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12 juin 2007

Ash @ Proud Gallery

>> Ash @ Proud Gallery, Camden, London, 08/06/2007
>> Support from The Films and Goldspot


This review in Googlenglish!

Depuis le début du printemps, Year Zero Club s'est fait une spécialité d'organiser des petits concerts secrets à la Proud Gallery de Camden. Le principe : à peu près tous les mois, un concert secret est annoncé puis le nom du groupe qui va jouer n'est dévoilé que deux ou trois jours avant le show. Quand on connaît l'intimité de la salle de la Proud Gallery et sachant que les groupes programmés ne sont pas les premiers venus, ce sont des occasions à ne pas rater. Après The Kooks et The Sunshine Underground pour les deux premières affiches, la troisième édition proposait Ash en ce vendredi 8 juin. J'avais vécu un moment mémorable avec Dirty Pretty Things dans cette petite salle donc pas d'hésitation pour y retourner !

Je ne connaissais pas grand chose de Ash. La seule expérience que j'avais avec ce groupe était une vague écoute de l'album "Nu-Clear Sounds" qui date de 1998. Formé en 1992, les Irlandais sont pourtant un gros morceau et durent. Depuis 1994, ils ont enregistré 5 albums (dont deux qui ont été en tête des charts UK) et sont sur le point d'en sortir un nouveau début juillet ("Twilight of the Innocents"). Pour accompagner cela, Ash sera en concert 4 jours de suite au Koko et participait au festival Isle Of Wight samedi dernier. Ce concert à la Proud Gallery était donc une sorte de préchauffe.

Pour assister à ce concert, j'avais contacté l'organisateur via MySpace afin qu'il mette nos noms sur la guest-list. Il m'avait alors conseillé d'arriver tôt afin d'être certain d'entrer. On s'est donc pointé vers 7.30pm. Là, la fille de l'entrée nous demande : "Vous êtes sur la guest-list ?". Nous : "Oui". Elle : "Laquelle ?". Nous : "MySpace". Elle : "OK, c'est bon"... C'était donc d'une grande utilité d'avoir donné nos noms...

Après une tajine et une petite chicha dans le bar d'en face puis une petite binouze sur la sympathique terrasse de la Proud Gallery, on est allé voir ce qu'il se passait du côté de la scène. Le groupe Goldspot (qui paraît-il se débrouillait bien) était déjà passé et c'était The Films qui étaient en train de jouer. J'avais déjà eu l'occasion de croiser ces quatre américains lors d'une autre première partie. Mon souvenir n'était pas impérissable... Bien que l'impression fut meilleure cette fois, le groupe ne possède rien d'exceptionnel, ressemblant à de nombreux autres avec un style situé entre la pop et le garage-rock revival et avec de fortes influences anglaises. Ils possèdent cependant une bonne énergie en live et leur performance fut finalement assez agréable.

Après une petite attente, place ensuite à Ash. Du seul album que j'avais écouté, j'avais le souvenir d'une musique assez proche de la Britpop mais il semble bien que je me trompais. Dès la première chanson, les trois Irlandais ont sorti la grosse artillerie et les gros riffs de guitares dans une ambiance survoltée. C'était en fait plus à du rock pur et dur que l'on avait à faire, avec aussi des penchants grunge ou même punk. Je regrette un petit peu de ne pas connaître plus leurs morceaux car sur la fin, ils ont apparemment enchaîné les singles et le public (au passage, parait-il que des membres de Coldplay et The Thrills étaient là) était tout excité. A la fin, après une performance finalement assez longue pour un petit concert de ce genre, mon polo était pas loin d'être trempé et il était temps de se rafraîchir sur la terrasse...

Audio:
Ash - Jesus Says (mp3)

Video:
Ash - Burn Baby Burn (clip)

Liens:
Ash | MySpace | Infectious Records | The Films | Goldspot

24 mai 2007

The Kooks @ The Luminaire

>> The Kooks @ The Luminaire, Kilburn, London, 19/05/2007
>> Support from Twisted Charm and Cat The Dog


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Quels sont les premiers albums qui ont le plus marché en 2006 en Angleterre ? Arctic Monkeys, bien sûr, largement en tête, mais aussi The Kooks, à peine la vingtaine eux-aussi et qui, avec "Inside In/Inside Out", ont connu un succès important l'an dernier, l'album contenant bien une demi-douzaine de singles (plus d'un million de ventes et la moitié de l'année dans le Top 20 des Charts albums quand même). La recette : un très bon sens des arrangements au service de mélodies pop entêtantes.

Pourtant, comme les Arctic Monkeys, j'ai jamais beaucoup accroché et je n'ai jamais éprouvé l'envie d'assister à l'un de leurs concerts (bien que j'en avais eu un aperçu il y a un an). Puis, je suis tombé sur l'annonce de ce concert, une semaine avant, organisé par Clash Magazine : The Kooks en acoustique au Luminaire. Sachant qu'on ne rentre pas à plus d'une centaine dans cette petite salle, c'était finalement une très bonne occasion d'aller les voir. Et hop, voilà les tickets achetés ! The Kooks étant un groupe à guitare, le fait que la performance soit acoustique rajoutait également un petit plus.

Exit le bassiste et le batteur, The Kooks n'étaient que deux sur scène : Luke Pritchard et Hugh Harris. Et pour lancer le concert de la meilleure des façons, ils entamèrent avec l'excellente Ooh La, certainement la chanson que je préfère sur leur album. S'en est suivi plus ou moins l'ensemble des autres chansons de l'album, le set se terminant sur Naïve, un autre single très efficace, le tout dans une ambiance décontractée, un peu comme si les deux gars jouaient devant leurs potes pour un anniversaire. Une partie du public a longtemps réclamé Crazy, la chanson de Gnarls Barkley qu'ils ont déjà reprise en concert mais Luke Pritchard clora l'attente en lancant "We're not gonna play that fucking Crazy". Au final, je dois dire que j'ai plus qu'apprécié ce petit concert dans une ambiance cool et intime.

En première partie, on a raté le groupe Twisted Charm mais pas Cat The Dog, qui, comme The Kooks, viennent de Brighton. Semble-t-il plus ou moins potes à la bande à Pritchard, les quatre lascards de Cat The Dog ont chauffé la salle de belle manière avec un rythme soutenu et électrique et des chansons aux influences naviguant entre Nirvana et un rock plus 70's. Vêtus de fringues vintage du plus bel effet et emmenés par un chanteur aux allures de Ian Brown ou Bobby Gillespie, Cat The Dog ont semble-t-il été signés chez Virgin dès leur deuxième concert !

