaines de mètres de haut. Accrochées à leur bas, deux acrobates tournaient sur elles-même ! Ce n'était pas à un simple concert qu'on assistait mais bien à un grand spectacle (voir lien vidéo Blackout ci-dessous).

Muse enchaînait ensuite sur Bliss où, ca en devient une habitude, d'énormes ballons venaient rebondir puis se faire éclater dans le public. Le trio quittait ensuite de nouveau la scène pour revenir quelques minutes plus tard avec Plug In Baby, l'une des favorite de la foule. La très excitée Stockholm Syndrome suivait et le concert s'achevait sur Take A Bow (pas vraiment la meilleure pour conclure selon moi...) avec une haie d'énormes flammes au devant de la scène pour finir.

Au final, après une première moitié de concert décevante, on a cependant eu droit à une deuxième partie assez incroyable animée d'un spectacle grandiose dans une ambiance enfin survoltée et comprenant les meilleures chansons de Muse. C'est clair, Muse est devenu un groupe de stades comme il y en a très peu dans le monde, mais il faut bien avouer que les trois Anglais maîtrisent plutôt bien leur sujet dans ces grands espaces.

La setlist :
'Knights Of Cydonia'
'Hysteria'
'Supermassive Blackhole'
'Map Of The Problematique'
'Forced In'
'Sing For Absolution'
'Butterflies & Hurricanes'
'Hoodoo'
'Apocalypse Please'
'Feeling Good'
'Sunburn'
'Invincible'
'Starlight'
'Blues Jam'
'Time Is Running Out'
'Newborn'
'Soldiers Poem'
'Unintended'
'Blackout'
'Bliss'
'Plug In Baby'
'Stockholm Syndrome'
'Take A Bow'

Audio:
Muse - Unintended [acoustic] (mp3)
Shy Child - Break Your Neck (mp3)

Video:
Muse - Knights Of Cydonia @ Wembley Stadium (live)
Muse - Blackout @ Wembley Stadium (live)

Liens:
Muse | MySpace | My Chemical Romance | Biffy Clyro | Shy Child | Warner Bros Records

19 juin 2007

Daft Punk @ Wireless Festival, Hyde Park

>> Daft Punk @ O2 Wireless Festival, Hyde Park, London, 16/06/2007
>> LCD Soundsystem, CSS, Klaxons, Plan B, New Young Pony Club, Simian Mobile Disco, Digitalism, Calvin Harris, Datarock, Shy Child, Soho Dolls, Mutematch, Metronomy...


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Ce concert, ca faisait un moment qu'il était marqué dans mon agenda. 16 juin : Daft Punk live à Hyde Park. Pourtant je ne suis pas et je n'ai jamais été un gros fan de Daft Punk mais force est de constater que les deux frenchies ont marqué de leur empreinte les dix dernières années et qu'ils possèdent de nombreux titres cultes, sans compter que leurs performances live sont plus que rares. Ce concert, comme j'ai aussi pu le voir sur un autre blog, c'est également le concert de toute une génération. Trois jours avant, ils ont joué devant 20 000 personnes à Bercy, cette fois, ils s'attaquaient à Hyde Park et un public d'au moins 40 000 gars et filles prêts à participer à une énorme fête.

Et pour bien se chauffer pendant cette troisième journée du Wireless Festival, les organisateurs nous avaient concocté une programmation remarquable mêlant électro et rock-électro avec les meilleurs noms de la nouvelle scène qui font beaucoup parler d'eux, les "enfants" de Daft Punk en quelque sorte...

Notre première destination fut la deuxième scène (XFM Stage) et sa tente fort appréciable quand il pleut (rassurez-vous, il n'a ensuite plus plu de la journée, d'ailleurs j'en était presque déçu puisque j'avais pris mon K-Way). Là, des DJs de Modular étaient en train de faire monter l'ambiance jusqu'à l'entrée de Shy Child, duo synth-rock New-yorkais qui a récemment fait la première partie des Klaxons et de Hot Chip. Au bout de deux chansons, pas vraiment captivés, nous sommes ressorti pour aller faire un tour dehors et visiter les lieux, passant au passage devant Datarock sur la grande scène. Les Norvégiens ne m'ont pas enthousiasmé plus que ça du peu que je les ai vu...

Les choses sérieuses commencaient ensuite vraiment avec Calvin Harris, le nouveau petit phénomène électro qui nous vient d'Irlande (et dont je vous avez déjà parlé ici). Et à tout juste 23 ans, aidé par un groupe à configuration "groupe de rock", il a bien assuré le petit Calvin (qui chante et mixe). Une bonne présence sur scène et une musique, mélange de pop et d'électro, qui donne envie de s'agiter ont suffit à faire sauter toute la salle, notamment sur les excellents titres Acceptable In The 80's et The Girls. Calvin Harris, on risque d'en entendre parler longtemps.

Une petite pause sur la pelouse à l'extérieur et c'était reparti avec Digitalism. Eux aussi tout nouveaux sur la scène électro, ce duo allemand vient, comme Justice, Calvin Harris et Simian Mobile Disco, de sortir son premier album, "Idealism", et fait lui une électro dans la même cours que Justice ou Daft Punk. Pas de guitares donc mais des tables de mixage et une batterie électronique minimaliste. Et hop, c'était reparti pour 40 minutes de folie ! C'était encore du très lourd et ca en envoyait, même si le son était loin d'être à la hauteur de celui de Justice quelques jours plus tôt au Mean Fiddler. D'ailleurs, ces gars là ont au moins autant de talent que Justice mais ne possèdent aucun style, aucune emblème ou autre truc du genre, bref ils ne possèdent contrairement à Justice que leur musique, ce qui explique leur buzz beaucoup plus petit (je pense que Justice ont eux tout compris niveau buzz et marketing). A noter que les deux Allemands nous ont gratifié d'un remix de Daft Punk pendant leur set.

