10 juillet 2007

Glastonbury 2007 - Friday

Glastonbury : voir tous les articles.



Plic, ploc, plic, ploc... Le bruit des gouttes de pluie nous réveille en ce vendredi, serrés comme des sardines dans notre tente au beau milieu de milliers d'autres à Glastonbury, non loin du John Peel Stage où les premières notes de musique sonnent pour un festival qui commence pour de bon. Les espérances de la veille n'auront donc pas tenu bien longtemps : la pluie avait finalement elle aussi trouvé un ticket pour Glastonbury et comptait bien rester là tout le weekend. Dur de se motiver pour sortir de notre habitation temporaire et se confronter à elle... Cependant, la journée s'annoncait exceptionnelle niveau concerts.

Entre deux averses, équipés de poches plastiques (traduction pour les nordistes : sacs plastiques) autour de nos chaussures (non, nous n'avions pas de bottes...), nous trouvions le courage de sortir pour aller jeter un coup d'oeil aux premiers concerts. De passage sur le Pyramid Stage, nous assistions au concerts des petits jeunes Ecossais de The View qu'on sentait un peu perdu sur cette scène immense. Leur premier album, sorti au début de l´année ne possédait absolument rien d´extraordinaire mais s´écoutait cependant avec un certain plaisir, possédant quelques bonnes chansons comme Same Jean. En concert c´est autre chose et les quatre gamins ont encore des progrès à faire. Cependant, comme je vais le répéter souvent, un concert en fin de matinée ou en milieu d´aprem ne s´apprécie pas comme un concert nocturne le soir.

Nous nous déplacions ensuite vers l´Other Stage (la 2e plus grande scène après la Pyramid Stage) en attendant l´arrivée de Modest Mouse. On en profitait pour voir The Cribs qui ont été plutôt bons. J´aime beaucoup leur dernier single notamment, Men´s Needs (et allez voir le clip de cette chanson aussi...).

Alors que la pluie redoublait d´intensité et que nos pauvres sacs plastiques commencaient à rendre l´âme, Modest Mouse faisait ensuite son entrée sur scène. J´ai adoré leur dernier album, "We Were Dead Before The Ship Even Sank" alors autant dire que je les attendais avec impatience. Avec un Johnny Marr (ancien guitariste des Smiths) acclamé par le public, Modest Mouse a réussi à nous faire passer un bon moment alors qu´on était trempé jusqu´à la moelle en nous réchauffant avec des titres qui font sautiller comme Float On ou Dashboard. Un bon concert mais j´aurais tout de même préféré les voir un peu plus tard dans la soirée, dans une autre ambiance...

Juste le temps de s´équiper de bottes toutes neuves qui commencaient à devenir vraiment indispensables et on arrivait pour Bright Eyes que j´étais aussi impatient de voir pour la première fois, étant un bon amateur du folk-rock de l´ami Conor Oberst. Pourtant, comme il l´a dit lui-même ("It is nice to be here again. I thought we'd never come back"), on ne pensais pas le revoir un jour à Glasto après les commentaires dérangeant qu´il avait fait il y a deux ans à propos de John Peel. Tout de blanc vêtu et accompagné d´un orchestre, Conor Oberst a puisé dans ses meilleures chansons. Encore une fois, j´ai bien aimé la prestation mais dur de s´enflammer alors qu´on est en plein milieu de l´aprem et qu´il n´y a aucune ambiance dans le public.

L´ambiance, elle allait justement monter avec Rufus Wainwright, toujours sur l´Other Stage (que l´on n´aura finalement pas quitté depuis The Cribs). Lui aussi accompagné de nombreux musiciens habillés comme lui dans un style loufoque, il nous a livré une performance énergique agrémentée de quelques surprises et avec un final grandiose. Après la superbe chanson 14th St, Rufus est revenu sur scène en peignoir et accompagné de sa soeur Martha pour nous jouer la magnifique chanson Hallelujah en duo. Ensuite il a quitté son peignoir pour dévoiler une mini-jupe et des collants, puis s´est mis du rouge à lèvres pour reprendre la chanson Get Happy de Judy Garland tel une vraie chanteuse de cabaret avec ses musiciens jouant également le jeu en faisant les danseurs. Vraiment un très bon moment ! Rufus Wainwright aura donné à sa performance un petit plus spécial festival comme on les aime !

Après Rufus, c´était le moment le plus attendu de la jounée : Arcade Fire ! Alors que la pluie avait cessé et que l´on assistait à un très beau couché de soleil, la foule arrivait en grand nombre pour acclamer les Canadiens qui avaient installé 5 ou 6 écrans sur scène pour passer des vidéos étranges. Pas de surprises : pour leur premier Glastonbury, Arcade Fire a mis tout le monde d´accord avec une set-list parfaite, une énergie débordante et tout ce qu´il faut pour faire un concert proche de la perfection. Enchaînement de Neighborhood # 3 (Power Out) et Rebellion (Lies) avant de finir sur Wake Up qui est aujourd´hui devenu un véritable hymne, tout le public reprenant la chanson en coeur. Que dire de plus à part que je crois bien qu´Arcade Fire est actuellement le meilleur groupe du monde...