Audio:
The Kooks - Crazy [Gnarls Barkley cover] (mp3)

Video:
The Kooks - Ooh La + Crazy (concert à emporter)

Liens:
The Kooks | MySpace | Virgin Records | Twisted Charm | Cat The Dog

22 avril 2007

Vive les Libertines !


"Vive les Libertines", tel est le nom d'un dossier "Paris Musical Special" publié dans le dernier numéro du magazine NME. Sur une double page, le célèbre hébdomadaire musical anglais fait le point sur la nouvelle scène rock parisienne dont on parle tant, paraît-il. Et si le dossier porte ce nom, c'est que les journalistes ont voulu faire le parallèle entre l'influence des Libertines et l'émergence de cette nouvelle scène.

L'article commence par "Remember 2004?" puis décrit la scène rock du Royaume-Uni il y a 3 ans. A cette époque, nombreux étaient les djeuns qui, inspirés par Pete Doherty et Carl Barat, montaient leur bande avec tout l'attirail du jeune rocker sympa : jean serré, Converses au pieds et coiffure négligée. Comme chacun sait, plus qu'un style musical, le rock est aussi une attitude. Et il faut bien l'avouer, bien que les Libertines possèdent deux bons albums avec quelques titres irrésistibles, ils ont aussi et surtout eu une influence concernant l'attitude, l'ambiance ou l'habillement dans le milieu rock.


Et s'il semble que le mouvement se soit étouffé en Angleterre, selon eux, le drapeau de cette scène rock désinvolte flotte toujours dans un autre pays : la France ! Il est peut-être un peu gros de nous faire croire que les Libertines sont seuls à l'origine de ce mouvement mais il semble bien, en effet, même avec ma vision certes lointaine de Londres, que le rock vit de très bons jours à l'heure actuelle à Paris.

NME fait un point sur la musique française, où hip-hop, RnB et dance jouent les premiers rôles et constate que la contribution de la France au rock est quasi-nulle, ce qu'on leur accorde volontier. Pour illustrer cela, ils reprennent la célèbre citation de John Lennon, "French rock is as good as English wine", qui n'avait jamais été défiée jusque là. Le vin anglais étant toujours aussi mauvais, il faudrait donc comprendre que le rock français a gagné en qualité... Au passage, on trouve aussi trois portraits de Johnny Hallyday, Serge Gainsbourg et Daft Punk avec un petit commentaire qui m'a bien fait rire sur Johnny : "Despite selling 100 million albums, having hits every year since 1960 and working with The Small Faces and Jimmy Page, Johnny has never ever actually released a record worth listening to" !


Le journaliste continue avec un fait : le dernier concert des Libertines a eu lieu à Paris en décembre 2004, moment clé selon lui qui a lancé la nouvelle scène rock parisienne (il paraîtrait que les Plastiscines se seraient rencontrées et auraient décidé de former un groupe suite à ce concert...), caractérisée par de nombreux concerts gratuits dans des petits bars, le tout associé au grand laxisme français en ce qui concerne la consommation d'alcool chez les jeunes. Le premier groupe cité est The Parisians, des "potes" des Libertines soit-disant, puis viennent les noms habituels : les Naast, les Shades, The Tatianas, les Plastiscines, Second Sex. J'en connais pas la moitié et je m'étais même juré de ne jamais parler de ceux que je connais mais comme ca dépasse les frontières... (donner le sens que vous voulez à cette phrase...). En plus de l'influence des Libertines, cette scène serait née en réaction à un ras-le-bol de ce qu'on nous passe à la radio en France, toute cette soupe à laquelle on ne s'identifie pas.


Alors je me demande quoi penser de cela ? Le rock qui marche (enfin, marcher, tout est relatif tout de même...) en France, je trouve ça plutôt étonnant et plutôt cool en fait. Si on pouvait entendre plus de rock, c'est pas plus mal non ? Le problème semble-t-il, est dans la qualité des groupes mis en avant, qui plus est de manière pas forcément bonne (papa est critique rock, etc...). J'ai du mal à juger la qualité de ces groupes car je ne les ai pratiquement jamais écouté mais ce dont je suis pratiquement certain, c'est qu'il y en a certains de très mauvais et qui ne méritent pas du tout leur attention. Je pense notamment aux Naast, complètement pitoyables, autant musicalement qu'en interview (allez voir ça pour vous en convaincre), ou aux Plastiscines.

Cependant, sur tous les groupes qui sortent, j'imagine qu'il doit bien y en avoir de bons, le problème est donc du choix des groupes mis en avant par les labels. Des groupes mauvais, il y en a plein en Angleterre, donc pourquoi s'insurger d'en avoir en France aussi ? C'est en fait tout à fait normal (on n'omettra pas cependant que les français resteront toujours plus mauvais que les anglais en rock, ca doit être dans le gènes ;)).

Au final, même si mon avis est celui de quelqu'un qui ne vit pas ce mouvement de l'intérieur, je pense que cette nouvelle vague de rock français peut être une bonne chose. S'il pouvait y avoir une ambiance rock un peu à la "londonienne" à Paris (voire même en province plus tard ! enfin faut pas rêver...), ce ne ferait pas de mal. Il se pourrait d'ailleurs que je me laisse tenter par une petite expérimentation très bientôt à la Flèche d'Or (le coin du jeune rocker sympa parisien paraît-il) ce mardi avec Medi and The Medicine Show, Ask The Dust, Paco Volume, Cocosuma et Los Chicros (je connais d'ailleurs ce deux derniers qui ne rentre pas vraiment dans la bulle décrite ci-dessus).

A part ça, le NME de cette semaine est bien évidemment consacré aux retrouvailles de Pete Doherty et Carl Barat sur scène la semaine dernière lors d'un concert solo de l'ami Pete au Hackney Empire. Les deux anciens Libertines ont joué une dizaine de chansons ensemble, ce qui a déclenché une grande folie dans le public et qui doit en émouvoir un paquet parmi les fans. Les Libertines reformés ? Il n'y a pas de doute selon NME. En attendant, il reste toujours Babyshambles et Dirty Pretty Things qui ont chacun un programme chargé. Il devrait à coup sûr se passer de nouveaux trucs dans les semaines qui suivent. Affaire à suivre...