Passage ensuite sur la grande scène sur laquelle on restera jusqu'à la fin de la soirée. Tant pis pour Simian Mobile Disco à qui on préféra la fougue des Brésiliens de CSS qui jouèrent leurs meilleurs titres avec une Lovefoxxx en grande forme et vêtue d'une combinaison multicolore éclatante. Le public était cependant pas très réceptif et c'était bien dommage. J'ai pas l'impression de toute façon que CSS soit le genre de groupe qui passe bien dans un lieu immense comme Hyde Park, j'ai de loin préféré leur performance au Hammersmith Palais en début d'année. L'irrésistible Let's Make Love And Listen To Death From Above pour finir a tout même réussi à en bouger quelques uns (voyez les liens en bas pour les remixes de cette chanson par Hot Chip, Calvin Harris et Simian Mobile Disco).

C'était ensuite Klaxons ou LCD Soundsystem. Ayant déjà vu les djeuns Anglais il y a peu et voulant se placer pour Daft Punk qui suivait, le choix de LCD Soundsystem se fit de lui-même, d'autant plus que j'aime beaucoup les deux albums de James Murphy (paraît-il par ailleurs que la tente n'était pas assez grande pour accueillir tous les fans des Klaxons). La prestation du groupe fut sympathique avec tous les meilleurs titres dont Tribulations ou... Daft Punk Is Playing At My House. On aurait cru que le guitariste, la cinquantaine, sortait tout droit d'un meeting politique avec sa tête de François Hollande et son costume ! Assez étonnant... James Murphy avait lui l'air d'un gentil gros ours inoffensif.

La performance de LCD Soundsystem terminée, ca commencait à pousser vers l'avant et à se resserrer sérieusement tandis que les rideaux avaient été refermés afin de cacher la scène. Le moment que tout le monde attendait approchait : Daft Punk allait arriver sur scène dans quelques minutes. Perchés sur leur célèbre pyramide, Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo (paye ton nom !) ont débuté le set avec Robot Rock dans une ambiance indescriptible et complètement irréelle. Il fallait être là pour comprendre ce que c'était : une véritable tuerie ! C'était invraisemblable, un truc de fou, du jamais vu (pourtant j'en ai fais des concerts). Pendant plus d'une heure et demi, Daft Punk a livré une prestation impeccable comprenant toutes leurs meilleures chansons mixées à la perfection. Et pendant une heure et demi, on a pas arrêté de sauter dans tous les sens, de danser, de pogoter, de chanter. La fatigue n'y faisait rien, nos pieds sautaient tout seuls à la fin.

De retour dans de nouvelles combinaisons illuminées pour le rappel, Daft Punk a terminé avec un mix du hit Music Sounds Better With You (reprise de Stardust, projet musical éphémère de Thomas Bangalter en 1998) avec Aerodynamic pour un résultat du plus grand effet. En plus de la musique, il faut noter qu'on a également eu droit à un gros spectacle de lumières et de vidéos assez impressionnant.

Bref, dur de décrire un moment comme celui qu'on a vécu (regardez un peu les vidéos pour voir à quoi ca ressemblait). On a en tout cas l'impression d'avoir assisté à un truc énorme dont on se souviendra encore dans très longtemps. Daft Punk @ Hyde Park, 2007, j'y étais ;)

La setlist:
'Robot Rock'
'Oh Yeah'
'Touch It'
'Voyager'
'Technologic'
'Television Rules The Nation'
'Crescendolls'
'Steam Machine'
'Around The World'
'Harder Better Faster Stronger'
'Burnin'
'Too Long'
'Face To Face'
'Short Circuit'
'One More Time'
'Aerodynamic'
'Forget About The World'
'Brainwasher'
'Phoenix'
'Prime Time Of Your Life'
'Rollin and Scratchin'
'Alive'
'Da Funk'
'Daftendirekt'
'Superheroes'
'Rock N' Roll'
'Human After All'
'Revolution 909'
'Together'
'Music Sounds Better With You'
'Aerodynamic'

Audio:
Calvin Harris - The Girls (mp3)
Digitaslim - Pogo (mp3)
CSS - Let's Make Love And Listen To Death From Above [Simian Mobile Disco remix] (mp3)
CSS - Let's Make Love And Listen To Death From Above [Hot Chip remix] (mp3)
CSS - Let's Make Love And Listen To Death From Above [Calvin Harris remix] (mp3)

Video:
Daft Punk - One More Time vs Aerodynamic @ Hyde Park (live)
Daft Punk - Rollin' & Scratchin' vs Da Funk vs Superheroes @ Hyde Park (live)

Liens:
Daft Punk | MySpace | Shy Child | Datarock | Calvin Harris | Digitalism | CSS | LCD Soundsystem | Modular Records

18 juin 2007

The Thrills @ Proud Gallery

>> The Thrills @ Proud Gallery, Camden, London, 14/06/2007
>> Support from Exit Ten and Haunts


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Deux semaines après leur mini-concert au Lock Tavern, The Thrills étaient de retour pour un nouveau concert secret à la Proud Gallery (une semaine après Ash, concert auquel ils avaient justement assisté). Tellement secret qu'il était même pratiquement impossible de savoir qu'ils allaient y jouer. Rien sur leur MySpace, aucune annonce sur les sites d'actualité musicale, bref, un vrai concert secret. Mais heureusement (merci Fab), on a tout de même réussi à être au courant et étions donc finalement bien là. Enfin, il s'en est fallu de peu puisque les videurs ne voulaient pas faire rentrer mon petit frère de passage pour le weekend et qui n'a pas encore la majorité. Une petite incruste sous une barrière dérobée et le tour était joué, ainsi que £5 économisés (attention à toi, jeune lecteur sympa, ne reproduis pas ça, c'est mal !).

