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20 juin 2007

The Coral @ Astoria

>> The Coral @ Astoria, London, 18/06/2007
>> Support from Kate Nash


This review in Googlenglish!

Après deux shows énormes samedi et dimanche avec Daft Punk puis Muse, retour à la normale avec un bon vieux concert à l'Astoria pour y voir The Coral. Quatrième concert en cinq jours, de quoi être bien enraîné pour Glastonbury trois jours après. J'avais déjà eu un aperçu de The Coral en live quand ils avaient précédé leur pote Noel Gallagher au Royal Albert Hall (Oasis était d'ailleurs dans le public de l'Astoria) mais cette fois, c'était leur concert et je ne pouvais pas rater ça tant j'aime ce groupe. C'était au passage mon dernier concert à Londres de l'année...

Formés en 1996 après s'être rencontré au lycée, les 7 Liverpudliens ont enregistré leur premier album éponyme en 2002 avant de connaître un gros succès au Royaume Uni, placant leurs quatre albums (dont un mini-album, "Nightfreak and the Sons of Becker") à chaque fois dans le Top 5 des charts. Aujourd'hui, ils s'apprêtent à sortir un nouveau disque, "Roots and Echoes", prévu pour le 6 août, et accompagnent cela d'une tournée.

Le concert démarra dans une ambiance plutôt calme. Je sais pas si c'était le choc après avoir assisté coup sur coup à deux concerts à plus de 40 000 personnes dans des ambiances survoltées ou si c'était parce qu'on était lundi et que chacun avait passé un weekend fatiguant mais en tout cas, je trouvais le public bien endormi et The Coral pas dans une grande forme non plus. Heureusement, au bout de quelques chansons, tout le monde se réveilla pour Dreaming Of You et la deuxième partie du concert devint ainsi bien meilleure avec une bonne majorité de leurs meilleurs titres et une foule qui se mettait enfin à bien bouger. In The Morning, Don't Think You're The First ou encore Pass It On suivèrent puis les excellents titres I Remember When et Bill McCai en guise de rappel. Au bout d'une heure, c'était déjà fini et c'était bien dommage... A noter qu'ils ont aussi joué trois titres de leur nouvel album : Who's Gonna Find Me, le single (en MP3 ci-dessous), ainsi que Jacqueline et In The Rain.

En première partie, j'ai vu pour la troisième fois Kate Nash qui m'a encore une fois pas plus emballé que ça. Je suis d'accord pour dire que la petite Kate, 19 ans, a beaucoup de talent mais j'accroche pas vraiment à sa musique qui est bien, mais pas top ;) Après avoir sorti un premier single en début d'année, un autre, nommé Foundations, est prévu pour cet été tandis que l'album devrait suivre avant la fin de l'année.

Audio:
The Coral - Who's Gonna Find Me (mp3)
Kate Nash - Foundations (mp3)

Video:
The Coral - In The Morning (clip)
The Coral - Dreaming Of You (clip)
Kate Nash - Foundations (clip)

Liens:
The Coral | MySpace | Kate Nash | Deltasonic

22 mai 2007

Le guide du jeune rocker sympa à Londres - Les grandes salles de concert

Cet article fait partie d'un dossier "Le guide du jeune rocker sympa à Londres". Pour voir tous les articles ainsi que le sommaire de ce dossier, cliquez ici.



On continue notre tour des salles de concert londoniennes avec les salles de grande taille (mais pas énormes non plus). C'est souvent les plus jolies et c'est aussi assez souvent des anciens théatres.

A noter que pour chaque salle, vous trouverez un lien vers son site officiel, un lien vers une carte de Londres précisant son emplacement et un lien vers sa programmation.



Astoria
Tottenham Court | WC2H 0EN | métro Tottenham Court Road | map
Et on commence par une salle dont le nom est mythique : l'Astoria (cela évoquera immédiatement un DVD live pour les fans de Radiohead...), en plein coeur du quartier rock de Tottenham Court. Malheureusement, cette salle est menacée de fermeture. D'ailleurs, signez la pétition pour éviter ça.
A venir : Fountains Of Wayne, The National, The Pigeon Detectives, The Cribs, Manic Street Preachers, The Twang, Happy Mondays, Art Brut, Megadeth, The Enemy, Sum 41, Angels And Airwaves, Alabama 3...
Seen live : The Dead 60s, The Brian Jonestown Massacre, Bloc Party, Jarvis Cocker, The Long Blondes, Maximo Park, The Shins, The Rapture


