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15 mai 2007

Brakes @ Koko

Brakes @ Koko, Camden, London, 11/05/2207
Support from We Are The Physics


This review in Googlenglish!

De retour dans le fameux club/concert du Koko à l'occasion du Club NME pour faire découvrir l'ambiance des nuits anglaises à des amis de passage, nous sommes tombés sur une line-up proposant le groupe Brakes que j'avais eu l'occasion de découvrir il n'y a pas si longtemps en première partie des Lond Blondes. N'étant pas resté sur une impression vraiment positive et n'ayant pas jeté de coup d'oeil à leur dernier album entre temps, c'est sans grand enthousiasme que j'allais assister à leur prestation.

Originaires de Brighton, Brakes est un quartet réunissant deux membres d'Electric Soft Parade, un de British Sea Power et un autre de The Tenderfoot. Le groupe a sorti un premier album en 2005 ("Give Bllod") suivi d'un second l'an dernier, "The Beatific Visions", signé chez Rough Trade et enregistré à Nashville, Tennessee, en compagnie du producteur Stuart Sikes qui a notamment bossé avec Cat Power t les White Stripes.

Alternant country, rock et parfois même pop dans un style complètement débridé et avec une véritable fougue, Brakes y ajoute à chaque fois un côté punk qui résulte en une prestation live énervée et énergique. Cependant, le penchant trop brouillon de leurs compositions font que les mélodies ont souvent été mises de côté, on s'agace donc assez vite. La durée des chansons du dernier album alterne principalement entre 2 et 3 minutes, ce qui n'est pas très long mais en concert, Brakes font encore mieux puisqu'ils jouent des titres ne dépassant pas 30 secondes, allant même jusqu'à une poignée de secondes !

Au final, la performance de Brakes ne m'a pas vraiment convaincu, n'ajoutant que des doutes à mon scepticisme du départ. Peut-être que leur album me prouverait le contraire mais je n'ai pas une grande envie de m'y pencher dessus.

A noter que nous sommes arrivés trop tard (ou plutôt ils passaient trop tôt) pour voir We Are The Physics.

Audio:
Brakes - Porcupine Or Pineapple (mp3)

Video:
Brakes - Hold Me In The River (clip, assez délirant !)

Liens:
Brakes | MySpace | Rough Trade

04 mai 2007

The Greatest Indie Anthems Ever

C'est bien connu, les anglais sont fans de classements à la con en tout genre. Et c'est bien sûr valable pour la musique, chaque année les magazines musicaux publiant divers classements. Cette semaine, NME, en partenariat avec XFM, publiait la liste "The Greatest Indie Anthems Ever", comprenez le classement des meilleurs hymnes indie, en bref les chansons que vous aimez entendre pour faire la fête, qui vous font sauter partout, que vous aimez reprendre en coeur et qui vous font vibrer à chaque écoute ("The 50 best tracks to drink, dance and cry to, as chosen by the bands, critics and you" comme il disent). Par exemple, si on devait faire une liste pour 2006, on retrouverait probablement Over And Over de Hot Chip, Standing In The Way Of Control de The Gossip ou encore la moitié de l'album des Fratellis !

Du coup, je me suis demandé ce que j'aurais bien mis dans cette liste. Voici donc, dans un ordre quelconque, my greatest indie anthems...


Blur - Song 2
Album "Blur", 1997, #2 UK Singles Chart
mp3 | video clip




The Rolling Stones - Paint It Black
Album "Aftermath", 1966, #1 UK and US Singles Chart
mp3 | video live



Pulp - Common People
Album "Different Class", 1995, #2 UK Singles Chart
mp3 | video clip



Rage Against The Machine - Know Your Enemy
Album "Rage Against The Machine", 1992, jamais sorti en single !
mp3 | video live



The Strokes - Last Nite
Album "Is This It", 2001, #14 UK Singles Chart
mp3 | video clip




The Coral - Dreaming Of You
Album "The Coral", 2002, #13 UK Singles Chart
mp3 | video clip




Le classement du NME, voté par le public, critiques et les groupes, consacre Oasis avec la chanson Live Forever. Assez surprenant vu qu'en France, cette chanson est loin d'être la plus connue du répertoire d'Oasis, mais les anglais ont des goûts bizarre quand il s'agit de voter pour un classement. J'avais par exemple vu un classement où l'album éponyme des Stones Roses avait été élu meilleur album de tous les temps... Dans les 50 premiers, les groupes les plus cités sont Oasis (6 fois), The Stones Roses (5), The Libertines (4) et The Smiths (3). Bizarrement, on ne trouve pas de chansons comme Seven Nation Army des White Stripes, London Calling des Clash ou encore Where Is My Mind des Pixies.

Pour info, les 10 premiers :

1. Oasis - 'Live Forever'
2. Nirvana - 'Smells Like Teen Spirit'
3. Pulp - 'Common People'
4. The Smiths - 'There Is A Light That Never Goes Out'
5. The Libertines - 'Don't Look Back Into The Sun'
6. The Libertines - 'Time For Heroes'
7. The Smiths - 'How Soon Is Now?'
8. The Stone Roses - 'I Am The Resurrection'
9 The Strokes - 'Last Nite'
10 Arctic Monkeys - 'I Bet You Look Good On The Dancefloor'

La suite du classement ici et là.

Et vous, quels sont vos greatest indie anthems ? Attention, interdit de répondre L'Aventurier d'Indochine !

Et pour finir, reconnaissez-vous cette personne ??

22 avril 2007

Vive les Libertines !


"Vive les Libertines", tel est le nom d'un dossier "Paris Musical Special" publié dans le dernier numéro du magazine NME. Sur une double page, le célèbre hébdomadaire musical anglais fait le point sur la nouvelle scène rock parisienne dont on parle tant, paraît-il. Et si le dossier porte ce nom, c'est que les journalistes ont voulu faire le parallèle entre l'influence des Libertines et l'émergence de cette nouvelle scène.