29 mars 2007

Placebo @ The Coronet

>> Placebo @ The Coronet, London, 07/03/2007
>> Support from The Officers

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J'avais pas eu envie d'aller les voir lors de leur tournée l'an passé. Il faut dire que je suis pas un grand fan de Placebo. Cependant, j'avais beaucoup apprécié leurs débuts dans les années 90 alors quand ils ont annoncé une date isolée ("one off special show" comme on dit ici) à Londres dans une salle de taille assez modeste, je me suis dit que ca pouvait être une bonne occasion de les voir en live (je les avais cependant déjà vu quelques minutes il y a un an...). Placebo reste tout de même l'un des groupes de rock majeurs de ces dix dernières années. Ce concert était comme un cadeau à leurs fans anglais avant de partir pour une grosse tournée en Amérique du Sud et aux Etats-Unis.

Le concert avait lieu à The Coronet, un ancien théatre situé au sud de Londres, à Elephant & Castle, et qui accueille quelques concerts. Après une première partie assez décevante de The Officers et leur rock pas vraiment convaincant, les trois membres de Placebo entraient en scène sous les acclamations d'un public qu'on sentait très fan.
Ils commencent alors avec une série de chansons de leur dernier album (enfin je crois) jusqu'à ce que vienne leur grand classique Without You I'm Nothing, certainement l'une de leurs meilleures chansons. La performance continuera de façon assez énergique avec de nombreux titres de "Meds" (9 au total) ponctués de quelques singles plus anciens tels que I Know ou Bionic, le tout accompagné de clips projetés sur les écrans.

Le concert s'est fini avec non pas un mais deux rappels et il semble qu'ils auraient bien voulu jouer toute la nuit s'ils avaient pu. Ils ont ensuite quitté la scène comme lors de leur entrée : sous les applaudissements chaleureux d'un public conquis, en n'oubliant pas de se rassembler au devant pour remercier la foule à la manière des comédiens à la fin d'une pièce. Ca ressemblait à un genre d'hommage mutuel entre le public et le groupe.

Cependant, de mon côté, je n'ai pas vraiment été enthousiasmé par ce concert. Est ce parce que j'étais assis et loin de la scène (et oui, c'est ca d'aller à un concert avec une fille ;)) où est-ce que c'est parce que Placebo me passe aujourd'hui un peu au-dessus de la tête ? Peut-être un peu des deux mais, même si dans l'ensemble ce fut un bon moment, j'en attendais plus de Brian Molko et compagnie.

06 mars 2007

The Rapture @ Astoria

>> The Rapture @ Astoria, London, 28/02/2007
>> Support from Shitdisco, Shiny Toy Guns and Men, Women And Children


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Dernier épisode de ma série de concerts NME Awards Shows : The Rapture, toujours à l'Astoria. Fort d'un dernier album, "Pieces of The People We Love", sorti en fin d'année dernière et tout aussi bon que le précédent ("Echoes"), les New-Yorkais faisaient parti des têtes d'affiches des NME Awards Shows et leur concert était l'un des premiers à être sold-out.

Leur mix d'un son post-punk avec des éléments plus électro et dance donne un résultat d'une intensité incroyable qui prend toute son ampleur en concert. Impossible de ne pas succomber aux rythmes de The Rapture : toute la salle n'a pas arrêté de danser pendant 1h30 ! Il n'y avait pas un seul titre à mettre de côté dans leur setlist qui comprenait de nombreux titres du dernier album comme notamment Get Myself Into It, le single, ainsi que des chansons de l'album précédent telles que l'excellente House Of Jealous Lovers.

Et il semble qu'on a pas été les seuls à apprécier le show. Luke Jenner, le leader du groupe, s'en est en effet donné à coeur joie lors du dernier titre, slamant trois fois de suite ! Ce à quoi Gabriel Andruzzi, le multi-instrumentiste de la bande s'est amusé à commenter : "He does that, that's his thing. He's away from his wife a lot so that's the only way anybody really touches his ass, when he jumps in the audience."

Comme d'hab, trois groupes ont assuré la première partie : Men, Women And Children, Shiny Toy Guns et Shitdisco. J'ai eu du mal à apprécier le premier, eux aussi New-Yorkais, qui étaient un peu trop brouillon dans leurs compositions alliant guitares et claviers électro, même si leur dernier titre a cependant retenu mon attention.

Shiny Toy Guns venaient eux aussi des Etats-Unis, de Los Angeles plus précisément, et ca se voyait (ou plutôt s'entendait). Un rock dans une tradition assez californienne qui n'était cependant pas vide d'intérêt, il y avait quelques bons petits trucs par moment. Le meilleur truc restait tout de même sa chanteuse, Carah Charnow, qui, à en croire Wikipedia et selon des rumeurs non confirmées par la suite, aurait chanté à la place de Paris Hilton sur son album !

Shitdisco, autre groupe auquel NME a collé l'étiquette New Rave, m'ont pas énormément comvaincu même s'il y avait du bon et qu'une fois de plus, il est difficile de se faire une idée d'un groupe qu'on entend pour la première fois. Les Ecossais, souvent comparés à Klaxons, font une dance-punk assez détonnante mais il manque un petit quelque chose qui fait qu'ils ne sont pas aussi bon que Klaxons. Leur groupe s'était fait une petite notoriété à Glasgow en organisant des fêtes gratuites (genre de raves) dans l'apart du batteur pendant lesquelles le groupe jouait dans le salon. Ils accueillaient jusqu'à 400 personnes tout de même... On imagine l'état de la baraque à la fin du weekend...

La setlist :
'Out Of The Races'
'Down So Long'
'Get Myself Into It'
'Sister Saviour'
'The Devil'
'Pieces Of The People We Love'
'Killing'
'W.A.Y.U.H'
'I Need Ur Love'
'House Of Jealous Lovers'
'T.C.O.S'
'Echoes'
'The Sound'
'Don Gon Do It'
'First Gear'
'Olio'

23 janvier 2007

The Victorians + Hopper + Poney Poney @ Bus Palladium

>> The Victorians + Hopper + Poney Poney @ Bus Palladium, Paris, 19/01/2007

Nouvelle soirée concert à Paris où je retrouvais quelques membres de l'équipe d'IndiePopRock au Bus Palladium. Arrivés assez tôt pour le début de The Victorians, c'était pas vraiment la même histoire que deux jours plus tôt à la Flèche d'Or puisque nous devions être 20 paumés devant la scène dont 80% d'amis du groupe. Pourtant, le jeune groupe parisien a fait bonne impression avec un rock certes pas très original mais très efficace. Je vous conseille d'aller visiter le zoom spécial qui leur est consacré dans la rubrique "autoprod" d'IndiePopRock. C'est par ici.

