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12 novembre 2007

Patrick Wolf @ The Corner Hotel

>> Patrick Wolf @ The Corner Hotel, Melbourne, Australia, 11/11/2007
>> Support form Bachelorette and Mist and Sea


This review in Googlenglish !

Ca faisait longtemps, très longtemps même. Depuis le choc de Glastonbury il y a 5 mois, pas le moindre concert à se mettre sous la dent à part un Live Earth sur Copacabana à Rio de Janeiro et quelques petits groupes qui font des reprises des Guns'N'Roses dans les bars d'Amérique du Sud. Alors, en arrivant à Melbourne, quand j'ai vu que Patrick Wolf était en concert le lendemain dans une petite salle branchée dans l'Est de la ville, j'ai sauté sur l'occasion !

Première constatation : les jeunes Australiens amateurs de rock/indie/tout ca sont très stylés, au point d'égaler au moins ce que j'avais pu voir à Londres. Ou peut-être tout simplement que la moitié du public était Anglais... Mais bien évidemment aucun d'eux n'arrivait à la cheville de Patrick Wolf qui faisait son entrée sur scène avec un accoutrement des plus excentriques : un short très court, un haut tout déchiré laissant apparaitre son torse décoré avec des genres de guirlandes accrochées dans le dos, sans oublier bien sûr ses fameux cheveux rouges accompagnés pour l'occasion par un collier étoilé... Bref, tout un spectacle...
La violoniste, le contrebassiste, le batteur et l'ingénieur informaticien musicien l'accompagnant, modestement vêtus de noir, étaient pour le moins en contraste avec leur "frontman"...

Le concert fut lancé de fort belle manière avec Overture, qui est aussi la première chanson de son dernier album. Deux chansons plus tard, voulant s'assoir sur son tabouret pour jouer du synthé, Patrick Wolf se casse lamentablement la gueule par terre et semblant vexé, sort un "I'm fed up with this shit" (ou quelque chose du genre) puis sort de scène tandis que son groupe continue de jouer, assez étonné des évènements et attendant qu'il revienne, avant de quitter à son tour la scène...
On commence à s'impatienter et à se poser des questions dans le public mais l'ami Patrick reviendra finalement pour terminer son concert avec joie et bonne humeur, finissant sur le très entrainant The Magic Position et Accident & Emergency avant de remercier chaleureusement le public qui n'avait pas de quoi être déçu par 1h30 d'un très bon show !

En première partie, j'ai découvert Bachelorette, une Néo-Zélandaise seule qui fait de la musique bizarre, mélange de psychedelic et de pop, un peu à la Au Revoir Simone (mais en beaucoup moins bien), ainsi que Mist and Sea, le groupe local de la soirée, qui fait lui dans l'electro-pop et qui m'a pas vraiment enthousiasmé, la faute notamment à des chants à revoir.

01 juin 2007

Band Of Horses @ The Scala

>> Band Of Horses @ The Scala, London, 22/05/2007
>> Support from The Hellsayers


This review in Googlenglish!

Parmi les nombreux groupes nord-américains qui ont émergé en 2006, Band Of Horses est certainement l'un des principaux à retenir. Avec leur premier album "Everything All The Time", ils ont séduit beaucoup de monde, notamment les critiques (Pitchfork leur a tout de même donné un 8.8), et ont remporté la récompense du meilleur album aux Plug Awards qui se veulent être les Awards de la musique indie. J'avais moi aussi bien accroché à cet album qui possède notamment une perle, la magnifique chanson Funeral, qui me fait vibrer à chaque écoute. Depuis la sortie de leur disque, le groupe a connu quelques changements, le guitariste Mat Brooke, qui participait également à la composition, quittant le groupe pour un autre projet (Grand Archives).

En première partie, j'ai découvert le groupe The Hellsayers, plus ou moins des potes à Band Of Horses, qui ont offert une prestation plutôt sympa (mais pas extraordinaire non plus) faite de pop psychédélique dans un style très nord-américain. 3 guitares, 1 basse et une batterie pour produire un large panel d'effets avec notamment un gars restant tout le concert assis avec sa guitare sur ses genoux à faire des effets en frottant toutes les cordes à la fois avec un objet (je sais pas si il y a un nom à cela, si oui, dites moi, ca m'intéresse).