L'article commence par "Remember 2004?" puis décrit la scène rock du Royaume-Uni il y a 3 ans. A cette époque, nombreux étaient les djeuns qui, inspirés par Pete Doherty et Carl Barat, montaient leur bande avec tout l'attirail du jeune rocker sympa : jean serré, Converses au pieds et coiffure négligée. Comme chacun sait, plus qu'un style musical, le rock est aussi une attitude. Et il faut bien l'avouer, bien que les Libertines possèdent deux bons albums avec quelques titres irrésistibles, ils ont aussi et surtout eu une influence concernant l'attitude, l'ambiance ou l'habillement dans le milieu rock.


Et s'il semble que le mouvement se soit étouffé en Angleterre, selon eux, le drapeau de cette scène rock désinvolte flotte toujours dans un autre pays : la France ! Il est peut-être un peu gros de nous faire croire que les Libertines sont seuls à l'origine de ce mouvement mais il semble bien, en effet, même avec ma vision certes lointaine de Londres, que le rock vit de très bons jours à l'heure actuelle à Paris.

NME fait un point sur la musique française, où hip-hop, RnB et dance jouent les premiers rôles et constate que la contribution de la France au rock est quasi-nulle, ce qu'on leur accorde volontier. Pour illustrer cela, ils reprennent la célèbre citation de John Lennon, "French rock is as good as English wine", qui n'avait jamais été défiée jusque là. Le vin anglais étant toujours aussi mauvais, il faudrait donc comprendre que le rock français a gagné en qualité... Au passage, on trouve aussi trois portraits de Johnny Hallyday, Serge Gainsbourg et Daft Punk avec un petit commentaire qui m'a bien fait rire sur Johnny : "Despite selling 100 million albums, having hits every year since 1960 and working with The Small Faces and Jimmy Page, Johnny has never ever actually released a record worth listening to" !


Le journaliste continue avec un fait : le dernier concert des Libertines a eu lieu à Paris en décembre 2004, moment clé selon lui qui a lancé la nouvelle scène rock parisienne (il paraîtrait que les Plastiscines se seraient rencontrées et auraient décidé de former un groupe suite à ce concert...), caractérisée par de nombreux concerts gratuits dans des petits bars, le tout associé au grand laxisme français en ce qui concerne la consommation d'alcool chez les jeunes. Le premier groupe cité est The Parisians, des "potes" des Libertines soit-disant, puis viennent les noms habituels : les Naast, les Shades, The Tatianas, les Plastiscines, Second Sex. J'en connais pas la moitié et je m'étais même juré de ne jamais parler de ceux que je connais mais comme ca dépasse les frontières... (donner le sens que vous voulez à cette phrase...). En plus de l'influence des Libertines, cette scène serait née en réaction à un ras-le-bol de ce qu'on nous passe à la radio en France, toute cette soupe à laquelle on ne s'identifie pas.


Alors je me demande quoi penser de cela ? Le rock qui marche (enfin, marcher, tout est relatif tout de même...) en France, je trouve ça plutôt étonnant et plutôt cool en fait. Si on pouvait entendre plus de rock, c'est pas plus mal non ? Le problème semble-t-il, est dans la qualité des groupes mis en avant, qui plus est de manière pas forcément bonne (papa est critique rock, etc...). J'ai du mal à juger la qualité de ces groupes car je ne les ai pratiquement jamais écouté mais ce dont je suis pratiquement certain, c'est qu'il y en a certains de très mauvais et qui ne méritent pas du tout leur attention. Je pense notamment aux Naast, complètement pitoyables, autant musicalement qu'en interview (allez voir ça pour vous en convaincre), ou aux Plastiscines.

Cependant, sur tous les groupes qui sortent, j'imagine qu'il doit bien y en avoir de bons, le problème est donc du choix des groupes mis en avant par les labels. Des groupes mauvais, il y en a plein en Angleterre, donc pourquoi s'insurger d'en avoir en France aussi ? C'est en fait tout à fait normal (on n'omettra pas cependant que les français resteront toujours plus mauvais que les anglais en rock, ca doit être dans le gènes ;)).

Au final, même si mon avis est celui de quelqu'un qui ne vit pas ce mouvement de l'intérieur, je pense que cette nouvelle vague de rock français peut être une bonne chose. S'il pouvait y avoir une ambiance rock un peu à la "londonienne" à Paris (voire même en province plus tard ! enfin faut pas rêver...), ce ne ferait pas de mal. Il se pourrait d'ailleurs que je me laisse tenter par une petite expérimentation très bientôt à la Flèche d'Or (le coin du jeune rocker sympa parisien paraît-il) ce mardi avec Medi and The Medicine Show, Ask The Dust, Paco Volume, Cocosuma et Los Chicros (je connais d'ailleurs ce deux derniers qui ne rentre pas vraiment dans la bulle décrite ci-dessus).

A part ça, le NME de cette semaine est bien évidemment consacré aux retrouvailles de Pete Doherty et Carl Barat sur scène la semaine dernière lors d'un concert solo de l'ami Pete au Hackney Empire. Les deux anciens Libertines ont joué une dizaine de chansons ensemble, ce qui a déclenché une grande folie dans le public et qui doit en émouvoir un paquet parmi les fans. Les Libertines reformés ? Il n'y a pas de doute selon NME. En attendant, il reste toujours Babyshambles et Dirty Pretty Things qui ont chacun un programme chargé. Il devrait à coup sûr se passer de nouveaux trucs dans les semaines qui suivent. Affaire à suivre...

06 mars 2007

The Rapture @ Astoria

>> The Rapture @ Astoria, London, 28/02/2007
>> Support from Shitdisco, Shiny Toy Guns and Men, Women And Children


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Dernier épisode de ma série de concerts NME Awards Shows : The Rapture, toujours à l'Astoria. Fort d'un dernier album, "Pieces of The People We Love", sorti en fin d'année dernière et tout aussi bon que le précédent ("Echoes"), les New-Yorkais faisaient parti des têtes d'affiches des NME Awards Shows et leur concert était l'un des premiers à être sold-out.