C'était ensuite au tour du groupe Hopper, lui aussi parisien. Deux filles, deux gars, pour un résultat convaincant soutenu par la belle voix de la chanteuse qui n'est pas sans rappeller PJ Harvey. Leur chansons manquent juste d'un poil de mélodies.

Enfin, le groupe Poney Poney, parisien encore, a conclu la soirée mais j'avoue ne pas trop avoir prêté attention à leur performance qui n'avait pas l'air aussi enthousiasmante que les deux premières. C'était ensuite la soirée aftershow des Hushpuppies et la salle était bien pleine au final. Cela m'a permit de voir un petit peu le public et les soirées rock parisiennes. Bon, c'est pas encore ça mais c'était tout de même bien sympa. En même temps, comment ne pas être déçu quand on vient de Londres ? Je conseille au Bus Palladium de trouver de meilleurs DJs et de baisser leurs prix incroyables sur les boissons ! Payer 8 euros une despé, ca fait un peu mal au cul. Ca se veut rock et ca sert même pas de pintes de bière à prix raisonnable ! Non mais sans déconner ;)

06 décembre 2006

The Insomniacs Ball 2 @ SeOne

>> The Insomniacs Ball 2 @ SeOne, London, 25/11/2006
>> The Young Knives, Art Brut, The Sunshine Underground, The Rumble Strips, Blood Red Shoes, Robots In Disguise, Pink Grease, The Blood Arm, Foals...


Après avoir participé à la première édition en avril dernier, il n'était pas question de rater le festival The Insomniacs Ball 2 qui réunissait encore une fois une sélection des meilleurs nouveaux groupes, de la scène anglaise principalement. Comme la première fois, ca se passait pendant toute la nuit dans l'immense boîte SeOne, habituellement réservé aux soirée hip-hop et R'n'B, ses 4 salles et ses 3000 personnes de capacité. Ce soir là, c'était la communauté indie de Londres qui avait pris rendez-vous du côté de London Bridge.

Arrivés vers 21h30, nous nous sommes dirigés vers la scène principale pour aller voir Blood Red Shoes, duo mixte, comme les White Stripes, à la différence près que c'est la fille à la guitare et le mec à la batterie. L'impression fut assez bonne dans l'ensemble : du rock assez décousu avec de bons riffs de guitares sur lesquels se posent délicatement la voix de Laura-Mary Carter, et celle de Steven Ansell par moments.
En attendant The Blood Arm qui passait une heure après, c'était l'occasion d'aller découvrir d'autres groupes et notamment Foals, mélange pop/disco house du meilleur effet qui rendait en tout cas très bien en live. On est aussi aller jeté un coup d'oeil à The Rumble Strips mais je me souviens pas vraiment ce que ca donnait. Ca devait donc pas être mémorable.

Les choses sérieuses commencaient réellement ensuite avec The Blood Arm, connu par tous (même en France paraît-il) pour son tube Suspicious Character ("I like all the girls and all the girls like me..."). Leur performance fut très énergique avec un chanteur en pleine forme qui adorait les bains de foule, chantant même une chanson assis par-terre au mileu du public, toute la foule l'imitant, et nous, juste à côté de lui.

Juste après The Blood Arm, enchaînement direct avec The Sunshine Underground qui jouait dans la salle principale. Comme à The Lock Tavern 3 mois avant, j'ai vraiment accroché à leur style, savant mélande de rock/punk/funk qui donne envie de ne pas rester en place (en bref, de bouger son corps). Va falloir que je me décide sérieusement à écouter leur album qui est sorti il y a peu.

Après un passage éclair par Pink Grease (vu récemment au Barfly), on revenait sur la grande scène pour le gros morceau de la soirée : Art Brut, de retour après avoir assuré la première édition. Troisième fois pour moi cette année, troisième fois dans un festival, et toujours aussi bon ! Ils sont tout simplement très fort et notamment Eddie Argos, le fantasque chanteur qui a lui aussi fait un petit bain de foule.

Enfin, pour finir la soirée, The Young Knives ont investi la scène en tant que headliners (même si pour moi les headliners étaient Art Brut...). Ils sont un peu molassons en live mais possèdent quelques titres très efficaces tels que l'excellent Weekends And Bleak Days (Hot Summer) ou encore The Decision et She's Attracted To. Pendant ce temps là, jouaient Robots In Disguise et j'aurai peut-être mieux fait d'y aller faire un tour si j'avais su.

Les concerts étaient finis mais pas la soirée, il était 3h30. Tout le monde s'était regroupé dans la salle du milieu (et ses canapés fort apréciables) qui n'abritait pas de scène. Cela faisait un bon regroupement de loques humaines, complètement incapables de continuer la fête, crevés d'avoir enchaîné plus de 5h de concerts, et nous ne dérogions pas à la règle... A mon retour, il a même fallu que le chauffeur de bus me réveille au terminus...

Lien : voir ma chronique sur l'album The Blood Arm - Lie Lover Lie

05 décembre 2006

Juliette And The Licks @ ULU

>> Juliette And The Licks @ University of London Union, London, 23/11/2006
>> Support from Larrikin Love and The Films


Je suis pas particulièrement fan de leur musique, mais j'avais entendu parler de la réputation de Juliette And The Licks en concert, très énergique semblait-il. Avec Larrikin Love qui assurait la première partie, cela faisait une raison de plus de se rendre dans la petite salle de l'University of London Union, au lendemain de Muse à la Wembley Arena...

Le groupe Juliette And The Licks a vu le jour il y a trois ans sous l'impulsion de Juliette Lewis, actrice holywoodienne plus ou moins connue que vous avez peut-être eu l'occasion de voir dans Tueurs Nés ou Kalifornia notamment. Elle a depuis complètement quitté les plateaux de tournage pour se consacrer uniquement à sa nouvelle passion qu'est le rock. Pour son dernier album sorti cette année, elle s'est même entourée de Monsieur Dave Grohl qui assurait la batterie.