Shepherds Bush Empire
Shepherds Bush | W12 8TT | métro Shepherds Bush ou Goldhawk Road | map
Un ancien théatre avec une belle programmation et qui est très agréable pour les concerts. Une de mes salles préférées de Londres.
A venir : Klaxons, Wilco, Rodrgo Y Gabriela, Nouvelle Vague, Amy Winehouse, Manic Street Preachers, Sparklehorse, Clipse, Renaud, Ziggy Marley, The Hold Steady, Bright Eyes, Joan As A Policewoman, Frank Black, The Rifles, The Bluetones, The Zombies...
Seen live
: The Rakes, The Subways, The Decemberists

Koko
Camden | NW1 7JE | métro Mornington Crescent | map
L'une des salles les plus connues de Londres sans aucun doute. Située dans le quartier de Camden, cet ancien théatre aux multiples étages et bars accueille aussi des soirées club très sympas. Je ne compte plus le nombre de fois que je m'y suis rendu...
A venir : Cold War Kids, Cornelius, Blonde Redhead, New Young Pony Club, Ryan Adams, Tiny Dancers, Delores O'Riordan, Beirut, Ash, Athlete, Slint, Battles...
Seen live
: The Paddingtons, The Shins, The Decemberists, Metric, !!!, The Cooper Temple Clause

The Forum
Kentish Town | NW5 1JY | métro Kentish Town | map
Une assez grande salle mais assez peu de concerts en fin de compte. Je n'ai eu qu'une seule fois l'occasion d'y aller.
A venir : Manic Street Preachers, Marillion, Grinderman, Tilly And The Wall...
Seen live
: Franz Ferdinand

The Roundhouse
Camden | NW1 8EH | métro Chalk Farm | map
Une salle mythique dans le coeur de Camden qui a réouverte l'an dernier, avec une rénovation très réussie qui en fait un lieu à part (photo ci-dessus).
A venir : Pink Martini, Biffy Clyro, Editors, Groove Armada, The Chemical Brothers, XX Teens, Sonic Youth, Richard Hawley, Beastie Boys...
Seen live
: The Good The Bad And The Queen, Calexico, Beirut

Hammersmith Palais
Hammersmith | W6 7NL | métro Hammersmith | map
Une autre salle mythique (une chanson de The Clash y fait référence d'ailleurs) qui a malheureusement fermé et qui va être détruite pour construire des habitations... Le dernier groupe à y avoir joué est The Fall.
Seen live : Klaxons / CSS / The Sunshine Underground / New Young Pony Club

The Coronet
Elephant & Castle | SE1 6TJ | métro Elephant & Castle | map
Encore un ancien théatre, au sud de Londres, qui accueille assez peu de concerts, et souvent inintéressants ou très peu rock.
A venir : Animal Collective...
Seen live : Placebo


The Mean Fiddler
Tottenham Court | WC2H 0EN | métro Tottenham Court | map
Situé juste à côté (je crois même au sous-sol !) de l'Astoria, le Mean Fiddler est aussi connu pour son club/concerts rock du samedi soir.
A venir : Mando Diao, The Sounds, Motion City Soundtrack...
Seen live : The Automatic, The Long Blondes


Electric Ballroom
Camden | NW1 8QP | métro Camden Town | map
En plein coeur de Camden, cette salle accueille le plus souvent des concerts de rock un peu énervé. J'y suis jamais allé sauf la journée quand la salle se transforme en magasin de fringues vintage.
A venir : The Holloways, Gogol Bordello, The Bravery, Towers Of London, Gallows...

Barbican Centre
Barbican | EC2Y 8DS | métro Barbican | map
Grand centre culturel spécialisée dans les concerts classiques ou les musiques du monde qui possède une salle de concert avec des places uniquement assises . L'an dernier, on a aussi pu y voir Sufjan Stevens, Joanna Newsom ou encore Anthony And The Johnsons. C'est pas là que vous croiserez des jeunes rockers sympas.
A venir : Gotan Project, Juan Martin...

The Garage
Islington| N5 1RD | métro Highbury & Islington | map
Actuellement fermé pour cause de réemmenagement, The Garage est semble-t-il une salle indie-rock incontournable.