Band Of Horses a ensuite suivi avec une configuration similaire, un clavier en plus. De retour du festival ATP vs The Fans (sans doute le meilleur festival indie qu'il y ait), le groupe jouait, selon son leader, pour la première fois à Londres, ce qui est assez étonnant. Les émotions et la puissance de leurs compositions ont gardé toute leur splendeur en live et quand ils ont joué Funeral, des frissons ont même traversé mon corps. Le chanteur, genre de barbu avec une casquette auquel on se méprendrait à donner un sandwich si on le croisait dans la rue, possède une bonne petite bouille et possède un bon sens du contact avec le public, ce qui rajoute un petit plus au concert. On a eu droit à la bonne majorité des chansons de "Everything All The Time", dont les meilleures comme The First Song, Wicked Gil ou encore Our Swords, jouée avec deux basses, plus trois nouveaux titres qui n'étaient pas déplaisants non plus. Le concert s'est terminé sur une grosse ovation du public qui en aurait redemandé jusque très tard dans la nuit tellement c'était bon.

Pour ceux qui veulent découvrir Band Of Horses, le groupe est plus que généreux puisqu'il met à disposition quatre chansons en téléchargement libre sur son site internet, donc la fameuse Funeral.

Audio:
Band Of Horses - Funeral (mp3)

Video:
Band Of Horses - Funeral (clip)
Band Of Horses - The Great Salt Lake (clip)

Liens:
Band Of Horse | MySpace | Sub Pop Records | The Hellsayers

22 février 2007

The Long Blondes @ Astoria

>> The Long Blondes @ Astoria, London, 20/02/2007
>> Support from Brakes, Fields and These New Puritans


Suite des NME Awards Shows avec The Long Blondes qui ont fait du chemin depuis que je les ai vus il y a quelques mois. Leur album est depuis sorti et a confirmé tout le bien que je pensais de ce groupe. Le concert se déroulait une nouvelle fois à l'Astoria, salle qui pourrait d'ailleurs malheureusement fermer alors que c'est l'une des salles les plus centrales de Londres.

Trois groupes ont assuré la première partie, aucun de vraiment inoubliable. Le premier, These New Puritans, font du rock brouillon avec quelques sonorités électro. Ils ont le mérite d'être un peu original et peuvent faire penser à The Fall sur certains moments.

Le deuxième, Fields, était certainement le meilleur des trois. Des chansons très instrumentales, à la limite du psychedelic, avec une grosse présence du clavier pour un résultat qui rendait très bien sur certaines chansons. L'album qui sortira bientôt vaudra le coup d'être écouté. On peut ressortir de nombreuses anecdotes sur la composition du groupe. Ainsi, la fille au clavier, Thorunn Antonia, est Islandaise et son père est le compositieur de l'hymne national Islandais. Le père du batteur Henry Spenner a lui joué à Woodstock avec The Grease Band tandis que le bassiste Matty Derham a coiffé des membres de Franz Ferdinand, Bloc Party ou encore Kylie Minogue !

Le troisième groupe, Brakes, vient de Brighton, est signé chez Rough Trade, a déjà sorti deux albums, et a pour leader un ancien de British Sea Power. Côté son, c'est du punk rock et c'était pas génial (même si encore une fois, je le répète, il est très difficile de se faire une idée quand on entend un groupe pour la première fois). Ils se sont fait une spécialité de faire des mini-chansons de quelques secondes. Leur premier album possède par exemple 16 chansons pour seulement 29 minutes.

The Long Blondes ont donc ensuite conclu la soirée avec une Kate Jackson plus sexy que jamais (voir photo...) mais bien que le concert fut un bon moment, il aurait pu être bien meilleur. Premièrement, l'éclairage était mauvais et minimaliste, ce qui fait qu'à part Kate Jackson, les autres membres étaient la plupart du temps plongé dans le noir (OK, c'était peut-être voulu mais quand même...). Deuxièmement, leur set-list n'était pas bonne : ils ont commencé par trois de leurs meilleurs titres (Lust In The Movies, Weekend Without Make Up et Once And Never Again) et il restait donc pas grand chose pour la suite (même si leur album regorge de bons titres). Troisièmement, leur rappel a été nul. Ils n'ont apparemment pas suivi les consignes du manuel du jeune groupe de rock sympa qui précise que :

  • tu joueras au moins deux chansons pour un rappel.
  • tu ne joueras pas une nouvelle chanson que personne n'a jamais entendu pour finir.
  • si tu t'appelles Kate Jackson, tu ira inviter Vincent (c'est moi) en backstage à la fin du concert.
Autre remarque : la guitariste, bien que très jolie aussi, ne sert pas à grand chose. Elle joue de la guitare comme quelqu'un qui a commencé à en jouer il y a 6 mois, n'a pas du tout le rythme (tout comme la bassiste), et se rattrape parfois en jouant trois notes au clavier. Bref, ca doit être la fille qui s'est retrouvée là en tant que copine de la bande.