Leur mix d'un son post-punk avec des éléments plus électro et dance donne un résultat d'une intensité incroyable qui prend toute son ampleur en concert. Impossible de ne pas succomber aux rythmes de The Rapture : toute la salle n'a pas arrêté de danser pendant 1h30 ! Il n'y avait pas un seul titre à mettre de côté dans leur setlist qui comprenait de nombreux titres du dernier album comme notamment Get Myself Into It, le single, ainsi que des chansons de l'album précédent telles que l'excellente House Of Jealous Lovers.

Et il semble qu'on a pas été les seuls à apprécier le show. Luke Jenner, le leader du groupe, s'en est en effet donné à coeur joie lors du dernier titre, slamant trois fois de suite ! Ce à quoi Gabriel Andruzzi, le multi-instrumentiste de la bande s'est amusé à commenter : "He does that, that's his thing. He's away from his wife a lot so that's the only way anybody really touches his ass, when he jumps in the audience."

Comme d'hab, trois groupes ont assuré la première partie : Men, Women And Children, Shiny Toy Guns et Shitdisco. J'ai eu du mal à apprécier le premier, eux aussi New-Yorkais, qui étaient un peu trop brouillon dans leurs compositions alliant guitares et claviers électro, même si leur dernier titre a cependant retenu mon attention.

Shiny Toy Guns venaient eux aussi des Etats-Unis, de Los Angeles plus précisément, et ca se voyait (ou plutôt s'entendait). Un rock dans une tradition assez californienne qui n'était cependant pas vide d'intérêt, il y avait quelques bons petits trucs par moment. Le meilleur truc restait tout de même sa chanteuse, Carah Charnow, qui, à en croire Wikipedia et selon des rumeurs non confirmées par la suite, aurait chanté à la place de Paris Hilton sur son album !

Shitdisco, autre groupe auquel NME a collé l'étiquette New Rave, m'ont pas énormément comvaincu même s'il y avait du bon et qu'une fois de plus, il est difficile de se faire une idée d'un groupe qu'on entend pour la première fois. Les Ecossais, souvent comparés à Klaxons, font une dance-punk assez détonnante mais il manque un petit quelque chose qui fait qu'ils ne sont pas aussi bon que Klaxons. Leur groupe s'était fait une petite notoriété à Glasgow en organisant des fêtes gratuites (genre de raves) dans l'apart du batteur pendant lesquelles le groupe jouait dans le salon. Ils accueillaient jusqu'à 400 personnes tout de même... On imagine l'état de la baraque à la fin du weekend...

La setlist :
'Out Of The Races'
'Down So Long'
'Get Myself Into It'
'Sister Saviour'
'The Devil'
'Pieces Of The People We Love'
'Killing'
'W.A.Y.U.H'
'I Need Ur Love'
'House Of Jealous Lovers'
'T.C.O.S'
'Echoes'
'The Sound'
'Don Gon Do It'
'First Gear'
'Olio'

01 mars 2007

Klaxons + CSS + The Sunshine Underground + New Young Pony Club @ Hammersmith Palais

>> Klaxons + CSS + The Sunshine Underground + New Young Pony Club @ Hammersmith Palais, London, 22/02/2006

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Nous ne sommes qu'à la fin du mois de février mais il semble bien que j'ai déjà assisté à l'un des tout meilleurs concerts de l'année. En tout cas, cela va être dur de faire mieux. Il faut dire que la line-up de la soirée avait de bons arguments pour que l'on soit optimiste : Klaxons, CSS, The Sunshine Underground et New Young Pony Club... soit quatre groupes qui ont émergé en 2006 pour notre plus grand plaisir.

Cette date était la dernière d'une tournée NME Indie Rave Tour (c'est NME qui s'efforce à donner cette étiquette Rave...) pendant laquelle les quatre groupes ont mis le feu aux quatre coins du Royaume Uni. Dernière date donc bonne occasion de mettre encore plus le feu dans l'enceinte du Hammersmith Palais (club qui accueille le fameux School Disco), salle qui va malheureusement prochainement fermer (et être détruite) après avoir vu jouer des groupes comme les Rolling Stones, Sex Pistols, The Clash ou encore U2.


C'est New Young Pony Club qui a lancé la soirée et qui a eu le mérite de faire monter l'ambiance dès les premières minutes dans un public aux couleurs fluos et aux colliers/bracelets lumineux tout aussi fluos. L'ambiance et l'excitation étaient déjà montées bien haut alors qu'il n'était même pas 19h30. Du jamais vu pour une première partie (qui n'en était pas vraiment une en fait) !
Je ne connaissais que de nom ce groupe plus féminin que masculin (3 filles / 2 mecs) et je n'ai pas été déçu. Emmenés par Tahita Bulmer (payes ton prénom...) qui était pour l'occasion accoutrée d'une sorte de pyjama fuchsia, NYPC font une electro-pop dansante de la même trempe que CSS. Leur premier album devrait sortir courant 2007.


La suite m'était beaucoup moins inconnue avec The Sunshine Underground. J'avais découvert ce groupe lors d'un mini concert au Lock Tavern l'été dernier puis l'avais revu au festival Insomniacs Ball 2. Leur premier album, sorti en fin d'année dernière, fait également parti de mes favoris parmi les albums anglais sortis en 2006. Le quatuor de Leeds possède quelques titres ravageurs et diablement efficaces en live tels que Put You In Your Place ou Commercial Breakdown. Comme lors des deux fois précédentes, leur prestation a été impeccable.


Arrivés sur scène avec de grandes capes sur leurs têtes, CSS ont pris le relai en débutant par une interprétation de leur chanson CSS Suxxx jouée sur la musique de No Limit de 2 Unlimited ! Les Brésiliens ont réussi à faire monter l'ambiance encore d'un cran, ce qui signifie que c'était une pure folie ! Ils ont joué tous les meilleurs titres de leur excellent album dont Lets Make Love And Listen To Death From Above, meilleur moment du concert.


On pensait que l'ambiance avait déjà atteint son maximum et qu'elle ne pouvait monter encore d'un cran mais c'était sous-estimer les Klaxons qui dès leur premier titre, The Bouncer (présent sur leur EP "Xan Valleys"), font sauter toute la foule sans exception qui reprend en même temps les paroles : "Your name's not down you're not coming in. Not tonight, no not tonight". Ca repart ensuite direct avec Atlantis To Interzone puis la plupart des titres de leur premier album, "Myths of the Near Future", vont y passer. Leur performance finira par un bris de guitares assez violent.