Le premier groupe de la soirée se nommait The Films (et non pas The Film, groupe Bordelais), un énième groupe de rock anglais sans grand intérêt (ni avenir) qui possédait un peu tous les clichés du groupe anglais de base.
Puis ce fut au tour de Larrikin Love qui, eux, possèdent justement une dose d'originalité et de fraîcheur qui fait souvent défaut aux groupes anglais, en mélangeant avec brio punk, reggae, ska et folk. Le groupe est emmené par Edward Larrikin qui semble sortir du collège et qui, comme on l'entend dans l'une des chansons (Downing Street Kindling), s'en prend à son pays ("England has nothing more to offer me") et aimerait venir vivre en... France.

Pour finir la soirée, Juliette And The Licks ont donc comme prévu mis le feu. C'était du jamais vu, Juliette Lewis était complètement déchaînée, bougeait dans tous les sens et pouvait pas rester en place plus d'une seconde sur scène. Le fait que ce soit leur dernière date de l'année à Londres et l'une des dernières de leur tournée leur a certainement ajouté aussi un peu d'excitation. Deux slams à son actif dans la soirée dont un dernier à la fin du concert assez mémorable après lequel elle a pris un petit bain de foule.

Au final, une soirée assez mouvementée donc qui prouve que la musique ne fait pas tout dans un concert et c'est justement bien l'intérêt d'un concert par rapport à écouter un CD ou regarder un DVD.

28 novembre 2006

Muse @ Wembley Arena

>> Muse @ Wembley Arena, London, 21/11/2006
>> Support from The Noisettes


Depuis le temps que j'attendais de les voir, je ne pouvais pas rater l'occasion qui se présentait à moi d'aller au concert de Muse pour leur tournée suite à la sortie de leur quatrième album, "Black Holes And Revelations". Pour leur passage à Londres, ils avaient pris place pendant trois soirs de suite dans l'immense Wembley Arena et le show s'annoncait explosif comme le présageait les différentes critiques élogieuses de leurs performances ainsi que les différentes récompenses qu'ils avaient pu avoir.

Après une première partie assez mauvaise du groupe The Noisettes, c'était au tour de Muse pour deux heures de show, car plus qu'un concert, c'est bien un show qu'ils nous ont livré.
Dès le départ de la première chanson (Take A Bow), la foule se compresse sur une bonne dizaine de mètres vers l'avant de la scène, on est tout de suite plus serré ! Matthew Bellamy est en grande forme, il en fait toujours un peu trop mais c'est pour ça qu'on l'aime ! Et il faut bien avouer que même si je ne m'y connais pas trop, il semble être un très bon guitariste et arrive à sortir des sons assez incroyables avec son instrument.

Il ne faut pas attendre longtemps pour entendre New Born, mon titre préféré certainement, où l'excitation monte encore d'un cran dans le public. Ca continue encore dans la folie avec des titres comme Assassin ou Plug In Baby avant une petite pause pour la balade Soldier's Poem.
La scène possède un écran géant immense à l'arrière mais le plus impressionnant reste certainement le genre de pyramide inversée tapissée d'écrans qui s'ouvre et se referme et dans laquelle se trouve le batteur avec son instrument. Le jeu des effets et des lumières est tout simplement fabuleux, du jamais vu en ce qui me concerne.

Sur une balade, Matthew demande à tout le monde d'allumer son téléphone portable et de le lever en l'air. Dans l'immense salle de Wembley, le résultat était vraiment probant. Après les briquets, les portables, vive la technologie !
Muse n'hésite pas à modifier les chansons par rapport au CD ou à les allonger, ce qui change des groupes dont on a l'impression d'écouter le CD en concert. Sur un long final d'un titre, Matthew écrase un ampli sur sa guitare puis y monte dessus tout en bougeant alors que la guitare continue de produire du son. Une façon de jouer de la guitare avec les pieds... Il la récupère ensuite avant de la balancer par terre. Je savais que ca arriver à Muse de bousiller du matos, et à vrai dire, ca m'a toujours fait marrer de voir ça :)

Le meilleur était cependant pour la fin. Sur Bliss, d'énormes ballons (au moins 2m de diamètre je dirais à peu près) ont été jeté dans le public qui s'est fait un malin plaisir de s'amuser avec puis de les crever un à un, les trois membres de Muse attendant que cette tâche soit finie pour débuter la chanson suivante. Mais selon moi le grand moment du concert a été le final avec Knights Of Cydonia, leur dernier single. Sur CD, j'avais pas été plus enthousiasmé que ca par cette chanson mais en live, c'est quelque chose ! Ecoutez cette chanson, mettez le son de votre chaîne à fond et imaginez ce que ca peut donner en concert vers le début de la 4ème minute de la chanson...

Ce concert a donc tenu toutes ses promesses. J'aime beaucoup les concerts intimistes dans les petites salles mais un show comme celui qu'a fait Muse ne peut que rendre mieux dans une grande enceinte comme Wembley Arena. En plus d'avoir une musique qui prend toute son ampleur en live, Muse produit un spectacle étonnant et jouissif qui n'a que peu d'équivalent dans le monde. Le NME, fidèle à lui même, titrait "The greatest show on earth" la semaine dernière en couverture...

Setlist
Take A Bow
Hysteria
New Born
Butterflies & Hurricanes
Assassin
Map Of The Problematique
Plug In Baby
Soldier's Poem
Invincible
Supermassive Black Hole
Forced In
Time Is Running Out
Starlight
Stockholm Syndrome
Citizen Erased
Bliss
Hoodoo
Knights Of Cydonia

25 novembre 2006

Soho Dolls @ Camden Barfly

>> Soho Dolls @ Barfly, Camden, London, 09/11/2006
>> Support from The Rivers and Eight Legs


Un petit concert de plus au Barfly de Camden avec au programme les Soho Dolls. Le groupe est composé de ce qui semble être deux soeurs, Maya von Doll, au chant, et Ana Doll au clavier (absente ce soir là), accompagnées par un guitariste et un bassiste (à gauche sur la photo, oui nous aussi on a eu du mal à s'apercevoir que c'était un mec), et jouent de l'électro glam rock. Ils ont acquis une petite notoriété grâce notamment à leur chanteuse, comment dire... très sexy, et qui n'hésite pas à afficher ses avantages en live. Pour être honnête, c'était aussi une source de motivation pour aller les voir...