The Thrills arrivèrent sur scène autour de 23h, enchaînant un nouveau concert dans la journée puisque qu'ils étaient un peu plus tôt à Hyde Park en train de jouer devant des milliers de personnes au Wireless Festival en compagnie des White Stripes et de Queens Of The Stone Age. Changement de lieu et d'ambiance donc pour les Irlandais qui, même si on les sentais un peu fatigués, avaient toujours une grande envie.

La set-list fut assez conforme à celle du Lock Tavern : ils ont joué leurs meilleurs singles (Big Sur, Santa Cruz, One Horse Town...) ainsi que quelques nouvelles chansons de leur album à venir. Encore une fois, une bonne énergie du chanteur et un concert très agréable, bien que court (mais en même temps on va pas leur demander de jouer deux heures pour un concert de ce genre). Le public, lui, n'était pas très réceptif avec peu de fans et connaisseurs, contrairement à il y a deux semaines. En fait, vu que ce concert n'avait pas été annoncé, il y avait peu de fans et la plupart des personnes présentes étaient je pense des gens qui ne savaient même pas que The Thrills jouaient en live ou alors ne les connaissaient même pas et qui étaient juste venus boire un coup ! Ils auront au moins fait une belle découverte j'espère !

En première partie, j'étais vaguement allé jeté un coup d'oeil à Exit Ten, un groupe de métal et à Haunts qui faisaient eux dans le punk-rock. Rien de mémorable.

Audio:
The Thrills - One Horse Town (mp3)

Video:
The Thrills - One Horse Town (clip)

Liens:
The Thrills | MySpace | Exit Ten | Haunts | Virgin Records

12 juin 2007

Justice @ Mean Fiddler

>> Justice @ Mean Fiddler, London, 11/06/2007
>> Support from DJ Medhi and Busy P


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A quelques jours d'une journée qui s'annonce grandiose au Wireless Festival à Hyde Park (Daft Punk, LCD Soundsystem, CSS, Klaxons, NYPC, SMD, Digitalism...), Justice, qui ne fait bizarrement pas partie de la line-up du festival Londonien, était une bonne mise en jambe pour s'imprégner de "l'ambiance electro". A l'approche de la sortie de son premier album, "†", le duo Français avait prévu un one-off show au Mean Fiddler pour lequel les places étaient attribuées par concours. Je ne faisais pas partie des gagnants mais certains ont eu plus de chance que moi, j'étais donc finalement de la partie.

Depuis 2003, Justice a commencé à se faire connaître grâce à divers remixes mais c'est en 2006, avec We Are Your Friends (bien qu'en fait, ce remix de Simian est une re-release de 2003, quand le titre se nommait Never Be Alone), qu'ils ont connu un gros succès, remportant au passage l'award du meilleur clip aux MTV Europe Music Awards. De mon côté, je ne connaissais en arrivant que ce titre ainsi que deux autres singles assez récents du groupe. Aujourd'hui, ils bénéficient d'un gros buzz (premiers à la hype machine !) et sont parfois annoncé comme les successeurs de Daft Punk, avec qui ils partagent le même manager, Pedro Winter.

C'est d'ailleurs Pedro Winter, alias Busy P, que l'on retrouvait à notre arrivée. En attendant Justice, Busy P ainsi que DJ Medhi avaient en effet pour objectif de chauffer la salle et ils le firent à merveille.

A vrai dire, je crois bien que c'était la première fois que je me rendais à un "concert" de ce genre, l'electro en live restant pour moi des gars qui tournent des boutons pour se la péter. A l'entrée, on nous donna une pochette cadeaux avec badges, masque, poster et pendentif fluorescent orné d'une croix, désormais célèbre symbole de Justice (je trouve d'ailleurs que la connotation religieuse qu'il y a derrière est assez limite, mais bon passons... pourquoi pas...). On sent que Justice est bien entouré niveau marketing en tout cas.

Pas moins d'une trentaine d'amplis Marshall sont là, on s'attend à quelque chose d'énorme. Quand Justice entre en scène, une croix biblique lumineuse se dévoile devant eux et c'est parti pour une grosse heure d'euphorie générale. Ca commence avec Genesis, premier morceau de l'album, puis ca ne s'arrête plus, les chansons s'enchaînant avec des transitions toujours réussies. L'ambiance monte encore d'un cran quand ils entament We Are Your Friends et ne baissera plus jusqu'à la fin et le dernier morceau, mix de plusieurs de leurs titres.

Au final, je crois qu'on peut dire que ca envoyait du lourd comme dirait le jeune sympa. Un son énorme (l'electro prend toute son ampleur avec du gros son), une prestation de qualité et une ambiance incroyable, je crois qu'on peut dire que Justice a fait du bon boulot et possède de grandes chances d'accroître encore et encore sa popularité. Je suis encore loin de devenir un grand fan d'electro mais ce genre de prestation (même si on pourra jamais enlever le fait que l'intéraction avec le public et l'énergie dégagée n'ont rien à voir avec un concert de rock), à petite dose et à basse fréquence, me plait bien. Justice pour tous !