21 février 2007

Jarvis Cocker @ Astoria

>> Jarvis Cocker @ Astoria, Lodnon, 17/02/2007
>> Support from Bat For Lashes and Annuals


Pendant tout le mois de février, pratiquement tous les jours, Londres accueille des concerts étiquettés "NME Awards Show" qui précèdent la cérémonie des NME Awards, variante des Brit Awards mais sans Take That et avec comme trophé une statue en forme de doigt d'honneur. NME a pour cela sélectionné quelques uns des meilleurs groupes qui ont fait l'actualité de 2006 avec, en première partie, des groupes qui eux feront celle de 2007. En parrallèle, deux tournées sillonnent le Royaume Uni : le NME Indie Rock Tour avec The Automatic, The View, The Horrors et Mumm-Ra (bof...) et le NME Indie Rave Tour avec Klaxons, CSS, The Sunshine Underground et New Young Pony Club (bien mieux, on en reparlera...).

Pour mon premier concert de la série des NME Awards, j'avais rendez-vous avec Jarvis Cocker à l'Astoria. Après quelques années pendant lesquelles il a touché un peu à tout et n'importe quoi, l'ancien leader de Pulp a sorti un album solo l'an dernier qui, sans être excellent, mérite une certaine attention. Il a ensuite assez peu tourné et revenait donc à Londres pour une date isolée. Parmi les autres membres du groupe l'accompagnant, on pouvait noter la présence de Steve Mackey, l'ancien bassiste de Pulp.

Le concert démarre fort avec Fat Children, la chanson la plus énergique de l'album. Il enchaîne ensuite avec le single, Don't Let Him Waste Your Time, puis continue avec quelques jolies balades qui peuplent l'album.

Le moins que l'on puisse dire est que Jarvis Cocker tient la forme sur scène. Il ne cesse de bouger, de gesticuler et de danser d'une manière presque grotesque mais qui correspond bien à son personnage. Et entre chaque chanson, on a eu droit a un petit discours comique pour détendre l'atmosphère tandis qu'on entendait des "Show your arse" parmi le public en référence à son apparition aux Brit Awards en 1996.

Vers la fin du concert, il joue la chanson Cunts Are Still Running The World (qui critique les organisateurs du Live 8 entre autres, chanson non présente sur l'album) puis revient pour le rappel avec deux reprises : Heaven des Talkings Heads puis Paranoid de... Black Sabbath ! C'était dur à imaginer que Jarvis Cocker puisse reprendre du Black Sabbath mais ce fut un très bon moment et la reprise était vraiment très réussie. C'était du Jarvis en très grande forme ce soir là !

Au final, on aura donc eu comme prévu aucun titre de Pulp (quand le public lui a demandé de jouer le grand classique Common People, il a tout simplement refusé en disant "This band are not Pulp") mais le concert a largement dépassé ses promesses.

Jarvis Cocker avait personnellement sélectionné les groupes pour le supporter. Il s'agissait de Annuals, groupe indie américain aux fortes influences expérimental voire psychedelic qui mériterait une deuxième écoute, et de Bat For Lashes, projet de Natasha Khan, songwriter basée à Brighton, qui joue une musique qui dégage une atmosphère dramatique et sombre qui, comme elle l'accorde elle-même, collerait bien avec un film de David Lynch. Sa belle voix ferait quant à elle penser à Björk.

Lien: ma review de l'album Jarvis Cocker - Jarvis sur IndiePopRock.net

12 décembre 2006

The Brian Jonestown Massacre @ Astoria

>> The Brian Jonestown Massacre @ Astoria, London, 26/11/2006
>> Support from The Clientele


Comme à peu près tout le monde, j'ai connu The Brian Jonestown Massacre grâce au film Dig!, documentaire qui suivait de 1997 à 2002 le parcours du groupe californien ainsi que celui de leurs anciens amis, les Dandy Warhols. S'en suivait l'écoute de quelques uns de leurs nombreux albums (10 au total plus 2 EP quand même) qui s'avéraient être plutôt bons, dans un style psychedelic rock avec d'autres nombreuses influences.