C'était pas fini pour autant puisque pour le rappel, les quatre groupes sont revenus sur scène pour faire la fête (photo du haut), commencant avec Put You In Your Place (de The Sunshine Underground) puis It's Not Over (des Klaxons). Au milieu de ce joyeux bordel, Lovefoxxx (chanteuse de CSS) tenta également sa petite reprise de Hey Jude tandis que ses copines balancaient les morceaux de guitares restants des Klaxons dans le public et que je m'essayais au crowd-surfing.

Bref, une soirée avec une ambiance déjantée comme j'en avais jamais vu avant assurée par quatre groupes survoltés qui donnent tout leur potentiel sur scène.

La soirée a aussi été l'occasion de voir la confirmation de la naissance d'une "génération Klaxons" à Londres, faite de fête, de fluo et de musique qui donne envie de bouger. Place à la "Rave Revolution" comme dirait NME ! (même si ce terme ne correpond pas vraiment à la musique...)

22 février 2007

The Long Blondes @ Astoria

>> The Long Blondes @ Astoria, London, 20/02/2007
>> Support from Brakes, Fields and These New Puritans


Suite des NME Awards Shows avec The Long Blondes qui ont fait du chemin depuis que je les ai vus il y a quelques mois. Leur album est depuis sorti et a confirmé tout le bien que je pensais de ce groupe. Le concert se déroulait une nouvelle fois à l'Astoria, salle qui pourrait d'ailleurs malheureusement fermer alors que c'est l'une des salles les plus centrales de Londres.

Trois groupes ont assuré la première partie, aucun de vraiment inoubliable. Le premier, These New Puritans, font du rock brouillon avec quelques sonorités électro. Ils ont le mérite d'être un peu original et peuvent faire penser à The Fall sur certains moments.

Le deuxième, Fields, était certainement le meilleur des trois. Des chansons très instrumentales, à la limite du psychedelic, avec une grosse présence du clavier pour un résultat qui rendait très bien sur certaines chansons. L'album qui sortira bientôt vaudra le coup d'être écouté. On peut ressortir de nombreuses anecdotes sur la composition du groupe. Ainsi, la fille au clavier, Thorunn Antonia, est Islandaise et son père est le compositieur de l'hymne national Islandais. Le père du batteur Henry Spenner a lui joué à Woodstock avec The Grease Band tandis que le bassiste Matty Derham a coiffé des membres de Franz Ferdinand, Bloc Party ou encore Kylie Minogue !

Le troisième groupe, Brakes, vient de Brighton, est signé chez Rough Trade, a déjà sorti deux albums, et a pour leader un ancien de British Sea Power. Côté son, c'est du punk rock et c'était pas génial (même si encore une fois, je le répète, il est très difficile de se faire une idée quand on entend un groupe pour la première fois). Ils se sont fait une spécialité de faire des mini-chansons de quelques secondes. Leur premier album possède par exemple 16 chansons pour seulement 29 minutes.

The Long Blondes ont donc ensuite conclu la soirée avec une Kate Jackson plus sexy que jamais (voir photo...) mais bien que le concert fut un bon moment, il aurait pu être bien meilleur. Premièrement, l'éclairage était mauvais et minimaliste, ce qui fait qu'à part Kate Jackson, les autres membres étaient la plupart du temps plongé dans le noir (OK, c'était peut-être voulu mais quand même...). Deuxièmement, leur set-list n'était pas bonne : ils ont commencé par trois de leurs meilleurs titres (Lust In The Movies, Weekend Without Make Up et Once And Never Again) et il restait donc pas grand chose pour la suite (même si leur album regorge de bons titres). Troisièmement, leur rappel a été nul. Ils n'ont apparemment pas suivi les consignes du manuel du jeune groupe de rock sympa qui précise que :

  • tu joueras au moins deux chansons pour un rappel.
  • tu ne joueras pas une nouvelle chanson que personne n'a jamais entendu pour finir.
  • si tu t'appelles Kate Jackson, tu ira inviter Vincent (c'est moi) en backstage à la fin du concert.
Autre remarque : la guitariste, bien que très jolie aussi, ne sert pas à grand chose. Elle joue de la guitare comme quelqu'un qui a commencé à en jouer il y a 6 mois, n'a pas du tout le rythme (tout comme la bassiste), et se rattrape parfois en jouant trois notes au clavier. Bref, ca doit être la fille qui s'est retrouvée là en tant que copine de la bande.

21 février 2007

Jarvis Cocker @ Astoria

>> Jarvis Cocker @ Astoria, Lodnon, 17/02/2007
>> Support from Bat For Lashes and Annuals


Pendant tout le mois de février, pratiquement tous les jours, Londres accueille des concerts étiquettés "NME Awards Show" qui précèdent la cérémonie des NME Awards, variante des Brit Awards mais sans Take That et avec comme trophé une statue en forme de doigt d'honneur. NME a pour cela sélectionné quelques uns des meilleurs groupes qui ont fait l'actualité de 2006 avec, en première partie, des groupes qui eux feront celle de 2007. En parrallèle, deux tournées sillonnent le Royaume Uni : le NME Indie Rock Tour avec The Automatic, The View, The Horrors et Mumm-Ra (bof...) et le NME Indie Rave Tour avec Klaxons, CSS, The Sunshine Underground et New Young Pony Club (bien mieux, on en reparlera...).

Pour mon premier concert de la série des NME Awards, j'avais rendez-vous avec Jarvis Cocker à l'Astoria. Après quelques années pendant lesquelles il a touché un peu à tout et n'importe quoi, l'ancien leader de Pulp a sorti un album solo l'an dernier qui, sans être excellent, mérite une certaine attention. Il a ensuite assez peu tourné et revenait donc à Londres pour une date isolée. Parmi les autres membres du groupe l'accompagnant, on pouvait noter la présence de Steve Mackey, l'ancien bassiste de Pulp.