Audio:
Justice - Stress (mp3)
Justice - D.A.N.C.E. (mp3)

Video:
Justice vs Simian - We Are Your Friends (clip)
Justice - D.A.N.C.E. (clip)

Liens:
Justice | Ed Banger Records | DJ Medhi | Busy P

Ash @ Proud Gallery

>> Ash @ Proud Gallery, Camden, London, 08/06/2007
>> Support from The Films and Goldspot


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Depuis le début du printemps, Year Zero Club s'est fait une spécialité d'organiser des petits concerts secrets à la Proud Gallery de Camden. Le principe : à peu près tous les mois, un concert secret est annoncé puis le nom du groupe qui va jouer n'est dévoilé que deux ou trois jours avant le show. Quand on connaît l'intimité de la salle de la Proud Gallery et sachant que les groupes programmés ne sont pas les premiers venus, ce sont des occasions à ne pas rater. Après The Kooks et The Sunshine Underground pour les deux premières affiches, la troisième édition proposait Ash en ce vendredi 8 juin. J'avais vécu un moment mémorable avec Dirty Pretty Things dans cette petite salle donc pas d'hésitation pour y retourner !

Je ne connaissais pas grand chose de Ash. La seule expérience que j'avais avec ce groupe était une vague écoute de l'album "Nu-Clear Sounds" qui date de 1998. Formé en 1992, les Irlandais sont pourtant un gros morceau et durent. Depuis 1994, ils ont enregistré 5 albums (dont deux qui ont été en tête des charts UK) et sont sur le point d'en sortir un nouveau début juillet ("Twilight of the Innocents"). Pour accompagner cela, Ash sera en concert 4 jours de suite au Koko et participait au festival Isle Of Wight samedi dernier. Ce concert à la Proud Gallery était donc une sorte de préchauffe.

Pour assister à ce concert, j'avais contacté l'organisateur via MySpace afin qu'il mette nos noms sur la guest-list. Il m'avait alors conseillé d'arriver tôt afin d'être certain d'entrer. On s'est donc pointé vers 7.30pm. Là, la fille de l'entrée nous demande : "Vous êtes sur la guest-list ?". Nous : "Oui". Elle : "Laquelle ?". Nous : "MySpace". Elle : "OK, c'est bon"... C'était donc d'une grande utilité d'avoir donné nos noms...

Après une tajine et une petite chicha dans le bar d'en face puis une petite binouze sur la sympathique terrasse de la Proud Gallery, on est allé voir ce qu'il se passait du côté de la scène. Le groupe Goldspot (qui paraît-il se débrouillait bien) était déjà passé et c'était The Films qui étaient en train de jouer. J'avais déjà eu l'occasion de croiser ces quatre américains lors d'une autre première partie. Mon souvenir n'était pas impérissable... Bien que l'impression fut meilleure cette fois, le groupe ne possède rien d'exceptionnel, ressemblant à de nombreux autres avec un style situé entre la pop et le garage-rock revival et avec de fortes influences anglaises. Ils possèdent cependant une bonne énergie en live et leur performance fut finalement assez agréable.

Après une petite attente, place ensuite à Ash. Du seul album que j'avais écouté, j'avais le souvenir d'une musique assez proche de la Britpop mais il semble bien que je me trompais. Dès la première chanson, les trois Irlandais ont sorti la grosse artillerie et les gros riffs de guitares dans une ambiance survoltée. C'était en fait plus à du rock pur et dur que l'on avait à faire, avec aussi des penchants grunge ou même punk. Je regrette un petit peu de ne pas connaître plus leurs morceaux car sur la fin, ils ont apparemment enchaîné les singles et le public (au passage, parait-il que des membres de Coldplay et The Thrills étaient là) était tout excité. A la fin, après une performance finalement assez longue pour un petit concert de ce genre, mon polo était pas loin d'être trempé et il était temps de se rafraîchir sur la terrasse...

Audio:
Ash - Jesus Says (mp3)

Video:
Ash - Burn Baby Burn (clip)

Liens:
Ash | MySpace | Infectious Records | The Films | Goldspot

11 juin 2007

Architecture In Helsinki @ KCLSU

>> Architecture In Helsinki @ KCLSU, London, 04/06/2007
>> Support from The Chap


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Il y a deux ans, ils avaient fait souffler un vent de fraîcheur avec leur pop déjantée. Avec "In Case We Die", leur deuxième album, Architecture In Helsinki s'étaient révélés au monde entier et avaient connu un petit succès bien mérité. Leur recette : de mignonnes petites chansons power pop vitaminées d'audace et de spontanéité. Aujourd'hui, les Australiens sont sur le point de sortir un nouvel album, "Places Like This", et c'était avec un grand enthousiasme que j'allais les voir au King's College de Londres.

Leur prestation fut fidèle à ce que l'on pouvait espérer : une énergie débordante et une joie communicative dégagées par des musiciens très actifs et remuants sur scène. La plupart d'entre eux sont multi-instrumentistes et s'échangent trombone, trompette, xylophone, clarinette, tuba et percussions en tout genre pour créer un joyeux bazar. Quand on écoute leur album, on a l'impression qu'il y a une demi-douzaine de chanteurs différents mais en fait, même si Kellie Sutherland prête bien souvent sa voix et que les autres participent à quelques coeurs, c'est le leader du groupe, Cameron Bird, qui joue avec sa voix en alternant les chants plus ou moins graves et aigus.

Difficile de rester immobile sur des titres entraînants comme It' 5 ou Wishbone. Je reprocherais juste à quelques chansons d'être un peu trop courtes et qui donnent donc un sentiment de déception quand ca finit alors que l'on en voudrait encore. Architecture In Helsinki a également joué quelques nouveaux titres de leur futur album qui semble être dans la même veine que ce que l'on connaît.