Royal Festival Hall
South Bank | SE1 8XX | métro Waterloo | map
Centre culturel sur le bord de la Tamise qui possède une bien belle programmation cet été, notamment avec le Meltdown festival.
A venir : Jarvis Cocker, Motorhead, Iggy & The Stooges, Cornershop, The Jesus And Mary Chain, Howling Bells, Midlake, The Dears, Regina Spektor, The Decemberists...


Voir aussi :
Les très grandes salles de concert
Les petites salles de concert
Les bars-concerts
Toutes les salles de concerts

06 mars 2007

The Rapture @ Astoria

>> The Rapture @ Astoria, London, 28/02/2007
>> Support from Shitdisco, Shiny Toy Guns and Men, Women And Children


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Dernier épisode de ma série de concerts NME Awards Shows : The Rapture, toujours à l'Astoria. Fort d'un dernier album, "Pieces of The People We Love", sorti en fin d'année dernière et tout aussi bon que le précédent ("Echoes"), les New-Yorkais faisaient parti des têtes d'affiches des NME Awards Shows et leur concert était l'un des premiers à être sold-out.

Leur mix d'un son post-punk avec des éléments plus électro et dance donne un résultat d'une intensité incroyable qui prend toute son ampleur en concert. Impossible de ne pas succomber aux rythmes de The Rapture : toute la salle n'a pas arrêté de danser pendant 1h30 ! Il n'y avait pas un seul titre à mettre de côté dans leur setlist qui comprenait de nombreux titres du dernier album comme notamment Get Myself Into It, le single, ainsi que des chansons de l'album précédent telles que l'excellente House Of Jealous Lovers.

Et il semble qu'on a pas été les seuls à apprécier le show. Luke Jenner, le leader du groupe, s'en est en effet donné à coeur joie lors du dernier titre, slamant trois fois de suite ! Ce à quoi Gabriel Andruzzi, le multi-instrumentiste de la bande s'est amusé à commenter : "He does that, that's his thing. He's away from his wife a lot so that's the only way anybody really touches his ass, when he jumps in the audience."

Comme d'hab, trois groupes ont assuré la première partie : Men, Women And Children, Shiny Toy Guns et Shitdisco. J'ai eu du mal à apprécier le premier, eux aussi New-Yorkais, qui étaient un peu trop brouillon dans leurs compositions alliant guitares et claviers électro, même si leur dernier titre a cependant retenu mon attention.

Shiny Toy Guns venaient eux aussi des Etats-Unis, de Los Angeles plus précisément, et ca se voyait (ou plutôt s'entendait). Un rock dans une tradition assez californienne qui n'était cependant pas vide d'intérêt, il y avait quelques bons petits trucs par moment. Le meilleur truc restait tout de même sa chanteuse, Carah Charnow, qui, à en croire Wikipedia et selon des rumeurs non confirmées par la suite, aurait chanté à la place de Paris Hilton sur son album !

Shitdisco, autre groupe auquel NME a collé l'étiquette New Rave, m'ont pas énormément comvaincu même s'il y avait du bon et qu'une fois de plus, il est difficile de se faire une idée d'un groupe qu'on entend pour la première fois. Les Ecossais, souvent comparés à Klaxons, font une dance-punk assez détonnante mais il manque un petit quelque chose qui fait qu'ils ne sont pas aussi bon que Klaxons. Leur groupe s'était fait une petite notoriété à Glasgow en organisant des fêtes gratuites (genre de raves) dans l'apart du batteur pendant lesquelles le groupe jouait dans le salon. Ils accueillaient jusqu'à 400 personnes tout de même... On imagine l'état de la baraque à la fin du weekend...

La setlist :
'Out Of The Races'
'Down So Long'
'Get Myself Into It'
'Sister Saviour'
'The Devil'
'Pieces Of The People We Love'
'Killing'
'W.A.Y.U.H'
'I Need Ur Love'
'House Of Jealous Lovers'
'T.C.O.S'
'Echoes'
'The Sound'
'Don Gon Do It'
'First Gear'
'Olio'

04 mars 2007

The Shins @ Astoria

>> The Shins @ Astoria, London, 25/02/2007
>> Support from Polytechnic, Voxtrot and Alberta Cross


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Etant resté sur une impression mitigée après les avoir vu l'an dernier au Koko, j'avais pas vraiment l'envie de retourner voir The Shins en concert même si leur dernier album m'a beaucoup plu. Puis Voxtrot s'est ajouté à la line-up de la soirée... c'était donc parti pour un nouveau NME Awards Show, le plus pop et nord-américain de toute la série assurément.