Mais heureusement, ils ne se reposent pas que sur ça et arrivent à faire quelques bonnes chansons avec des influences très électro. Sur scène, la chanteuse utilise tous ses charmes pour séduire le public (elle finit le concert un peu moins vêtue qu'au début...) mais le fait d'une manière qui passe bien et ne tombe pas dans le vulgaire. Au final, même si j'irai tout de même pas jusqu'à acheter leur prochain CD, leur prestation aura été plutôt satisfaisante, notamment pour un petit groupe comme celui là, et en comparaison avec ce que j'avais déjà pu voir au Barfly précédemment.

En première partie, on a eu droit aux groupes The Rivers et Eight Legs qui, sans être franchement mauvais, restent dans la catégorie de groupe de rock anglais de base qui va pas chercher bien loin.

25 octobre 2006

The Long Blondes @ Mean Fiddler

Photo : James Looker
>> The Long Blondes @ Mean Fiddler, Tottenham Court, London, 17/10/2006
>> Support from The 1990s and The Sugars


The Long Blondes est l'un de mes coups de coeur du moment. A l'image des Pipettes, ce groupe semble sorti d'une autre époque, mais pas vraiment la même que les filles de Brighton. Là, il faut plutôt s'orienter vers les années 80 avec des influences telles que Blondie, même si la pop des 60's est elle aussi parfois présente. Signés sur le célèbre label Rough Trade, The Long Blondes sont comme leur nom l'indique une bande composée de... trois brunes et deux mâles venus de Sheffield. Leur premier album, "Someone To Drive You Home", sort le 6 novembre prochain et il se pourrait bien que leur renommée traverse la manche.

The Long Blondes savent aussi soigner leur image. Ainsi, leurs pochettes font très 60's et le groupe véhicule un look "glamorous punk" (selon wikipedia...) très vintage, notamment incarné par l'adorable Kate Jackson, la chanteuse, toujours un foulard autour du coup.
Leur musique est simple et possède des mélodies et refrains très efficaces, dansants et entraînants. Les textes sont bien souvent naïfs, généralement sur fonds d'histoires d'amour à deux balles, mais on en redemande.

Sur scène, leur performance est très énergique et rafraîchissante, grâce surtout à Kate Jackson qui a une bien mignonne façon de danser et qui a toujours un petit mot sympa ou une petite histoire à raconter entre deux chansons.
Pour découvrir ce groupe, allez donc écouter leur deux derniers très bons singles, Weekend Without Makeup et Once and Never Again, à coup sûr sur leur MySpace.

La première partie n'avait pas été déplaisante non plus avec The Sugars qui font eux aussi dans le vintage (période 50's en ce qui les concerne) et surtout The 1990s, un de mes autres coups de coeur du moment. Signés également chez Rough Trade et en provenance de Glasgow, The 1990s est un trio qui fait du bon rock'n'roll influencé par les Rolling Stones. On peut aussi trouver un peu de Franz Ferdinand, pas étonnant puisque deux de leurs membres faisaient partie du groupe Yummy Fur avec Alex Kapranos et Paul Thomson. J'avais déjà eu l'occasion de remarquer leur talent en première partie des Pipettes (comme quoi, tout se rejoint !). Leur excellent premier single, You're Supposed To Be My Friend, sortira le 20 novembre prochain.

18 octobre 2006

The Others @ Islington Academy

>> The Others @ Islington Academy, London, 13/10/2006
>> Support from Humanzi and Action Plan


Apparus sur la scène rock début 2005, période très chargée niveau "révélations" (ou pas) de groupes anglais, The Others avaient alors sorti un album plutôt sympa avec quelques titres bien efficaces. Un album qui n'a cependant pas vraiment plu à Q Magazine qui l'a classé dans son Top 50 des pires albums de tous les temps... Aujourd'hui, ils repartent en tournée pour promouvoir la sortie imminente de leur deuxième disque. The Others sont également réputés pour leur live shows ; on les a par exemple déjà vu faire un concert dans une ligne de métro.

Ce concert s'inscrivait en fait dans une soirée organisée par Kill All Hippies à la Islington Academy et les groupes Action Plan et Humanzi étaient aussi de la fête, le tout pour la modique somme de 5 livres.
Action Plan passant trop tôt dans la soirée, on arrive pour le début de The Others vers 23h30. Le rythme effréné des chansons et la pêche du groupe en font un concert énergique et agréable à regarder, par contre le son est vraiment pourri dans la salle. Devant, c'est le concours de celui qui slammera le plus de fois. J'ai rarement vu autant de personnes slammer à cette fréquence ! En bref, concert assez bon mais j'ai bien peur que The Others appartiennent à ce genre de groupes qu'on a déjà oublié un an après leur apparition. Je mise pas grand chose sur leur deuxième album...

Une pinte de bière plus tard, Humanzi prenait le relai avec un public beaucoup moins nombreux. Venu de Dublin, Humanzi a sorti son premier album au milieu de l'année courante et tourne beaucoup en Angleterre. J'avais d'ailleurs déjà eu l'occasion de les voir en première partie de The Paddingtons en début d'année. Leur style : un mélange de punk-rock et d'electro. Une prestation au final pas vraiment excitante même si le groupe possède quelques bons titres.

La soirée était ensuite censée se transformer en club avec de la bonne zik mais ce fut un peu l'échec vu le peu de monde qu'il restait. Déjà que Humanzi se sentait un peu délaissé, c'était carrément l'abandon une demi-heure après leur concert. Assez incompréhensible quand on voit que le prix était ridicule, qu'il y avait d'assez bons groupes, que la salle est sympa, et que les soirées Kill All Hippies sont généralement très bonnes. Du coup, on a fait comme tout le monde en profitant tout de même des pintes à 1,80 livres avant de partir...

25 septembre 2006

The Subways @ Shepherd's Bush Empire

>> The Subways @ Shepherd's Bush Empire, London, 13/09/2006
>> Support from The Milk Teeth, Larrikin Love


Membres de la grande vague de groupes anglais qui ont émergé en 2005, The Subways étaient en tournée en cette fin d'été et se sont arrêtés deux soirs à Londres, au Shepherd's Bush Empire, l'une de mes salles préférées sans aucun doute. Première constatation : le public est jeune, très jeune même ! Vu que les concerts sont généralement interdits au moins de 18 ans, le public a d'habitude une moyenne d'age qui s'approche du miens, mais là on se croyait plus dans garderie ! M'enfin c'est pas bien grave et ca change un peu car ils sont quand même beaucoup plus excités les p'tits djeuns. De tous les concerts que j'ai fait à Londres, c'est peut-être même celui où ca bougeait le plus. Leur jeu favori : former un grand cercle vide puis pogoter violemment à l'intérieur quand l'instant bourrin de la chanson arrive (et il y a même des filles volontaires).