En première partie, le groupe The Chap avait auparavant livré une performance étonnante, avec une musique faite de pop expérimentale mélangée à une multitude d'autres genres. Pendant quelques chansons, deux des membres se livraient à de petites chorégraphies amusantes tandis que pour conclure leur set, ils ont offert une explosion de violon et violoncelle complètement barje rythmée par une batterrie excitée. Les archets ont pris très cher... Venus de Londres, The Chap ont déjà enregistré deux albums et sont en train de travailler sur un troisième.

Audio:
Architecture In Helsinki - Wishbone (mp3)
The Chap - (Hats Off To) Dror Frangi (mp3)

Video:
Architecture In Helsinki - Wishbone (clip)
Architecture In Helsinki - It's 5 (clip)

Liens:
Architecture In Helsinki | MySpace | Polyvinyl Records | The Chap

08 juin 2007

The Thrills + Grand National @ The Lock Tavern

>> The Thrills + Grand National @ The Lock Tavern, Camden, London, 27/05/2007

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Je commence à avoir sérieusement du retard sur mes posts... J'ai pourtant plein de trucs à raconter mais j'ai pas une minute de libre en ce moment, même au boulot ! Il y a presque deux semaines, Clash (encore eux !) organisaient un après-midi concerts/DJ Sets au Lock Tavern. Comme tous les dimanches au Lock Tavern, vous allez me dire. Oui mais là le programme était bon, très bon même : The Thrills et Grand National en live plus un DJ Set de The Go! Team. Ajoutez à cela une gratuité totale plus une ambiance franchement cool et vous obtenez un évènement à ne pas rater, surtout lors d'un après-midi pluvieux.

Arrivé vers 5pm histoire de ne rien rater, on a commencé par monter dans la salle du haut pour boire un coup pendant que les deux filles de The Go! Team mixaient dans le coin. La salle était décorée avec de nombreux ballons gonflés à l'helium, perchés au plafond avec de longs fils qui pendaient, ce qui rendait vraiment bien. Vers 6.30pm, Grand National est monté sur la minuscule scène pour une prestation semi-acoustique que j'ai bien appréciée. A part la chanson Drinking To Move On et une écoute très brève de leur premier album, je ne connaissais pas grand chose de ce groupe londonien, apparemment bien plus connu en France et aux USA que dans leur propre pays. Ils étaient trois guitaristes dont un, le chanteur, avec une acoustique, et ils nous ont tranquillement bercé avec de calmes mélodies. Leur deuxième album, "A Drink & A Quick Decision" vient d'être enregistré et est sur le point de sortir, le 18 juin en téléchargement puis en septembre en CD. Après avoir échangé quelques mots avec le chanteur, ils devraient être de retour en concert à Londres à la Proud Gallery, soit de l'autre côté de la rue. Cette information est une exclusivité que je vous offre ;)


Après un bon burger, un positionnement anticipé et stratégique à côté de la scène dans la salle du bas, et alors qu'il y avait encore une bonne trentaine de personnes dehors en train de faire la queue dans l'espoir de rentrer, The Thrills ont fait leur apparition. C'est vraiment un groupe que j'avais beaucoup envie de voir en live, ayant adoré leurs deux premiers albums (et surtout le premier) alors les voir dans une ambiance si intime ajoutait encore plus d'excitation.

C'est simple, les cinq Irlandais nous ont offert un best-of de leurs titres, ajoutant également trois nouvelles chansons de leur futur album, "Teenager", qui va sortir très bientôt (le 22 juillet précisément). Le meilleur moment a été sans conteste sur l'excellente Big Sur sur laquelle tout le public a repris en coeur les "tututududutudu" ! Le chanteur possède une bonne présence sur scène et sait bien y faire pour remuer la foule et nous faire taper dans les mains. Après à peine 3/4 d'heure, c'était malheureusement déjà fini mais ce petit concert intime restera un très bon souvenir. Bizaremment, The Thrills n'ont pas prévu de date à Londres dans leur tournée cet été. Content de ne pas les avoir raté au Lock Tavern donc !

Audio:
The Thrills - Big Sur (mp3)

Video:
The Thrills - Big Sur (live @ The Lock Tavern)

Liens:
The Thrills | MySpace | Grand National | Virgin Records

01 juin 2007

Band Of Horses @ The Scala

>> Band Of Horses @ The Scala, London, 22/05/2007
>> Support from The Hellsayers


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Parmi les nombreux groupes nord-américains qui ont émergé en 2006, Band Of Horses est certainement l'un des principaux à retenir. Avec leur premier album "Everything All The Time", ils ont séduit beaucoup de monde, notamment les critiques (Pitchfork leur a tout de même donné un 8.8), et ont remporté la récompense du meilleur album aux Plug Awards qui se veulent être les Awards de la musique indie. J'avais moi aussi bien accroché à cet album qui possède notamment une perle, la magnifique chanson Funeral, qui me fait vibrer à chaque écoute. Depuis la sortie de leur disque, le groupe a connu quelques changements, le guitariste Mat Brooke, qui participait également à la composition, quittant le groupe pour un autre projet (Grand Archives).

En première partie, j'ai découvert le groupe The Hellsayers, plus ou moins des potes à Band Of Horses, qui ont offert une prestation plutôt sympa (mais pas extraordinaire non plus) faite de pop psychédélique dans un style très nord-américain. 3 guitares, 1 basse et une batterie pour produire un large panel d'effets avec notamment un gars restant tout le concert assis avec sa guitare sur ses genoux à faire des effets en frottant toutes les cordes à la fois avec un objet (je sais pas si il y a un nom à cela, si oui, dites moi, ca m'intéresse).