Le concert démarre fort avec Fat Children, la chanson la plus énergique de l'album. Il enchaîne ensuite avec le single, Don't Let Him Waste Your Time, puis continue avec quelques jolies balades qui peuplent l'album.

Le moins que l'on puisse dire est que Jarvis Cocker tient la forme sur scène. Il ne cesse de bouger, de gesticuler et de danser d'une manière presque grotesque mais qui correspond bien à son personnage. Et entre chaque chanson, on a eu droit a un petit discours comique pour détendre l'atmosphère tandis qu'on entendait des "Show your arse" parmi le public en référence à son apparition aux Brit Awards en 1996.

Vers la fin du concert, il joue la chanson Cunts Are Still Running The World (qui critique les organisateurs du Live 8 entre autres, chanson non présente sur l'album) puis revient pour le rappel avec deux reprises : Heaven des Talkings Heads puis Paranoid de... Black Sabbath ! C'était dur à imaginer que Jarvis Cocker puisse reprendre du Black Sabbath mais ce fut un très bon moment et la reprise était vraiment très réussie. C'était du Jarvis en très grande forme ce soir là !

Au final, on aura donc eu comme prévu aucun titre de Pulp (quand le public lui a demandé de jouer le grand classique Common People, il a tout simplement refusé en disant "This band are not Pulp") mais le concert a largement dépassé ses promesses.

Jarvis Cocker avait personnellement sélectionné les groupes pour le supporter. Il s'agissait de Annuals, groupe indie américain aux fortes influences expérimental voire psychedelic qui mériterait une deuxième écoute, et de Bat For Lashes, projet de Natasha Khan, songwriter basée à Brighton, qui joue une musique qui dégage une atmosphère dramatique et sombre qui, comme elle l'accorde elle-même, collerait bien avec un film de David Lynch. Sa belle voix ferait quant à elle penser à Björk.

Lien: ma review de l'album Jarvis Cocker - Jarvis sur IndiePopRock.net

12 février 2007

Arcade Fire - Guns Of Brixton


Après la presse avec des passages sur NME et London Lite, il était temps de passer à l'étape suivante : la vidéo. Si vous allez faire un tour sur le mystérieux site web du nouvel album d'Arcade Fire, "Neon Bible" et que vous cliquez ensuite sur le lien "Guns", vous verrez la vidéo de leur reprise de Guns Of Brixton des Clash lors de leur concert à St John's Church le 31 janvier dernier (voir la review). Et nous sommes bien évidemment en bonne position sur la vidéo, juste derrière la violoniste !

Vous pouvez aussi voir cette vidéo en haut de ce post, via Youtube. Pour le MP3, c'est en bas du post.

Arcade Fire a joué au total 5 soirs de suite à Londres, dans deux lieux différents (St John's Church puis Porchester Hall), et a à chaque fois réussi à produire des performances étonnantes et uniques. Pour un petit résumé de chaque soir, vous pouvez aller voir là, là, là, là et là.

MP3: Arcade Fire - Guns Of Brixton (live Clash cover)

22 décembre 2006

JM Awards 2006 : Indie-girl (vote du public)

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Comme toute bonne cérémonie de récompenses à la con, les JM Awards ne dérogent pas à la règle et ont leur prix spécial du public. Allez, je vous propose de voter pour l'indie-girl 2006 parmi 13 prétendantes qui ont fait l'actualité de 2006. Pour voter, laissez juste un petit commentaire. Que chaque visiteur joue le jeu ! Le gagnant passera une nuit avec l'indie-girl 2006. Si c'est une gagnante, on trouvera un arrangement ;)

Rose Dougall (The Pipettes)
Pourquoi on avait pas des pipettes comme ça en chimie au lycée ?














Patience Hodgson (The Grates)
Un modèle de trampoline qui nous vient d'Australie.

















Neko Case
The New Pornographer ?

















Maya von Doll (Soho Dolls)
La petite poupée de Soho.

















Lily Allen
Souris Lily, souris.

















Laura-Mary Carter (Blood Red Shoes)
La rookie de la liste.

















Kate Jackson (The Long Blondes)
Le charme à l'anglaise...

















Juanita Stein (Howling Bells)
Une des plus belles voix de 2006.

















Joanna Newsom
Son harpe a bien de la chance ;)

















Emily Haines (Metric)
La fille la plus occupée en 2006 (Metric, Broken Social Scene, Emily Haines And The Soft Skeleton).











Karen O (Yeah Yeah Yeahs)
Prix Jacques Dessange de la plus belle coupe au bol.














Eleanor Friedberger (The Fiery Furnaces)
Accessoirement petite amie d'Alex Kapranos.

















Beth Ditto (The Gossip)
La personne la plus cool en 2006 selon NME. Parce qu'il en faut pour tous les goûts...
















Bonnes vacances/fêtes à tout le monde et rendez-vous en 2007 !

28 novembre 2006

Muse @ Wembley Arena

>> Muse @ Wembley Arena, London, 21/11/2006
>> Support from The Noisettes


Depuis le temps que j'attendais de les voir, je ne pouvais pas rater l'occasion qui se présentait à moi d'aller au concert de Muse pour leur tournée suite à la sortie de leur quatrième album, "Black Holes And Revelations". Pour leur passage à Londres, ils avaient pris place pendant trois soirs de suite dans l'immense Wembley Arena et le show s'annoncait explosif comme le présageait les différentes critiques élogieuses de leurs performances ainsi que les différentes récompenses qu'ils avaient pu avoir.

Après une première partie assez mauvaise du groupe The Noisettes, c'était au tour de Muse pour deux heures de show, car plus qu'un concert, c'est bien un show qu'ils nous ont livré.
Dès le départ de la première chanson (Take A Bow), la foule se compresse sur une bonne dizaine de mètres vers l'avant de la scène, on est tout de suite plus serré ! Matthew Bellamy est en grande forme, il en fait toujours un peu trop mais c'est pour ça qu'on l'aime ! Et il faut bien avouer que même si je ne m'y connais pas trop, il semble être un très bon guitariste et arrive à sortir des sons assez incroyables avec son instrument.