Le groupe Alberta Cross démarra en douceur avec son folk rock assez agréable à l'oreille mais sans rien d'extraordinaire non plus. Etant anglais, ils ont cependant le mérite de jouer un style musical que l'on retrouve assez peu par ici.

Voxtrot pris le relai et réveilla le public avec une performance énergique ponctuée de leur meilleurs titres. Bien que la plupart du public venait pour The Shins, on sentait qu'il y avait certains fervents amateurs du groupe d'Austin, tandis que le reste du public avait lui l'occasion de faire une belle découverte. Comment, en effet, un amateur de The Shins pourrait ne pas apprécier l'indie pop toute aussi parfaite de Voxtrot ?
Bien que ce ne soit que de la pop, Ramesh Srivastava, le chanteur, arrive à sauter dans tous les sens et à donner une forte énergie à la prestation de Voxtrot qui confirme que leur potentiel passe tout aussi bien sur scène. Le premier album est prévu pour 2007, on l'attend avec impatience...

Le dernier groupe pour la première partie était Polytechnic, quintet de Manchester dont je ne connaissais vaguement que le nom. J'aurais du mal à décrire leur style (qui reste tout de même dans l'ambiance pop de la soirée) mais j'ai bien aimé ce qu'ils faisaient.

The Shins sont ensuite arrivés pour terminer la soirée et je les attendais un peu au tournant. Fort d'un dernier album ayant trusté les charts américain et d'une nouvelle popularité grandissante, les américains ne m'ont finalement pas déçu. La recette : une setlist parfaite regroupant les titres de leur dernier album et un best of de leurs précédents. Au milieu des très bons Australia, Phantom Limb et Turn On Me puisés de "Wincing The Night Away", ils nous ont offert des titres magiques tels que New Slang, Caring Is Sleepy, Know Your Onion! et ont fini sur l'excellent So Says I. Juste avant cette dernière chanson, The Shins nous avait offert une reprise de The Modern Lovers avec Someone I Care About. Le chanteur a encore des progrès à faire sur scène mais The Shins m'ont tout de même convaincu cette fois !

26 février 2007

Maximo Park @ Astoria

>> Maximo Park @ Astoria, London, 21/02/2006
>> Support from !!!, Hot Club de Paris and Blood Red Shoes

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Troisième soirée des NME Awards Shows et pas des moindres avec une affiche assez alléchante : Maximo Park en tête d'affiche supporté par trois autres groupes : !!!, Hot Club de Paris et Blood Red Shoes. Et ca se passait toujours à l'Astoria (j'ai d'ailleurs l'impression de passer plus de temps à l'Astoria que chez moi en ce moment...).

C'est Blood Red Shoes qui ont entamé la soirée avec une performance assez intéressante. Déjà aperçu lors des Insomniacs Ball 2, le duo de Brighton (Laura-Mary Carter à la guitare et Steven Ansell à la batterie) possède queques titres accrocheurs avec des riffs de guitares très efficaces. Un groupe qui mériterait de se faire un peu plus connaître même si la fille manque un peu de présence sur scène, sûrement car encore trop timide mais Blood Red Shoes ne font que commencer donc laissons leur le temps.


Hot Club de Paris, eux aussi déjà aperçus, ont ensuite enchaîné avec leur rock qui a du mal à nous faire sautiller même s'ils possèdent quelques touches originales, notamment sur scène où ils ont essayé de sortir de l'ordinaire. Ils restent cependant pour moi un groupe anglais parmi d'autres.

Puis c'était au tour de !!! que j'attendais avec impatience après avoir beaucoup apprécié leurs prestations lors des deux fois précédentes où je les avais vus. En tournée pour la sortie de leur nouvel album ("Myth Takes"), les Américains ont encore une fois mis le feu avec leur son puissant, mélange détonnant de funk, dance-punk et house, dont les rythmes ne peuvent laisser personne immobile. Dommage que le public n'ait pas été plus réceptif (comme souvent lors d'une première partie) car ce groupe a vraiment de quoi déchaîner les foules. Le chanteur a cependant réussi à en faire bouger quelques uns en venant chanter et danser en plein milieu du public.