Band Of Horses a ensuite suivi avec une configuration similaire, un clavier en plus. De retour du festival ATP vs The Fans (sans doute le meilleur festival indie qu'il y ait), le groupe jouait, selon son leader, pour la première fois à Londres, ce qui est assez étonnant. Les émotions et la puissance de leurs compositions ont gardé toute leur splendeur en live et quand ils ont joué Funeral, des frissons ont même traversé mon corps. Le chanteur, genre de barbu avec une casquette auquel on se méprendrait à donner un sandwich si on le croisait dans la rue, possède une bonne petite bouille et possède un bon sens du contact avec le public, ce qui rajoute un petit plus au concert. On a eu droit à la bonne majorité des chansons de "Everything All The Time", dont les meilleures comme The First Song, Wicked Gil ou encore Our Swords, jouée avec deux basses, plus trois nouveaux titres qui n'étaient pas déplaisants non plus. Le concert s'est terminé sur une grosse ovation du public qui en aurait redemandé jusque très tard dans la nuit tellement c'était bon.

Pour ceux qui veulent découvrir Band Of Horses, le groupe est plus que généreux puisqu'il met à disposition quatre chansons en téléchargement libre sur son site internet, donc la fameuse Funeral.

Audio:
Band Of Horses - Funeral (mp3)

Video:
Band Of Horses - Funeral (clip)
Band Of Horses - The Great Salt Lake (clip)

Liens:
Band Of Horse | MySpace | Sub Pop Records | The Hellsayers

27 mai 2007

Au Revoir Simone @ The Luminaire

>> Au Revoir Simone @ The Luminaire, Kilburn, London, 20/05/2007
>> Support from We're Marching On and Slow Club


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Au lendemain des Kooks, retour au Luminaire pour un concert dans un autre genre : Au Revoir Simone. Le groupe, qui tient son nom d'un personnage d'un film de Tim Burton, est composé de trois jeunes et jolies New-Yorkaises : Erika, Annie et Heather, la vingtaine tout juste et qui manient à merveille leurs claviers pour produire un mélange entre les musiques électroniques et la pop des 60's. Et c'est difficile de ne pas se laisser charmer par ces douces voix et mélodies. C'est mélancolique et léger, à la limite de la berceuse, parfait pour installer une ambiance reposante. Apparemment, David Lynch aurait lui aussi succombé. Voir Au Revoir Simone sur la BO d'un de ses prochain films ne serait pas surprenant... En ce qui concerne leur discographie, après un premier (mini) album en 2005, les filles ont sorti "The Bird Of Music" en début d'année, ce qui leur a valu de faire la couverture du magazine Magic notamment.

Arrivés cette fois assez tôt pour ne pas rater les premières parties, nous avons eu droit à deux groupes dans deux styles différents mais j'y ai trouvé dans chacun une dose d'intérêt. Le premier, We're Marching On, nous venait du Canada et jouait une musique assez déjantée et débridée, à l'image de leur prestation live. Difficile d'attribuer un style à ce groupe tellement les chansons étaient éclectiques, alternant la pop, le rock et l'experimental, le tout avec une forte présence de claviers. Ce fut en tout cas une découverte intéressante.

Le deuxième groupe, Slow Club, un gars à la guitare/une fille aux percussions, faisait dans la pop/folk en se partageant le chant et avec une instrumentation minimaliste. Et bien qu'il n'y avait rien d'extraordinaire ou de très original, les mélodies étaient très plaisantes. Ils étaient aussi un brin inventifs, la fille utilisant en plus de sa batterie électronique des objets tels que les barreaux d'une chaise ou des cuillères pour produire du son. Pour finir, deux filles d'Au Revoir Simone sont venues les accompagner pour une dernière chanson entraînante.

Puis ce fut donc au tour d'Au Revoir Simone de prendre place sur scène. Toutes les trois debouts à jouer sur différents claviers tout en ajoutant des samples ici et là, les trois filles ont installé une atmosphère chaleureuse et calme dans la salle, fidèle à ce qu'on peut entendre dans leur album. A part Annie qui s'excite par moment, elles restent plutôt statiques, lâchant tout de même quelques sourires charmeurs par moment. On se laisse facilement bercer par les chansons mais au bout d'un moment je dois avouer que j'aurais aimé que ca s'excite un peu plus. J'ai apprécié leur performance mais force est de constater que ce genre de musique n'est pas la plus transcendante en concert.

Après le concert, les filles ont fait preuve d'une disponibilité et d'une accessibilité vraiment sympa, venant dans la salle boire un coup et discuter, sans aucune barrière. J'ai ainsi appris qu'elles jouaient le lendemain à la Fondation Cartier à Paris où se tenait une série d'évènements culturels en rapport avec... David Lynch. Un peu plus tard, alors que la majorité du public avait quitté les lieux, on est resté en petit comité avec notamment les membres d'Au Revoir Simone et Slow Club pour faire la fête et danser (on a même vu Annie et Heather se rouler par terre, oui oui !).

Au Revoir Simone est depuis en tournée aux Etats-Unis avec Voxtrot et Peter Bjorn & John. Je comprend mieux pourquoi les filles étaient si déchaînées quand ils ont passé le groupe Suèdois...

Audio:
Au Revoir Simone - A Violent Yet Flammable World (mp3)
We're Marching On - 1800s (mp3)
Slow Club - Sunday (Radio 1 Session) (mp3)

Video:
Au Revoir Simone - Sad Song (clip)
Au Revoir Simone - Fallen Snow (clip)
Au Revoir Simone - Stay Golden + Night Majestic (concert à emporter)

Liens:
Au Revoir Simone | MySpace | Moshi Moshi Records | We're Marching On | Slow Club

24 mai 2007

The Kooks @ The Luminaire

>> The Kooks @ The Luminaire, Kilburn, London, 19/05/2007
>> Support from Twisted Charm and Cat The Dog


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Quels sont les premiers albums qui ont le plus marché en 2006 en Angleterre ? Arctic Monkeys, bien sûr, largement en tête, mais aussi The Kooks, à peine la vingtaine eux-aussi et qui, avec "Inside In/Inside Out", ont connu un succès important l'an dernier, l'album contenant bien une demi-douzaine de singles (plus d'un million de ventes et la moitié de l'année dans le Top 20 des Charts albums quand même). La recette : un très bon sens des arrangements au service de mélodies pop entêtantes.