On est arrivé pour la fin de The Milk Teeth qu'on a pas vraiment eu le temps d'apprécier et de juger. La deuxième première partie (on aura tous compris ce que je veux dire...) était assurée par Larrikin Love et il faut bien avouer que ce fut une bonne surprise. Un groupe anglais qui varie rock, ska et reggae, c'est plutôt rare donc ca mérite son attention. Il semblait même que certaines personnes du public soient venues plus pour eux que pour la tête d'affiche.

Après ce petit moment sympathique, c'est donc The Subways qui envahit la scène, trio composé d'un chanteur/guitariste, d'une bassiste et d'un batteur pour une moyenne d'age qu'un peu plus haute que celle du public (21 ans). Petite particularité : le chanteur et la bassiste sont ensemble et le chanteur et le batteur son frères.
Alors que leur album alterne des chansons rock plutôt calmes à des titres plus ravageurs tels que l'excellent "Rock and Roll Queen", ils ont pour le concert enchaîné les titres puissants avec des riffs de guitares violents qui faisaient qu'on se croyait parfois à un concert de métal. Leur énergie se fait aussi sentir sur scène et ils se sont offert un petit bain de foule (enfin sauf la fille). Pour bien finir, ils nous ont réservé une version spéciale de "Rock and Roll Queen" que tout le monde attendait avec impatiente. Pendant la chanson, le chanteur est allé se balader dans la foule, sautant d'un balcon à un autre avant de revenir sur scène pour entonner un refrain furieux.

Bien que ce groupe ne faisait pas partie de mes préférés parmi les nouveaux venus, leur prestation sur scène a été très bonne et ca mérite le respect. La présence de Larrikin Love en première partie était également un plus non négligeable.

07 septembre 2006

V Festival @ Hylands Park, Chelmsford

>> V Festival @ Hylands Park, Chelmsford, 19/08/2006
>> Radiohead, Beck, Keane, Bloc Party, The Magic Numbers, The Divine Comedy, The Dead 60's, Kasabian, Editors, We Are Scientists, The Cardigans, Kula Shaker, Fatboy Slim, The Go! Team, Echo & The Bunnymen, Phoenix, My Morning Jacket, Jamie T, Art Brut, Captain, The Young Knives, Regina Spektor, etc...

Bien plus qu'en France, faire un festival l'été est ancré dans la culture anglaise (il y en a même qui viennent plus pour se bourrer la gueule que pour la musique). Parmi le nombre incroyable de festivals proposés, autant faire le meilleur ! En l'absence du mythique Glastonbury qui fait une pause en 2006, le V Festival était le festival le plus attendu, notamment grâce à la présence de Radiohead...

Le site, qui accueille le festival est immense (sans parler du camping) et il y a au total pas moins de 8 scènes (dont 4 assez grosses) ! Avec tout ca, on comprend bien qu'il est dur de faire un choix parmi tous les artistes qui jouent simultanément (lien vers la line-up), surtout que la qualité était au rendez-vous. Pour faire vite, nous avons notamment vu The Divine Comedy, The Magic Numbers, Bloc Party, Art Brut, Keane, Beck et Radiohead. Oui, ca fait rêver...

Pour un résumé du festival, voir le live-report que j'ai fait sur indiepoprock. C'est par là.

29 août 2006

Le bar qui fait mouche

>> Pink Grease @ Barfly, Camden, London, 14/07/2006
>> Support from Objects

>> Hot Club de Paris @ Barfly, Camden, London, 21/07/2006
>> Support from Blah Blah Blah


Suite de notre découverte des bars sympas londoniens avec le Barfly, au coeur de Camden. Le principe : 3 ou 4 concerts par jour, 7 jours sur 7 avec pleins de petits groupes. Chaque groupe connu aujourd'hui y est forcément passé. On sait pas vraiment sur quoi on tombe et pour l'instant, on peut dire que la chance n'était pas au rendez-vous. Pour ma première, le groupe Objects suivi de Pink Grease (photo) étaient de la partie. Vraiment rien d'inoubliable si ce n'est le look et l'ambiance. Chanteur aux cheveux bleus, guitariste avec coiffure à la Jackson 5 et autre guitariste dont j'ai bien mis 5 minutes avant de m'apercevoir que ce n'était pas une fille (faut dire qu'il met un débardeur moulant et se coiffe comme une gamine avec ses cheveux longs). Sinon, les petites soirées club qui suivent au rez-de-chaussée sont plutôt sympas.

A ma deuxième venue à ce fameux bar, pas plus de chance avec le groupe Hot Club de Paris, à oublier vite. Auparavant, le groupe Blah Blah Blah, bien que largement moins connu, passait beaucoup mieux. A la fin du concert, le chanteur filait des CD gravés maison avec nom du groupe et numéro de téléphone écrit à l'arrache à la main !
Pas de folle découverte donc mais une ambiance vraiment très sympa, très anglaise. Il va falloir y refaire un tour bientôt en espérant tomber sur un truc avec plus d'intérêt...

23 août 2006

JM le chroniqueur

Un petit message pour vous faire savoir que je collabore depuis peu avec le site web Indiepoprock.net pour rédiger des chroniques d'albums et de concerts. Je vous recommande chaudement d'y aller faire un tour : actualité, chroniques, live reports, interviews et MP3 à la sauce indie, pop et rock sont au programme. Pour voir mes contributions, c'est par .

The Shys @ Dublin Castle

the shys
>> The Shys @ Dublin Castle, Camden, London, 25/07/2006
>> Support from Stations


Les bons concerts se faisant plutôt rares pendant l'été (festivals oblige), ce fut l'occasion de tester des petits concerts dans des bars. La musique étant ancré dans la culture anglaise, nombreux sont ceux qui proposent des lives mais il faut savoir faire sa sélection. Parmi eux, quelque uns proposent des concerts pratiquement tous les soirs de jeunes groupes sans label qui débutent ou bien qui en sont à leur premier album. Le quartier de Camden est l'endroit idéal pour ca.