Mais quand on a vu DiG!, c'est avant tout les performances live du groupe qu'on a envie de voir, juste parce qu'il y a de fortes chances qu'il se passe quelque chose d'innatendu, même s'il semble qu'ils se soient un peu calmés. BJM a en effet acquis une belle réputation en matière de sabotage de concerts, bagarres, et autres diverses distractions. Le sulfureux Anton Newcombe, fondateur et compositeur du groupe, n'y est pas pour rien à chaque fois... Autour de lui, les membres ont beaucoup bougé et il reste pas grand chose de ceux qui étaient là aux premiers pas du groupe.

Après une première partie fort plaisante de The Clientele, groupe d'indie pop londonien qui connaît plus de succès de l'autre côté de l'atlantique que sur leurs terres, les nombreux musiciens de The Brian Jonestown Massacre prenaient place sur scène, avec Newcombe portant un genre de bonnet péruvien. Il aura seulement suffit d'attendre la fin de la première chanson pour que ce dernier commence à s'en prendre à l'un des guitaristes sur la droite, lui reprochant je ne sais quoi, probablement de mal jouer. La querelle durera pratiquement tout le concert avec une engueulade soutenue vers la fin.

A part ca, BJM nous a livré une set-list de chansons très instrumentales, souvent allongées, parmi lesquelles se sont glissés quelques chansons plus rock ainsi qu'un joli duo avec une chanteuse qui venait d'on ne sait où. C'était aussi assez marrant de voir Joel Gion, le percutioniste et plus fidèle compagnon de Newcombe, placé au devant de la scène, tel le leader du groupe, et qui passe tout le concert à taper sur un tambourin en faisant une gueule d'attardé. A la fin du concert, alors que tous les autres membres avaient quitté la scène, Anton Newcombe restait seul pendant quelques minutes, prostré, essayant de produire quelques bruits, dans son monde, et un peu bourré peut-être. Sans compter ce qu'il avait pris avant, il a tout de même enfilé une bouteille de vin pendant le concert tandis que ses deux partenaires de droite ont descendu une demi-bouteille de whisky.

Le amateurs du groupe semblent eux aussi être des alcooliques puisqu'en sortant, on voyait à peine le sol tellement il y avait de canettes de bières par-terre ! Au final, le concert est un assez bon souvenir, ce qui prouve que The Brian Jonestown est avant tout un groupe talentueux.

06 juillet 2006

Death Cab For Cutie @ Brixton Academy

>> Death Cab For Cutie @ Brixton Academy, London, 28/06/2006
>> Support from Viva Voce


Groupe que j'ai découvert il y a peu avec leur dernier album "Plans", Death Cab For Cutie a pourtant sorti 6 autres albums auparavant et est l'une des figures de la scène indie-rock américaine d'aujourd'hui. Le groupe avait déjà fait quelques dates au début de l'année en Angleterre et ils revenaient dans la grande salle de la Brixton Academy dans le sud de Londres pour un unique concert (sold-out évidemment...). Viva Voce, un groupe seulement composé de 2 membres, maris et femme dans la vie, est au programme de la première partie et ce n'était pas déplaisant.

Le décor de la scène est fait d'une grande toile positionnée derrière sur laquelle sont dessinés des arbres, donnant avec le jeu d'éclairage l'inquiétante impression d'être dans une forêt en plein milieu de la nuit, ce qui donne une certaine ambiance. Le groupe est emmené par un chanteur/guitariste (Ben Gibbard) énergique, un peu touche tout niveau instruments, et qui surtout chante très bien. Sur une chanson, une deuxième mini batterie est installée au milieu de la scène et les deux batteurs partent sur un duo de percus assez génial. Pour le rappel, Death Cab nous crédite de trois autres chansons dont deux de leur meilleures et peuvent partir comme des chefs.
Méfiant à propos de ce concert puisqu'un groupe comme Death Cab qui fait une musique assez calme ne réussit pas toujours à la rendre excitante en concert, j'ai finalement été très agréablement surpris par leur performance de très bonne facture.