Pourtant, comme les Arctic Monkeys, j'ai jamais beaucoup accroché et je n'ai jamais éprouvé l'envie d'assister à l'un de leurs concerts (bien que j'en avais eu un aperçu il y a un an). Puis, je suis tombé sur l'annonce de ce concert, une semaine avant, organisé par Clash Magazine : The Kooks en acoustique au Luminaire. Sachant qu'on ne rentre pas à plus d'une centaine dans cette petite salle, c'était finalement une très bonne occasion d'aller les voir. Et hop, voilà les tickets achetés ! The Kooks étant un groupe à guitare, le fait que la performance soit acoustique rajoutait également un petit plus.

Exit le bassiste et le batteur, The Kooks n'étaient que deux sur scène : Luke Pritchard et Hugh Harris. Et pour lancer le concert de la meilleure des façons, ils entamèrent avec l'excellente Ooh La, certainement la chanson que je préfère sur leur album. S'en est suivi plus ou moins l'ensemble des autres chansons de l'album, le set se terminant sur Naïve, un autre single très efficace, le tout dans une ambiance décontractée, un peu comme si les deux gars jouaient devant leurs potes pour un anniversaire. Une partie du public a longtemps réclamé Crazy, la chanson de Gnarls Barkley qu'ils ont déjà reprise en concert mais Luke Pritchard clora l'attente en lancant "We're not gonna play that fucking Crazy". Au final, je dois dire que j'ai plus qu'apprécié ce petit concert dans une ambiance cool et intime.

En première partie, on a raté le groupe Twisted Charm mais pas Cat The Dog, qui, comme The Kooks, viennent de Brighton. Semble-t-il plus ou moins potes à la bande à Pritchard, les quatre lascards de Cat The Dog ont chauffé la salle de belle manière avec un rythme soutenu et électrique et des chansons aux influences naviguant entre Nirvana et un rock plus 70's. Vêtus de fringues vintage du plus bel effet et emmenés par un chanteur aux allures de Ian Brown ou Bobby Gillespie, Cat The Dog ont semble-t-il été signés chez Virgin dès leur deuxième concert !

Audio:
The Kooks - Crazy [Gnarls Barkley cover] (mp3)

Video:
The Kooks - Ooh La + Crazy (concert à emporter)

Liens:
The Kooks | MySpace | Virgin Records | Twisted Charm | Cat The Dog

17 mai 2007

1990s @ The Borderline

>> 1990s "Cookies" Album Launch Party @ The Borderline, London, 14/05/2007
>> Support form Fake Fang


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Les 1990s, ca fait un moment que je les suis de près. Depuis que je les ai découvert en première partie de The Pipettes il y a presque un an, en fait. Vous savez, c'est le genre de groupe que vous trouvez super talentueux alors qu'il est inconnu et que vous aimeriez bien voir un jour être célèbre. Et actuellement, c'est justement un moment important pour eux puisqu'ils ont sorti leur premier album, "Cookies", lundi dernier. Pour l'occasion, ils avaient prévu une Album Launch Party au Borderline, petite salle sympathique dans laquelle je mettais les pieds pour la première fois.

1990s, c'est trois Ecossais venant de Glasgow, signés chez Rough Trade (ce label est décidemment le meilleur !), dont deux anciens (Jackie McKeown, le chanteur/guitariste et Jamie McMorrow, le bassiste) du groupe The Yummy Fur. Ce nom ne vous dit probablement rien mais ce groupe contenait parmi ses membres Alex Kapranos et Paul Thomson, respectivement leader et batteur de Franz Ferdinand aujourd'hui. Et cela se ressent justement dans les compositions des 1990s. Il y a en effet un peu de Franz Ferdinand chez eux, il y a cette capacité à produire des chansons qui font danser les filles et dont on retient facilement le refrain, ponctuées de "oh oh oh oh", "ah ah ah ah" et "ouh ouh ouh ouh". Sur leur myspace, le groupe met The Rolling Stones parmi ses influences et on lui accordera bien volontiers puisque certains passages y font indéniablement penser.

Leur performance live a été impeccable, ils ont bien assuré et ca faisait vraiment plaisir de voir à quel point ils avaient eux aussi une grosse envie et un énorme plaisir à jouer, à l'image du batteur (qui chante aussi de temps en temps) qui était intenable sur son tabouret. Les chansons possèdent une grande énergie et les mélodies restent dans la tête facilement, comme si on les connaissait dêjà. Jackie McKeown, qui possède la dentition la plus catastrophique de l'histoire du rock, nous a également gratifié de quelques solos et d'effets plutôt sympas avec sa guitare qu'il maîtrise à merveille.

Après le concert des 1990s, la soirée continuait et on attendait un DJSet de CSS ainsi que des "Very special guests" comme c'était annoncé (quelle soirée sur Londres n'a pas de "Very special guests" ?...). Les membres du groupe sont ensuite venus boire un coup et discuter parmi le public et l'ambiance était plutôt cool mais on est finalement pas resté assez tard pour voir ca. Et oui, il y en a qui bossent et qui veulent pas rater le dernier métro !

