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30 avril 2007

Yann Tiersen @ The Scala

>> Yann Tiersen @ The Scala, London, 29/04/2007

This review in Googlenglish!

En allant voir Yann Tiersen, je m'attendais à écouter les douces mélodies de poche et les valses endiablées qui peuplent ses albums, faites de notes de piano, d'accordéon et de violon. Il n'en fut rien du tout, fini l'époque du musicien multi-intrumentiste ! Pour sa tournée qui l'a vu silloner le monde (et dont Londres était la dernière date), Yann Tiersen s'est équipé de sa guitare électrique et s'est entouré d'un groupe de rock à la configuration presque classique : deux guitaristes, un bassiste, un batteur et une fille au clavier.

J'avais en effet raté un épisode et un CD/DVD, "On Tour", sorti l'an dernier, véritable témoignage live de la tournée. La mélancolie et le climat nostalgique qu'on connaissait tous ont laissé place à des guitares électriques bouillantes mais les qualités mélodiques sont toujours là. C'est du post-rock à la Mogwai ou Explosion In The Sky que nous propose désormais Yann Tiersen. Cette direction choisie a de quoi surprendre et a semble-t-il divisé ses fans. Cependant, bien que ce que j'ai pu entendre est radicalement différent de ce que j'avais l'habitude d'écouter sur ses albums, on a assisté à un très bon concert, fort d'intensité et d'émotion.

Pendant presque deux heures, Yann Tiersen nous a offert des compositions au climat fortement électrique, associant par moment les notes d'un violon énervé (le pauvre archet perdait à chaque fois un bon paquet de crins) comme sur cette chanson d'une dizaine de minutes où il finit avec un solo de violon magistral. Toujours aussi inventif, il nous avait aussi réservé quelques touches d'originalité avec notamment son guitariste qui joua une chanson avec une perceuse et une autre avec une baguette pour produire des sons inhabituels et ainsi ajouter encore un peu plus de créativité aux compositions.

Au milieu de cela, on a aussi eu droit à des moments plus calmes avec la magnifique Monochrome ou encore une valse tirée de la BO d'Amélie Poulain, cependant revue et corrigée. Pour finir, Yann Tiersen nous avait réservé deux rappels avant de saluer avec toute sa troupe une foule qui lui a réservé une grande ovation, preuve que la nouvelle direction prise par Tiersen a semble-t-il conquis son public.

Audio:
Yann Tiersen - Monochrome (mp3)

Vidéo:
Yann Tiersen - La Rade (clip)
Yann Tiersen - A Secret Place (live)

Liens: Yann Tiersen | MySpace

23 novembre 2006

Calexico @ The Roundhouse

>> Calexico @ The Roundhouse, Camden, London, 05/11/2206
>> Support from Beirut and A Hawk And A Hacksaw


Un peu plus d'une semaine après The Good The Bad And The Queen, retour à la magnifique salle The Roudhouse pour un concert qui promettait avec Calexico en tête d'affiche. Ce jour là cependant, rarement un groupe en première partie n'avait autant porté d'intérêt. Ce groupe là, c'est Beirut, le petit phénomène qui s'est fait connaître en grande partie grâce à internet. La salle était déjà pleine bien avant qu'il commence, à croire que certains étaient plus venus pour Beirut que pour Calexico.

Beirut est en fait le projet d'un petit génie américain de 20 ans, Zach Condon, qui, depuis l'age de 15 ans, bricole de la musique dans sa chambre. Depuis un petit voyage en Europe dans les balkans, les influences musicales d'Europe de l'Est sont gravées dans ses compositions. Quand on entend le résultat, le moins que l'on puisse dire est qu'il ne manque pas de talent, surtout quand on sait qu'il a tout fait tout seul. Pour sa première tournée, il jouait à Londres l'une de ses toutes premières date en Europe et était accompagné d'un orchestre avec une multitude d'instruments.

Beirut n'a pas failli à sa tâche, loin de là. Leur performance a été ennivrante et a conquis un public qui en avait déjà eu pour son argent alors que Calexico n'était pas encore entré en scène. Joyeuse et terriblement entraînante, leur musique fait parfois aussi penser à Yann Tiersen et mélange de multiples influences allant des folklores d’Europe de l’Est aux musiques tziganes en passant par le jazz manouche, et avec un brin de folk américain. Un mélange pour le moins détonnant !

Après ca, on était déjà comblé, oubliant presque qu'on était venu pour voir Calexico ! Le sextet a continué sur la même vague pour prolonger notre plaisir. Ils ont alterné avec brio les chansons aux fortes influences mexicaines et l'indie-rock, traduisant l'eclectisme de leurs albums. Pour finir, les membres de Beirut sont venus les rejoindre sur scène (et ca faisait du monde !) pour un final grandiose d'une dizaine de minutes.

A noter qu'avant Beirut, le groupe A Hawk and a Hacksaw avait démarré la soirée mais nous sommes malheureusement arrivés trop tard...