Il ne faut pas attendre longtemps pour entendre New Born, mon titre préféré certainement, où l'excitation monte encore d'un cran dans le public. Ca continue encore dans la folie avec des titres comme Assassin ou Plug In Baby avant une petite pause pour la balade Soldier's Poem.
La scène possède un écran géant immense à l'arrière mais le plus impressionnant reste certainement le genre de pyramide inversée tapissée d'écrans qui s'ouvre et se referme et dans laquelle se trouve le batteur avec son instrument. Le jeu des effets et des lumières est tout simplement fabuleux, du jamais vu en ce qui me concerne.

Sur une balade, Matthew demande à tout le monde d'allumer son téléphone portable et de le lever en l'air. Dans l'immense salle de Wembley, le résultat était vraiment probant. Après les briquets, les portables, vive la technologie !
Muse n'hésite pas à modifier les chansons par rapport au CD ou à les allonger, ce qui change des groupes dont on a l'impression d'écouter le CD en concert. Sur un long final d'un titre, Matthew écrase un ampli sur sa guitare puis y monte dessus tout en bougeant alors que la guitare continue de produire du son. Une façon de jouer de la guitare avec les pieds... Il la récupère ensuite avant de la balancer par terre. Je savais que ca arriver à Muse de bousiller du matos, et à vrai dire, ca m'a toujours fait marrer de voir ça :)

Le meilleur était cependant pour la fin. Sur Bliss, d'énormes ballons (au moins 2m de diamètre je dirais à peu près) ont été jeté dans le public qui s'est fait un malin plaisir de s'amuser avec puis de les crever un à un, les trois membres de Muse attendant que cette tâche soit finie pour débuter la chanson suivante. Mais selon moi le grand moment du concert a été le final avec Knights Of Cydonia, leur dernier single. Sur CD, j'avais pas été plus enthousiasmé que ca par cette chanson mais en live, c'est quelque chose ! Ecoutez cette chanson, mettez le son de votre chaîne à fond et imaginez ce que ca peut donner en concert vers le début de la 4ème minute de la chanson...

Ce concert a donc tenu toutes ses promesses. J'aime beaucoup les concerts intimistes dans les petites salles mais un show comme celui qu'a fait Muse ne peut que rendre mieux dans une grande enceinte comme Wembley Arena. En plus d'avoir une musique qui prend toute son ampleur en live, Muse produit un spectacle étonnant et jouissif qui n'a que peu d'équivalent dans le monde. Le NME, fidèle à lui même, titrait "The greatest show on earth" la semaine dernière en couverture...

Setlist
Take A Bow
Hysteria
New Born
Butterflies & Hurricanes
Assassin
Map Of The Problematique
Plug In Baby
Soldier's Poem
Invincible
Supermassive Black Hole
Forced In
Time Is Running Out
Starlight
Stockholm Syndrome
Citizen Erased
Bliss
Hoodoo
Knights Of Cydonia

13 octobre 2006

The NME as I know it is right inside my head

A force de traîner dans les soirées et concerts rock à Londres, il fallait bien que ca arrive un jour. Non, je n'ai pas commencé à me droguer, non je ne m'habille pas avec des pantalons serrés, j'ai juste ma photo sur NME, certainement le magazine musical le plus connu au monde.
La photo a été prise lors du concert mémorable de Dirty Pretty Things il y a deux semaines dont je vous avais parlé là. Mercredi dernier, en allant feuilleter ce fameux NME chez le marchand de journaux, juste après le sommaire, dans la partie News, je tombe sur cette photo qui prend bien les 3/4 de la double page, c'est pas grand chose mais ca fait toujours plaisir ! Mes deux compères, JM1 et JM2, sont également sur la photo, l'un au premier plan tandis que l'autre tente de se maintenir debout juste derrière moi.
Voilà, c'était le moment "personne n'en a rien à foutre" du blog. Au fait, je sais pas si je vous ai dit que ma grand-mère a acheté de la confiture de mures avant hier ?

30 septembre 2006

Dirty Pretty Things @ Proud Gallery, Camden

>> Dirty Pretty Things @ Proud Gallery, Camden, London, 29/09/2006

On pourra dire ce qu'on veut mais lire les news de NME ca peut servir. Hier aprem, lors d'une de mes multiples pause internet (quand au bout de 30 minutes de travail continu je trouve qu'il est temps de prendre une pause), je me baladais sur le site du NME et un petit concert surprise de dernière minute de Dirty Pretty Things était annoncé. Le truc se déroulait à la Proud Gallery de Camden, une gallerie de photos généralement en rapport avec l'histoire du rock qui se trouve en plein milieu des petits commerce de Camden, juste au dessus des multiples petits trucs pour bouffer chinois/thai/etc pour ceux qui connaissent. Voilà un programme tout fait pour la soirée !

Prévoyant (l'ouverture des portes était prévue à 19h), on se pointe vers 18h15 pour être sûr de pouvoir rentrer. La Proud Gallery n'est pas seulement une gallerie mais possède également un bar avec une terrasse excellente avec des genre de matelas pour s'allonger et avec des chaises sur lequelles sont imprimées des photos de légendes du rock. La scène est installée dans une salle d'exposition et c'est plus qu'intime puisque ca ne doit pas faire plus de 10 mètres sur 10 ! Ca va être bon...

Après quelques verres et une première partie assurée par un petit groupe dont j'ai mal compris le nom (Noods ou un truc du genre), arrive donc Dirty Pretty Things... Pour ceux qui sont pas au courant, Dirty Pretty Things est le nouveau groupe de Carl Barat, ancien co-leader des Libertines avec l'ami Doherty. Autour de lui, on retrouve l'ex-batteur des Libertines, Gary Powell, ainsi que Didz Hammond, l'ex-bassiste de Cooper Temple Clause, mais aussi Anthony Rossomando qui avait déjà joué aux côtés de Carl Barat lors de la tournée européenne des Libertines en remplacement de Pete Doherty.