Ce soir là, le choix s'est porté sur le Dublin Castle, à Camden Town, petit bar tout tranquille de l'extérieur et qui possède en son fond une toute petite salle de concert fort sympathique. Ce soir là, trois groupes étaient au programme et n'en connaissant qu'un seul juste de nom, on savait pas trop à quoi s'attendre mais c'est ça qui est bon !

Après un premier groupe bien sympa dont le nom m'a échappé, The Shys a pris le relai pour une prestation assez convaincante. Il n'y a pas de génie, c'est pas très original mais ça s'écoute tranquillement, leur bonne présence sur scène n'y étant pas pour rien. Originaires de Los Angeles, The Shys faisaient une mini-tournée à Londres pour promouvoir leur premier album "Astoria".

Pour finir, on a eu droit au groupe anglais The Stations, sans grand intérêt.

21 juillet 2006

Red Hot Chili Peppers @ Earl's Court

>> Red Hot Chili Peppers @ Earl's Court, London, 15/07/2006
>> Support from !!!


Quelques jours après Ben Harper, autre gros morceau avec les Red Hot Chili Peppers. Très très gros morceau même puisque la salle d'Earl's Court, équivalent du Zénith de Bercy à Paris, est sold-out 5 jours de suite pour leur venue.
Pour ne pas se faire avoir, on arrive vers 18h à l'ouverture des portes et on a notre place en standing tout près de la scène alors que les gens arrivés un peu plus tard et donc placés plus loin doivent pas y voir grand chose vu la grandeur de la salle. Encore pire pour les gens assis qui doivent carrément rien y voir. Heureusement pour eux, quatre écrans géants mouvants sont installés derrière la scène.

En première partie, on retrouve nos amis de !!! (vu peu de temps auparavant au Koko pour ceux qui suivent...) qui font une petite prestation de 30 minutes pour chauffer un peu la salle.
Puis arrive donc les Red Hot et c'est le grand show qui commence. Au départ, Anthony Kiedis, le chanteur, n'est pas là et les autres membres font un titre uniquement instrumental qui fait monter l'ambiance jusqu'à ce que le chanteur arrive enfin pour jouer un tube (je me souviens plus lequel, désolé...).
Ca continue tranquille avec d'autres tubes puis ils commencent à jouer une série de chansons du dernier double album. Je sais pas comment ils se sont organisés pour leur setlist mais ils auraient pu les répartir un peu mieux à la place de les jouer toutes à la suite. Vers la fin, c'est reparti avec des titres comme Californication, Give It Away ou By The Way pour finir en beauté. Petit regrès : pas de My Friend ou de Under The Bridge...

Une bonne présence scénique (on voit les gars qui on l'expérience quand même), quelques chansons solos par le guitariste et un Flea (le bassiste) habillé en pyjama sont des éléments à ajouter qui font que c'était un bon concert.
Mais plus qu'un simple concert, c'était également un spectacle avec des jeux lumineux et des mouvements d'écrans assez saisissant. Satisfaction dans l'ensemble et puis ca change un peu de voir un des plus grand groupe du monde actuellement.

18 juillet 2006

Ben Harper @ Apollo Hammersmith

>> Ben Harper @ Apollo Hammersmith, London, 11/07/2006
>> Support from ?


Il y a des concerts qu'il ne faut pas laisser passer et celui-là en faisait partie. Tout simplement parce qu'avec 15 ans de carrière, Ben Harper fait déjà partie de la légende de la musique. Le concert se déroulait à l'Apollo Hammersmith et il semblait bien que les anglais n'étaient pas majoritaires dans la salle.
En Angleterre, Ben Harper n'a en effet pas la côte de popularité qu'il a en France. Ce qui s'explique notamment par le fait que ce type de musique n'est pas ce qui marche le mieux ici. A en croire le petit sondage fait par Ben Harper lui-même en plein milieu du concert, on était beaucoup de français et d'australiens (soit deux des plus grosses populations étrangères de Londres. Pour info, il parait qu'on est 300 000 français et qu'il y a 500 000 australiens ! J'ai entendu que 10% de la population jeune australienne vivait à Londres !) mais très peu de péruviens.
Le concert commence tranquillement, Ben Harper et sa bande des Innocent Criminals enchaînant les balades folk-reggea-rock avec quelques perles comme Jah Work. On se dit alors que c'est même trop tranquille au bout de trois quarts d'heure. Mais on ne savait alors pas ce qui nous attendait. Le show pouvait réellement commencer : plusieurs titres joués en acoustique, d'autres en jouant avec sa guitare sur ses genoux et même un titre chanté sans micro, juste avec la force de sa voix après avoir demandé le silence au public, ce qui restera certainement l'un des meilleurs moment du concert. Sans oublier non plus la reprise de Neil Young avec Heart Of Gold.

Au final, Ben Harper sera resté sur scène 2h30 et aura fait deux rappels d'au moins 30min chacun. A la fin, on le sentait même ému de nous quitter, comme s'il aurait voulu rester encore plus longtemps. Pour finir, tous les musiciens se sont rassemblés comme au théatre pour recevoir les applaudissements du public. Ben Harper, dédidemment un grand artiste.

13 juillet 2006

The Pipettes @ King's College

>> The Pipettes @ King's College, London, 03/07/2006
>> Support from The 1990s and The Young Playthings


The Pipettes, c'est un peu un ovni dans le paysage musical actuel. Physiques avenants, collants, robes à pois et chorégraphies élaborées, on croirait qu'elles viennent tout droit des 60's avec leur pop-rétro et leur style un peu kitsch. On sait pas trop si elles jouent vraiment la musique qu'elles aiment où si elles se sont dit qu'il y aurait un public pour apprécier ce genre de truc mais The Pipettes ont le mérite d'installer une vague d'innocence et de fraîcheur auquel on se prête assez volontier. Et quoi qu'on puisse dire, il n'y a pas de producteur méchant derrière elles donc pas de tentative de lancement d'effet de mode ou quoi que ce soit, tout le mérite est pour elles. Les trois demoiselles sont accompagnées d'un groupe nommé The Cassettes avec à la batterie le sozie de l'acteur pour la pub 118 218.

Le concert (avec un public il faut bien l'avouer majoritairement masculin ;) était donc sympathique : les filles ont toujours le sourire, les chorés sont plutôt marrantes et les chansons possèdent des mélodies simples aux paroles fleurs bleues. A écouter notamment le single : Your kisses are wasted on me.

A noter une première partie intéressante avec The 1990s.