24 juin 2006

Album Chart Show @ Koko

>> Album Chart Show @ Koko, Camden, London, 19/06/2006
>> The Flaming Lips, Orson, Mojave 3


Puisque la première fois était si bien (et gratuite), pourquoi ne pas re-aller à l'enregistrement de l'Album Chart Show, émission musicale anglaise ? Cette fois là c'était la grande surprise et je savais pas trop sur quoi on allait tomber. Ca pouvait de toute façon difficilement être mieux que la dernière fois (Franz Ferdinand, The Kooks, Placebo). Au début, on entend des rumeurs comme quoi The Flaming Lips et Belle and Sebastian seront de la partie. Cool !

Le premier groupe qui passe est assez inconnu. J'ai demandé à plusieurs personnes le nom mais personne ne savais ! Mais c'était plutôt pas mal. Suit ensuite Orson, un groupe d'Hollywood avec un single sympathique (No Tomorrow) mais sans plus. Après c'est au tour de The Flaming Lips. Et là c'est carrément génial. Le chanteur a une présence sur scène exceptionnelle et leur mini-concert est un vrai spectacle. Sur la scène, à gauche, nous avons une dizaine de personnes déguisées en martiens, de l'autre côté, une autre dizaine en pères-noël avec des bouteilles de Jack Daniels ainsi que superman et superjesaispasquoi qui se baladent. Des machines balancent pendant tout le concert des confétis et autres conneries du genre et la musique biensur est excellente. Un vrai moment de bonheur, surtout sur The Yeah Yeah Yeah Song, qui confirme que j'ai raté quelque chose en n'étant pas allé à leur concert il y a quelque temps.

Après ça, on s'attend donc à voir Belle and Sebastian. Et bien c'est raté, en fait ils sont pas là. On a dû mal comprendre ou je sais pas ce qu'il c'est passé mais ce sera pour une prochaine fois. Une prochaine fois pas si lointaine puisque c'est prévu pour deux jours plus tard, pour le Wireless Festival à Hyde Park...

25 mai 2006

The Shins @ Koko

>> The Shins @ Koko, Camden, London, 18/05/2006
>> Support from Dungen


Acteurs majeurs de la vague d'artistes de l'indie-pop nord-américaine de ces dernières années, The Shins, de passage au Koko pour deux soirs, était un groupe à ne pas rater. Et pourtant, bien que je possédait les billets depuis déjà un bon moment pour ce concert (évidemment) sold-out, il a fallu attendre le dernier moment pour que je sache si je serais présent ou pas pour aller les voir.
La raison à cela : une autre passion pour un objet sphérique recouvert de cuir. En tant que jeune beauf sympa qui se respecte, cela me dérangeait en effet de rater la finale de la Ligue des Champions entre Arsenal et Barcelone qui se déroulait le même soir, surtout que la fête promettait d'être belle à Londres si l'équipe locale raflait la mise. Indécis jusqu'au bout, j'avais quand même posté avec un faible espoir une annonce sur le site gumtree pour essayer d'échanger mes deux places pour le lendemain. Et quelle ne fut pas ma joie quand je recu un appel deux jours avant la finale...
Au final, même si rater la finale ne m'aurait pas tant décu que ca, j'ai tout de même noté toutes les dates importantes de la coupe du monde afin de ne pas refaire la même erreur, ce qui fait que le mois de juin va être pauvre en concerts.

Après une première partie qui valait la peine d'arriver tôt mais dont je ne me souviens plus le nom, arrive The Shins. Première constatation : le chanteur, contrairement aux autres groupes n'est pas au milieu mais à droite de la scène et laisse sa place au guitariste/joueur de clavier. Deuxième constatation, le bassiste ressemble étrangement à celui de Scissors for Lefty vu une semaine avant en première partie des Fiery Furnaces. Je ne peux pas le jurer mais il semblerait qu'il y ait de l'échangisme dans la scène rock nord-américaine.


Le concert démarre très bien avec une série des meilleurs titres de leurs deux albums et c'est toujours le même plaisir d'entendre des chansons en live de titres qu'on s'est passé en boucle en MP3. Cette petite magie s'enfuit un moment quand ils testent quelques chansons de leur futur album, mais les premières écoutes sont prometteuses. Vers la fin du concert, c'est l'apothéose avec le single "New Slang" et ca termine gentiment avec des titres tout aussi bons.

Un bilan très positif en somme. On peut cependant regretter que le groupe n'ait pas dans son répertoire quelques titres rock plus accrocheurs permettant de nous faire un peu plus bouger. Le chanteur a quand a lui des efforts à faire niveau présence. On comprend mieux pourquoi il n'était pas au centre de la scène.