Dès les premiers instants de la première chanson, c'est de la folie pure. La salle est remplie à rabord, on est serré au maximum et les 3 pauvres vigils ont trop de mal à nous contenir. Les mouvements de foule nous font tomber à droite puis à gauche, les amplis sur le bord ont failli se casser la gueule plusieurs fois et les vigils doivent tenir les micros des chanteurs pour pas qu'ils tombent. Au bout de deux chansons, devant l'excitation du public, le gérant de la salle, un peu furieux, intervient pour nous demander de nous calmer et parce qu'il voit bien que les 3 vigils n'arriveront pas à contenir la foule si ca continue. Après une dizaine de minutes, le concert reprend. Ca s'est un peu calmé mais c'est quand même toujours du grand n'importe quoi et c'est ça qui est bon ! La salle est vraiment minuscule et on a vraiment l'impression qu'ils jouent dans notre salon.

Le concert n'aura duré que 6 ou 7 chansons mais que ce fut bon, c'est pour les moments comme ça que j'aime Londres ! Mais c'est pas fini, une petite surprise nous attend... Liam Gallagher, le chanteur d'Oasis, descend les escaliers pour venir sur scène. Dans le même temps, le DJ met Supersonic que tout le public reprend en criant comme des fous. Et c'est là qu'on s'apercoit qu'Oasis est une légende vivante en Angleterre. Non autorisé à jouer par l'organisation qui a trop les boules des problèmes qu'il pourrait y avoir, Liam reste là sur scène avec les Dirty Pretty Things. Il fait sa star, profite que tout le monde gueule son nom, tape un peu sur la batterie puis se casse. Une vrai star, et il a bien aimé bien profiter de la situation...
S'en suit un genre de bordel : la scène commence à être envahie et une baston est évitée d'un rien entre les vigils et quelques gars bourrés.

En bref, une vrai soirée Rock'n'Roll, vraiment mémorable. Vive le n'importe quoi, vive Camden, vive la tartiflette, vive le rock !

Update : ce lundi, le concert a fait la une du NME avec un article qui décrit les évènements. S'ils ne l'avaient pas coupée, je serais même sur la photo !

02 juillet 2006

Metric @ Koko


>> Metric @ Koko, Camden, London, 23/06/2006

Après une qualification pour le deuxième tour de la coupe du monde (oui je sais je suis en retard dans l'actualisation du blog), pourquoi pas aller fêter ça avec un concert de Metric au Koko pour le fameux Club NME ? Même pas un mois après les avoir vu chez Madame Jo Jo's, retour d'Emily Haynes et de sa bande à Londres. Plus long, plus fort, plus excité, plus mieux. Et comme j'ai découvert youtube il n'y a pas longtemps, une petite vidéo (pas de moi, pas de ce concert).

04 juin 2006

The Automatic @ Mean Fiddler

>> The Automatic @ Mean Fiddler, Tottenham Court, London, 27/05/2006
>> Support from Six Nation State and New Moscow


Samedi dernier, direction The Mean Fiddler à Tottenham Court pour tester la soirée FROG, soirée club/concerts rock assez réputée ici qui fait passer de jeunes groupes qui se révèlent parfois après (Razorlight, Bloc Party, The Rakes, Kaiser Chiefs ces dernières années). Le programme cette fois-ci était The Automatic qui sortaient justement d'une tournée NME New Music Tour. J'en avais déjà entendu parler et avais écouté quelques titres à la radio et c'était plutôt prometteur.

Les gars arrivent sur scène tout excité et démarrent direct à fond. En fait, c'est surtout le chanteur qui est à fond. Il se balade, le micro à la main, saute partout, monte sur les baffles, se roule par terre, etc... Leur musique est énergique et bouge bien et ils savent mettre l'ambiance donc leur performance, bien que courte encore une fois, est ma fois bonne. Leurs singles, Raoul et Recover sont très sympa et rendent encore mieux en live. J'ai du mal à croire qu'ils auront un brillant avenir mais en tout cas, le concert était de qualité, un bon moment.

La soirée n'était cependant pas finie. Ont suivi ensuite Six Nation State et New Moscow. Bon point pour le premier nommé qui faisait de bon petits trucs.

29 mai 2006

Metric, You Say Party! We Say Die! @ Madame Jo Jo's

>> Metric + You Say Party! We Say Die! @ Madame Jojo's, Soho, London, 23/05/2006

Voilà un concert qui n'était pas prévu au programme mais qui était le bienvenue ! Mardi dernier, avant de partir du boulot, je regarde vite fait les dernières news de NME. Et je tombe donc sur l'annonce d'un concert "secret" (oui, pas si secret que ça en fait...) de Metric le soir même. Ca tombe bien, je voulais les voir et ils n'avaient pas de date Londres dans leur tournée ! Metric est un très bon groupe de rock canadien qui a déjà sorti deux excellents albums. Le groupe est emmené par sa chanteuse, la charismatique et jolie Emily Haines, qui a auparavant fait partie du groupe Broken Social Scene, autre groupe canadien dont la réputation n'est plus à faire. La soirée avait aussi comme programme le groupe You Say Party! We Say Die!, groupe canadien également, qui est en train de se faire connaître sur la scène londonienne et qui possède lui aussi des demoiselles (si on ajoute à cela The Pipettes, The Like, Howling Bells où encore The Long Blondes, les groupes avec des filles ont la côte en ce moment).

Après avoir attendu un bon moment à faire la queue dehors en face des sex-shops homos de Soho (le jeu de mot de cette phrase n'est pas voulu, svp !), nous entrons donc dans la petite salle du Madame Jo Jo's. Metric commence son show sur une toute petite scène où ils se marchent
presque dessus mais il y a une certaine proximité avec le public qui donne une bonne ambiance. La chanteuse trouve tout de même la place pour sauter partout et se déchaîner et le concert, bien que court, a tenu toutes ses promesses. Ils finissent sur leur single le plus connu, Dead Disco dans une version modifiée et allongée très sympa.

Le temps de changer le matos et voilà l'entrée en scène de You Say Party! We Say Die!. Les deux filles aux commandes mettent bien l'ambiance mais niveau musical, on a vu mieux. Cependant, le concert est agréable et on se laisse séduire. Apparemment, la soirée continuait en club et il y avait un dernier petit groupe pour finir mais nous, jeunes travailleurs sympas, il fallait qu'on e lève tôt le lendemain alors on a laissé ces jeunes branleurs d'étudiants anglais s'amuser entre eux...

