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23 novembre 2006

Calexico @ The Roundhouse

>> Calexico @ The Roundhouse, Camden, London, 05/11/2206
>> Support from Beirut and A Hawk And A Hacksaw


Un peu plus d'une semaine après The Good The Bad And The Queen, retour à la magnifique salle The Roudhouse pour un concert qui promettait avec Calexico en tête d'affiche. Ce jour là cependant, rarement un groupe en première partie n'avait autant porté d'intérêt. Ce groupe là, c'est Beirut, le petit phénomène qui s'est fait connaître en grande partie grâce à internet. La salle était déjà pleine bien avant qu'il commence, à croire que certains étaient plus venus pour Beirut que pour Calexico.

Beirut est en fait le projet d'un petit génie américain de 20 ans, Zach Condon, qui, depuis l'age de 15 ans, bricole de la musique dans sa chambre. Depuis un petit voyage en Europe dans les balkans, les influences musicales d'Europe de l'Est sont gravées dans ses compositions. Quand on entend le résultat, le moins que l'on puisse dire est qu'il ne manque pas de talent, surtout quand on sait qu'il a tout fait tout seul. Pour sa première tournée, il jouait à Londres l'une de ses toutes premières date en Europe et était accompagné d'un orchestre avec une multitude d'instruments.

Beirut n'a pas failli à sa tâche, loin de là. Leur performance a été ennivrante et a conquis un public qui en avait déjà eu pour son argent alors que Calexico n'était pas encore entré en scène. Joyeuse et terriblement entraînante, leur musique fait parfois aussi penser à Yann Tiersen et mélange de multiples influences allant des folklores d’Europe de l’Est aux musiques tziganes en passant par le jazz manouche, et avec un brin de folk américain. Un mélange pour le moins détonnant !

Après ca, on était déjà comblé, oubliant presque qu'on était venu pour voir Calexico ! Le sextet a continué sur la même vague pour prolonger notre plaisir. Ils ont alterné avec brio les chansons aux fortes influences mexicaines et l'indie-rock, traduisant l'eclectisme de leurs albums. Pour finir, les membres de Beirut sont venus les rejoindre sur scène (et ca faisait du monde !) pour un final grandiose d'une dizaine de minutes.

A noter qu'avant Beirut, le groupe A Hawk and a Hacksaw avait démarré la soirée mais nous sommes malheureusement arrivés trop tard...

15 octobre 2006

Howling Bells @ ULU

>> Howling Bells @ University of London Union, London, 10/10/2006
>> Support from Indigo Moss and Emmy The Great


Installés depuis un moment à Londres afin d'être au coeur de la culture musicale rock, Howling Bells viennent cependant d'Australie et ont sorti un premier album prometteur cette année. Au programme : du rock sombre mélangé à quelques rythmes country et surtout une voix soyeuse, celle de Juanita Stein, la charmante chanteuse. Le concert se déroulait dans la salle de l'ULU (University of London Union), en plein milieu du quartier des facs de Londres.

La première partie était assurée par Emmy The Great puis Indigo Moss. La première, seule avec sa guitare acoustique, jouait de douces mélodies anti-folk et se faisait parfois accompagner d'un clavier ou d'un violon. C'était plutôt joli à entendre mais les mélodies n'étaient malheureusement pas à la hauteur.
Le deuxième groupe a lui été une bonne découverte : une joyeuse bande de 6 musiciens multi-instrumentistes (guitare, banjo, mandoline, harmonica, violon) jouant du folk entraînant avec un style qui leur est propre. Le genre de groupe qu'on est content de découvrir dans une première partie.

Après cette bonne introduction, Howling Bells ont donc pris place. Comme leur musique, l'ambiance dans la salle est sombre et envoutante, les éclairages sont discrets et la voix de la chanteuse nous fait frissoner. On est plongé dans une atmosphère mélancolique, et les différents effets et sonorités des guitares, captivants, sonnent bien mieux que lorsqu'on écoute l'album.
Les titres, tous aussi bons les uns que les autres, se suivent sans qu'on s'en lasse. Leur présence sur scène reste discrète mais on ne leur en demande pas plus car cela est en accord avec leur musique. C'est certainement sur Broken Bones qu'on s'apercoit à quel point la voix de Juanita Stein est belle et surtout à quel point elle sait bien s'en servir.
La prestation se finit sur Low Happening, leur premier single, et on aura pas droit à un rappel. Juste avant la chanson, ils avaient annoncé que c'était la dernière et ce fut bien le cas. Assez rare de ne pas avoir de rappel mais on le leur pardonnera sans problème tellement on a passé un bon moment.

Ce concert fut donc une excellente surprise. Howling Bells ont réussi pendant 1h30 à nous transporter dans leur atmosphère où reigne une ambiance douce, sombre et inquiétante à la fois. Leur album était déjà très bon mais leur musique prend toute son ampleur sur scène.