J'écoute en ce moment en boucle l'album "Cookies" et le verdict est que cet album regorge de hits ! OK, c'est pas l'album de l'année mais il st tout de même excellent et on ne s'ennuie pas une seule seconde à son écoute. La fougue et la fraîcheur que l'on percoit en live ont été capturées, ce disque est pétillant, accrocheur, rock'n'roll et donne la pêche. Je souhaite aux 1990s de trouver leur public et de se faire connaître car ils le méritent vraiment. Vous aurez beaucoup d'occasions de les voir cet été puisque le groupe est programmé sur un paquet de festivals : au Meltdown Festival, Field Day Festival et Wireless Festival pour les londoniens, à Dour pour les Belges, au Summercase pour les Espagnols et plein d'autres dates à travers l'Europe (rien en France pour le moment mais ca devrait arriver...).

Audio:
1990s - You're Supposed To Be My Friend (mp3)

Video:
1990s - You're Supposed To Be My Friend (clip)
1990s - You Made Me Like It (clip)

Liens:
1990s | MySpace | Rough Trade

15 mai 2007

Brakes @ Koko

Brakes @ Koko, Camden, London, 11/05/2207
Support from We Are The Physics


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De retour dans le fameux club/concert du Koko à l'occasion du Club NME pour faire découvrir l'ambiance des nuits anglaises à des amis de passage, nous sommes tombés sur une line-up proposant le groupe Brakes que j'avais eu l'occasion de découvrir il n'y a pas si longtemps en première partie des Lond Blondes. N'étant pas resté sur une impression vraiment positive et n'ayant pas jeté de coup d'oeil à leur dernier album entre temps, c'est sans grand enthousiasme que j'allais assister à leur prestation.

Originaires de Brighton, Brakes est un quartet réunissant deux membres d'Electric Soft Parade, un de British Sea Power et un autre de The Tenderfoot. Le groupe a sorti un premier album en 2005 ("Give Bllod") suivi d'un second l'an dernier, "The Beatific Visions", signé chez Rough Trade et enregistré à Nashville, Tennessee, en compagnie du producteur Stuart Sikes qui a notamment bossé avec Cat Power t les White Stripes.

Alternant country, rock et parfois même pop dans un style complètement débridé et avec une véritable fougue, Brakes y ajoute à chaque fois un côté punk qui résulte en une prestation live énervée et énergique. Cependant, le penchant trop brouillon de leurs compositions font que les mélodies ont souvent été mises de côté, on s'agace donc assez vite. La durée des chansons du dernier album alterne principalement entre 2 et 3 minutes, ce qui n'est pas très long mais en concert, Brakes font encore mieux puisqu'ils jouent des titres ne dépassant pas 30 secondes, allant même jusqu'à une poignée de secondes !

Au final, la performance de Brakes ne m'a pas vraiment convaincu, n'ajoutant que des doutes à mon scepticisme du départ. Peut-être que leur album me prouverait le contraire mais je n'ai pas une grande envie de m'y pencher dessus.

A noter que nous sommes arrivés trop tard (ou plutôt ils passaient trop tôt) pour voir We Are The Physics.

Audio:
Brakes - Porcupine Or Pineapple (mp3)

Video:
Brakes - Hold Me In The River (clip, assez délirant !)

Liens:
Brakes | MySpace | Rough Trade

30 avril 2007

Yann Tiersen @ The Scala

>> Yann Tiersen @ The Scala, London, 29/04/2007

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En allant voir Yann Tiersen, je m'attendais à écouter les douces mélodies de poche et les valses endiablées qui peuplent ses albums, faites de notes de piano, d'accordéon et de violon. Il n'en fut rien du tout, fini l'époque du musicien multi-intrumentiste ! Pour sa tournée qui l'a vu silloner le monde (et dont Londres était la dernière date), Yann Tiersen s'est équipé de sa guitare électrique et s'est entouré d'un groupe de rock à la configuration presque classique : deux guitaristes, un bassiste, un batteur et une fille au clavier.

J'avais en effet raté un épisode et un CD/DVD, "On Tour", sorti l'an dernier, véritable témoignage live de la tournée. La mélancolie et le climat nostalgique qu'on connaissait tous ont laissé place à des guitares électriques bouillantes mais les qualités mélodiques sont toujours là. C'est du post-rock à la Mogwai ou Explosion In The Sky que nous propose désormais Yann Tiersen. Cette direction choisie a de quoi surprendre et a semble-t-il divisé ses fans. Cependant, bien que ce que j'ai pu entendre est radicalement différent de ce que j'avais l'habitude d'écouter sur ses albums, on a assisté à un très bon concert, fort d'intensité et d'émotion.

Pendant presque deux heures, Yann Tiersen nous a offert des compositions au climat fortement électrique, associant par moment les notes d'un violon énervé (le pauvre archet perdait à chaque fois un bon paquet de crins) comme sur cette chanson d'une dizaine de minutes où il finit avec un solo de violon magistral. Toujours aussi inventif, il nous avait aussi réservé quelques touches d'originalité avec notamment son guitariste qui joua une chanson avec une perceuse et une autre avec une baguette pour produire des sons inhabituels et ainsi ajouter encore un peu plus de créativité aux compositions.

Au milieu de cela, on a aussi eu droit à des moments plus calmes avec la magnifique Monochrome ou encore une valse tirée de la BO d'Amélie Poulain, cependant revue et corrigée. Pour finir, Yann Tiersen nous avait réservé deux rappels avant de saluer avec toute sa troupe une foule qui lui a réservé une grande ovation, preuve que la nouvelle direction prise par Tiersen a semble-t-il conquis son public.

Audio:
Yann Tiersen - Monochrome (mp3)

Vidéo:
Yann Tiersen - La Rade (clip)
Yann Tiersen - A Secret Place (live)

Liens: Yann Tiersen | MySpace