Maximo Park a terminé la soirée avec une performance énergique qui a dépassé mes espérances. Un peu sceptique quant à leur prestations sur scène au départ, je suis reparti tout simplement comblé. Et pourtant, le groupe a joué de nombreuses chansons de son deuxième album qui sort prochainement, ce qui n'est pas le meilleur moyen d'apprécier un concert quand on connaît pas les titres. Mais force est de constater que ces nouveaux titres, à l'image du nouveau single, Our Velocity, semblent être bons, au même niveau que leur premier album qui avait été une bonne surprise il y a deux ans lors de sa sortie. Les meilleurs moments étaient d'ailleurs sur Apply Some Pressure, Graffiti ou Going Missing (pour finir), les meilleurs titres de leur premier album.

Contrairement à la veille avec les Long Blondes, l'éclairage et la décoration de la scène était très réussis et donnaient un plus au concert. Mais l'élément central du succès de ce concert est Paul Smith, le chanteur de Maximo Park, qui avait pour l'occasion sorti le costard avec chapeau melon. J'ai rarement vu quelqu'un autant dans son truc que lui, il y est à fond et donne tout ce qu'il a. Même quand la chanson est terminée, il est encore dedans !

La setlist :
'Girls Who Play Guitars'
'The Coast Is Always Changing'
'Our Velocity'
'Postcard Of A Painting'
'Russian Literature'
'Once, A Glimpse'
'Books From Boxes'
'Kiss You Better'
'Distance Makes'
'The Night I Lost My Head'
'By The Monument'
'Apply Some Pressure'
'Nosebleed'
'Graffiti'
'Limassol'
'The Unshockable'
'Going Missing'

22 février 2007

The Long Blondes @ Astoria

>> The Long Blondes @ Astoria, London, 20/02/2007
>> Support from Brakes, Fields and These New Puritans


Suite des NME Awards Shows avec The Long Blondes qui ont fait du chemin depuis que je les ai vus il y a quelques mois. Leur album est depuis sorti et a confirmé tout le bien que je pensais de ce groupe. Le concert se déroulait une nouvelle fois à l'Astoria, salle qui pourrait d'ailleurs malheureusement fermer alors que c'est l'une des salles les plus centrales de Londres.

Trois groupes ont assuré la première partie, aucun de vraiment inoubliable. Le premier, These New Puritans, font du rock brouillon avec quelques sonorités électro. Ils ont le mérite d'être un peu original et peuvent faire penser à The Fall sur certains moments.

Le deuxième, Fields, était certainement le meilleur des trois. Des chansons très instrumentales, à la limite du psychedelic, avec une grosse présence du clavier pour un résultat qui rendait très bien sur certaines chansons. L'album qui sortira bientôt vaudra le coup d'être écouté. On peut ressortir de nombreuses anecdotes sur la composition du groupe. Ainsi, la fille au clavier, Thorunn Antonia, est Islandaise et son père est le compositieur de l'hymne national Islandais. Le père du batteur Henry Spenner a lui joué à Woodstock avec The Grease Band tandis que le bassiste Matty Derham a coiffé des membres de Franz Ferdinand, Bloc Party ou encore Kylie Minogue !

Le troisième groupe, Brakes, vient de Brighton, est signé chez Rough Trade, a déjà sorti deux albums, et a pour leader un ancien de British Sea Power. Côté son, c'est du punk rock et c'était pas génial (même si encore une fois, je le répète, il est très difficile de se faire une idée quand on entend un groupe pour la première fois). Ils se sont fait une spécialité de faire des mini-chansons de quelques secondes. Leur premier album possède par exemple 16 chansons pour seulement 29 minutes.

The Long Blondes ont donc ensuite conclu la soirée avec une Kate Jackson plus sexy que jamais (voir photo...) mais bien que le concert fut un bon moment, il aurait pu être bien meilleur. Premièrement, l'éclairage était mauvais et minimaliste, ce qui fait qu'à part Kate Jackson, les autres membres étaient la plupart du temps plongé dans le noir (OK, c'était peut-être voulu mais quand même...). Deuxièmement, leur set-list n'était pas bonne : ils ont commencé par trois de leurs meilleurs titres (Lust In The Movies, Weekend Without Make Up et Once And Never Again) et il restait donc pas grand chose pour la suite (même si leur album regorge de bons titres). Troisièmement, leur rappel a été nul. Ils n'ont apparemment pas suivi les consignes du manuel du jeune groupe de rock sympa qui précise que :

  • tu joueras au moins deux chansons pour un rappel.
  • tu ne joueras pas une nouvelle chanson que personne n'a jamais entendu pour finir.
  • si tu t'appelles Kate Jackson, tu ira inviter Vincent (c'est moi) en backstage à la fin du concert.
Autre remarque : la guitariste, bien que très jolie aussi, ne sert pas à grand chose. Elle joue de la guitare comme quelqu'un qui a commencé à en jouer il y a 6 mois, n'a pas du tout le rythme (tout comme la bassiste), et se rattrape parfois en jouant trois notes au clavier. Bref, ca doit être la fille qui s'est retrouvée là en tant que copine de la bande.