28 mai 2006

The Decemberists @ Koko

>> The Decemberists @ Koko, Camden, London, 19/05/2006
>> Support from Radar Bros


Complètement converti à leur musique depuis leur concert à Paris en novembre dernier, j'avais pas hésité une seconde à reprendre des places pour aller voir The Decemberists à Londres. Comme la veille pour The Shins, le concert se déroulait au Koko.

A la différence de la dernière fois, j'avais cette fois pratiquement toutes les chansons dans la tête et il faut bien avouer qu'on apprécie encore plus un concert dans ces cas là. Le concert se déroule très bien même si l'on peut regretter qu'un membre du groupe, la violoniste, ne soit pas là, ce qui enlève un brin de charme aux chansons.
Comme d'hab, le chanteur, Colin Meloy, sort ses petits discours/blagues entre chaque chansons mais avec un certain talent, la présence sur scène de ce groupe est vraiment exceptionnelle et c'est ça qui fait un bon concert.

Mais le meilleur était attendu pour la fin... De retour pour le rappel, sur la chanson The Chimbley Sweep, Colin Meloy assassine virtuellement et un à un les membres de son groupe. Après un dernier soupir de leur instrument, ils s’écroulent lourdement sur le sol. Une fois cette besogne effectuée, il oblige tout le public à s’accroupir, pour jouer tout doucement un extrait de titre. Au bout de deux minutes, les autres musiciens opprimés se réveillent de leur sommeil, et le public, tel des centaines de ressorts, se relève pour le final de la chanson dans une ambiance géniale. Pour le plaisir, j'ai même pris une vidéo qui est ici (désolé, qualité du son mauvaise...).


Et le concert se finit là. Et c'est il faut bien l'avouer une grosse déception que ca soit déjà fini car ayant eu droit à une reprise remarquable suivie de la fabuleuse chanson The Mariner’s Revenge Song (une épopée de presque dix minutes où le leader demande au public de crier comme s’il était avalé par une baleine) à Paris, je suis resté sur ma faim. Mais je suis sûr que ceux qui les voyaient pour la première fois sont eux sortis avec le grand sourire.

Après coup, je pense que le groupe n'a pas pu pousser plus loin le concert car pris par le temps. Il fallait en effet libérer la salle car suivait le Club NME (NME pour New Musical Express qui est un des magazines musical les plus connus au monde) où le Koko se transforme en club rock (que de la musique rock !) et concerts (ce soir là, on a vu Morningwood qui n'est pas inoubliable...) tous les vendredi. On est d'ailleurs resté : gratuit et pas besoin de faire la queue dehors ! Et il faut bien avouer qu'on a pas eu tort : l'ambiance est excellente, la salle remplie d'anglais typiques habillés dans la dernière mode anglaise et c'est délirant ! Donc en ce moment, la mode est Converses, jean serré jusqu'au chevilles et polo rayé pour les garçons (et coiffure à l'anglaise qui va avec) et grand n'importe quoi pour les filles (comprenant la jupe biensur).
Notre grand jeu avec Romain a été de prendre des photos de ces styles tellement c'est délirant ! D'ailleurs, il faut toujours prendre son appareil photo dans ces soirées là car on tombe toujours sur des trucs incroyables (genre un gars déguisé en poste de télévision ou en palmier) ! sur la photo ci-dessous, je vous présented'ailleurs toute la dernière mode féminine anglaise !

16 février 2006

Arctic Monkul

Les anglais s'enflamment comme un rien, c'est bien connu. Ils sont très fort pour ca avec le sport par exemple (genre Wayne Rooney, sélectionné en équipe d'Angleterre à 17 ans après avoir joué 3 ou 4 matchs de championnat), mais le secteur musical sait aussi tirer son épingle du jeu. Depuis que les Beatles ne sont plus, les journalistes britanniques cherchent leurs successeurs et un paquet de groupes a eu l'occasion de se voir donner l'étiquette de nouveaux Beatles dès leur premier album. Finalement, l'histoire est toujours la même : les Beatles sont uniques et le jour où un groupe égalera leur succès n'est pas arrivé. Si je parle de ça, c'est justement qu'en ce moment, un groupe est en train de tout exploser et c'est presque ridicule à quel point c'est la folie autour d'eux.

Leur nom : Arctic Monkeys, quatre gars venus de Sheffield et à peine sorti de leur adolescence. Pour ceux qui ont lu le premier message de ce blog, je parlais justement d'eux puisqu'ils étaient présent au festival des Inrocks le soir d'Antony And The Johnsons. A ce moment là, ils étaient complètement inconnus en France, commencaient à se faire connaître via Internet en UK et la salle de concert (l'Olympia) étaient presque vide car ils passaient en premier à la soirée, vers 18h30. Seuls certains fans anglais s'exclamaient devant.
Quand on sait qu'une place pour leur concert cette semaine à Londres s'arrache à au moins 50 pounds sur eBay, on comprend que Arctic Monkeys a depuis fait du chemin.

Alors on doit donc s'imaginer que ce groupe est extraordinaire ! Beh franchement, c'est justement là qu'est le problème. Même s'il faut avouer qu'il y a du talent, il n'a quand même pas de quoi en faire tout ce foin. Car c'est plus qu'un engouement ici, c'est du vrai n'importe quoi : tous les magasins de disques mettent en avant le CD, on les entend à la radio tout le temps, ils on battu un record de vente d'album en une semaine, il n'y a pas un jour sans un article sur eux dans les journaux, etc... Le fin du fin vient tout de même de l'hebdomadaire NME qui, dans son classement des 100 meilleurs albums anglais de tous les temps classe Arctic Monkeys en 5e position, devant les Beatles par exemple... et cela sachant que le magazine est sorti deux jours après que l'album ait été mis en vente !
Enfin bon, peut-être que c'est moi qui comprend rien et que ce sont des génies mais pour l'instant j'ai du mal à le croire.
Fin