21 février 2007

Jarvis Cocker @ Astoria

>> Jarvis Cocker @ Astoria, Lodnon, 17/02/2007
>> Support from Bat For Lashes and Annuals


Pendant tout le mois de février, pratiquement tous les jours, Londres accueille des concerts étiquettés "NME Awards Show" qui précèdent la cérémonie des NME Awards, variante des Brit Awards mais sans Take That et avec comme trophé une statue en forme de doigt d'honneur. NME a pour cela sélectionné quelques uns des meilleurs groupes qui ont fait l'actualité de 2006 avec, en première partie, des groupes qui eux feront celle de 2007. En parrallèle, deux tournées sillonnent le Royaume Uni : le NME Indie Rock Tour avec The Automatic, The View, The Horrors et Mumm-Ra (bof...) et le NME Indie Rave Tour avec Klaxons, CSS, The Sunshine Underground et New Young Pony Club (bien mieux, on en reparlera...).

Pour mon premier concert de la série des NME Awards, j'avais rendez-vous avec Jarvis Cocker à l'Astoria. Après quelques années pendant lesquelles il a touché un peu à tout et n'importe quoi, l'ancien leader de Pulp a sorti un album solo l'an dernier qui, sans être excellent, mérite une certaine attention. Il a ensuite assez peu tourné et revenait donc à Londres pour une date isolée. Parmi les autres membres du groupe l'accompagnant, on pouvait noter la présence de Steve Mackey, l'ancien bassiste de Pulp.

Le concert démarre fort avec Fat Children, la chanson la plus énergique de l'album. Il enchaîne ensuite avec le single, Don't Let Him Waste Your Time, puis continue avec quelques jolies balades qui peuplent l'album.

Le moins que l'on puisse dire est que Jarvis Cocker tient la forme sur scène. Il ne cesse de bouger, de gesticuler et de danser d'une manière presque grotesque mais qui correspond bien à son personnage. Et entre chaque chanson, on a eu droit a un petit discours comique pour détendre l'atmosphère tandis qu'on entendait des "Show your arse" parmi le public en référence à son apparition aux Brit Awards en 1996.

Vers la fin du concert, il joue la chanson Cunts Are Still Running The World (qui critique les organisateurs du Live 8 entre autres, chanson non présente sur l'album) puis revient pour le rappel avec deux reprises : Heaven des Talkings Heads puis Paranoid de... Black Sabbath ! C'était dur à imaginer que Jarvis Cocker puisse reprendre du Black Sabbath mais ce fut un très bon moment et la reprise était vraiment très réussie. C'était du Jarvis en très grande forme ce soir là !

Au final, on aura donc eu comme prévu aucun titre de Pulp (quand le public lui a demandé de jouer le grand classique Common People, il a tout simplement refusé en disant "This band are not Pulp") mais le concert a largement dépassé ses promesses.

Jarvis Cocker avait personnellement sélectionné les groupes pour le supporter. Il s'agissait de Annuals, groupe indie américain aux fortes influences expérimental voire psychedelic qui mériterait une deuxième écoute, et de Bat For Lashes, projet de Natasha Khan, songwriter basée à Brighton, qui joue une musique qui dégage une atmosphère dramatique et sombre qui, comme elle l'accorde elle-même, collerait bien avec un film de David Lynch. Sa belle voix ferait quant à elle penser à Björk.

Lien: ma review de l'album Jarvis Cocker - Jarvis sur IndiePopRock.net

07 février 2007

Bloc Party @ Astoria

>> Bloc Party @ Astoria, London, 01/02/2007
>> Support from Metric


Aperçus il y a 2 ans et demi en concert, Bloc Party a depuis fait du chemin. A l'époque, je me souviens avoir porté tous les membres du groupe en train de slammer puis les avoir vu revenir faire de-même sur le set des Kings Of Leon une demi-heure après. Un album acclamé par la critique a suivi en 2005 et les voilà de retour aux affaires en ce début 2007 pour le passage difficile du deuxième album, avec une tournée accompagnant sa sortie. Kele Okereke et sa bande jouaient trois soirs de suite à Londres à l'Astoria.

Joli bonus en première partie avec le groupe Metric qui a bien assuré, jouant pour finir une géniale version revue et allongée de leur meilleur titre, Dead Disco.

Bloc Party démarre ensuite son set sur Song for Clay (Disappear Here), premier titre de leur deuxième album et parfaite introduction pour un concert. Cette chanson est sans aucun doute une des meilleure de "A Weekend In The City" et j'adore notamment le passage où il chante "East London is a vampire". Bloc Party va ensuite alterner entre les chansons du premier et du second album et on aura droit à tous leurs meilleurs titres dont notamment l'incontournable Banquet, Helicopter, Two More Years, et le nouveau single, The Prayer.

Le concert n'aura pas duré plus d'1h30 mais ca n'a pas arrêté de bouger une seule seconde, même sur les chansons calmes ! On est ressorti de là complètement trempé ! Leur second album n'est pas au niveau du premier mais c'est tout de même une réussite, ce qui donne le droit de dire que Bloc Party s'installe parmi les meilleurs groupes de rock anglais actuels. Leurs performances en live ne fait que confirmer cette idée.

12 décembre 2006

The Brian Jonestown Massacre @ Astoria

>> The Brian Jonestown Massacre @ Astoria, London, 26/11/2006
>> Support from The Clientele


Comme à peu près tout le monde, j'ai connu The Brian Jonestown Massacre grâce au film Dig!, documentaire qui suivait de 1997 à 2002 le parcours du groupe californien ainsi que celui de leurs anciens amis, les Dandy Warhols. S'en suivait l'écoute de quelques uns de leurs nombreux albums (10 au total plus 2 EP quand même) qui s'avéraient être plutôt bons, dans un style psychedelic rock avec d'autres nombreuses influences.

Mais quand on a vu DiG!, c'est avant tout les performances live du groupe qu'on a envie de voir, juste parce qu'il y a de fortes chances qu'il se passe quelque chose d'innatendu, même s'il semble qu'ils se soient un peu calmés. BJM a en effet acquis une belle réputation en matière de sabotage de concerts, bagarres, et autres diverses distractions. Le sulfureux Anton Newcombe, fondateur et compositeur du groupe, n'y est pas pour rien à chaque fois... Autour de lui, les membres ont beaucoup bougé et il reste pas grand chose de ceux qui étaient là aux premiers pas du groupe.

Après une première partie fort plaisante de The Clientele, groupe d'indie pop londonien qui connaît plus de succès de l'autre côté de l'atlantique que sur leurs terres, les nombreux musiciens de The Brian Jonestown Massacre prenaient place sur scène, avec Newcombe portant un genre de bonnet péruvien. Il aura seulement suffit d'attendre la fin de la première chanson pour que ce dernier commence à s'en prendre à l'un des guitaristes sur la droite, lui reprochant je ne sais quoi, probablement de mal jouer. La querelle durera pratiquement tout le concert avec une engueulade soutenue vers la fin.

A part ca, BJM nous a livré une set-list de chansons très instrumentales, souvent allongées, parmi lesquelles se sont glissés quelques chansons plus rock ainsi qu'un joli duo avec une chanteuse qui venait d'on ne sait où. C'était aussi assez marrant de voir Joel Gion, le percutioniste et plus fidèle compagnon de Newcombe, placé au devant de la scène, tel le leader du groupe, et qui passe tout le concert à taper sur un tambourin en faisant une gueule d'attardé. A la fin du concert, alors que tous les autres membres avaient quitté la scène, Anton Newcombe restait seul pendant quelques minutes, prostré, essayant de produire quelques bruits, dans son monde, et un peu bourré peut-être. Sans compter ce qu'il avait pris avant, il a tout de même enfilé une bouteille de vin pendant le concert tandis que ses deux partenaires de droite ont descendu une demi-bouteille de whisky.

Le amateurs du groupe semblent eux aussi être des alcooliques puisqu'en sortant, on voyait à peine le sol tellement il y avait de canettes de bières par-terre ! Au final, le concert est un assez bon souvenir, ce qui prouve que The Brian Jonestown est avant tout un groupe talentueux.