Voici la set-list :
'Black Mirror'
'No Cars Go'
'Haiti'
'Neighborhood #2 (Laika)'
'Intervention'
'(Antichrist Television Blues)'
'My Body Is A Cage'
'Ocean Of Noise'
'Neighborhood # 1 (Tunnels)'
'The Well & The Lighthouse'
'Neighborhood # 3 (Power Out)'
'Rebellion (Lies)'
'Wake Up'

Après ca, on était tous assomés et pourtant les concerts n´étaient pas terminés. En ce vendredi soir, le choix était même très difficile sachant que les têtes d´affiche des différentes scène comprenaient Arctic Monkeys, Bjork, Hot Chip, Damien Rice, Damian Marley et Fatboy Slim. C´est finalement sur Bjork que notre choix s´est porté et bien que je suis loin d´être un fan de la petite Finlandaise, je dois avouer qu´avec du recul, j´ai beaucoup apprécié sa performance. Changeant plusieurs fois de costumes pendant le concert, Bjork a navigué entre son dernier album, "Volta", et les meilleures chansons de son répertoire. Mais ce que j´ai retenu, c´est la forme incroyable qu´elle possède. A plus de 40 ans, elle ne cesse de sauter et danser sur scène (d´ailleurs, à ce propos, j´ai remarqué une simititude étonnante entre sa façon de danser et celle de Lovefoxxx, la chanteuse de CSS ! La petite Brésilienne se serait-elle inspirée de la petite Finlandaise....). En plus de cela, il y a eu des effets de lumières et de lasers très réussis qui ont ajouté un petit plus non négligeable.

Même si le temps aura été exécrable, la journée aura donc été exceptionelle en matière de musique. Cependant, la nuit était loin d´être finie... Après un petit tour vers le fameux Brothers Bar et ses Pear Cider à plus de 7%, on est allé faire un tour au célèbre Stone Circle, petite coline aux limites du festival, repère des gens cools et des feux de camps. Pour décrire en quelques mots, disons que c´etait très sexe, drogue et rock´n´roll à part qu´il manquait le sexe et le rock´n´roll ;)

29 juin 2007

Around the world, around the world...

Ce blog va très prochainement tourner au ralenti. La raison est simple : je pars voyager pendant plusieurs mois et ca va donc pas être facile de le mettre à jour. Cependant, je pense que je continuerai à poster quelques articles de temps à autres pour le maintenir en vie un minimum. Ce blog, c'est peu comme un chien quand on part en vacances l'été : je vais pas pouvoir m'en occuper mais cependant je le laisse pas sur le bord de l'autoroute et il reprendra du poil de la bête à mon retour donc gardez tous vos favoris/liens !

Mon voyage, c'est tout simplement un tour du monde, le départ est prévu pour... demain et vous pouvez suivre mes aventures sur un autre blog, nommé Half A World Away, c'est par ici !

Le nom de ce blog provient d'une chanson d'un groupe dont j'ai me semble t-il jamais parlé sur London Calling : R.E.M. qui n'en reste pas moins mon groupe préféré ;)

R.E.M. - Half A World Away (mp3)

27 juin 2007

Glastonbury 2007 - Thursday

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Veni, vidi, vici. Ce fut dur mais nous avons survécu. Comme prévu, il a plu et nous avons donc expérimenté ce que cela fait de vivre pendant trois jours dans la boue en écoutant de la musique, soit des conditions classiques pour Glastonbury. Il faut un petit moment pour s'en remettre mais ca restera un souvenir inoubliable. Il faut aller à Glastonbury pour comprendre pourquoi c'est si myhtique...

On a pourtant bien failli rater ça pour une erreur bête. Arrivés à Earl's Court pour attendre notre bus au beau milieu de nombreux autres pélerins (oui, Glastonbury est une sorte de pélerinage...) qui avaient des sacs à dos cinq fois plus gros que tous les notres réunis, nous attendions patiemment que le numéro de notre bus soit annoncé,tout en nous rafraîchissant avec quelques binouzes. Une fois que l'on eu entendu notre numéro, on se diriga donc vers le bus. Celui-ci était déjà plein et était sur le point de partir sans nous ! Apparemment il avait été annoncé depuis un bon moment et s'il n'était pas encore parti, c'est juste parce qu'il était bloqué par un autre bus devant lui ! Quand on sait que c'est le chauffeur qui délivrait les billets pour Glasto, ca aurait été vraiment dommage...

Après quatre heures de voyage et un petit instant touristique en passant par Stonehedge, nous arrivâmes à Glastonbury vers 22h en ce jeudi soir. Première impression : c'est gigantesque, très très impressionnant. C'est comme si une grande ville avait été posée là dans la vallée au milieu des collines. 180 000 personnes paumées en plein milieu de la campagne, ca en prend de la place. Il faisait beau (traduction : il ne pleuvait pas) et nous, jeunes et naïfs, pensions alors passer un weekend radieux, nous inquiétant presque de ne pas avoir pris de crême solaire (je vais peut-être un peu trop loin là). Nous trouvâmes un coin sympa pour planter notre tente (deux places pour trois, je précise) puis allions gaiement découvrir l'immense site en nous balladant dans les allées et les scènes, s'arrêtant au passage dans des bars, profitant ici et là des différentes animations.

De retour vers 4h du mat, une petite surprise nous attendait : notre tente n'était plus à sa place ! De gros malins qui veillaient autour d'un feu avaient cru bon la déplacer, certainement parce qu'on avait dépassé leur ligne de confort imaginaire. Après une petite discussion, nous comprenions que ce n'était pas la peine de perdre plus de temps avec ce groupe d'attardés mental et allions nous coucher dans notre tente qui était quelques mètres plus loin.

Le jour allait bientôt se lever, le ciel était calme, la pelouse était encore verte, presque sèche, on pouvait s'assoir par-terre et penser tranquillement au programme musical exceptionnel du lendemain. On ne savait pas encore que c'était la dernière fois du weekend qu'on s'était assis par-terre...

21 juin 2007

Glastonbury, here we are !

Dans quelques petite heures, nous serons arrivés à Glastonbury, en train de galérer à monter notre putain de tente au milieu de milliers d'autres dans un putain de champ boueux. Glastonbury c'est le plus gros festival du monde, 180 000 personnes, des centaines de groupes, un weekend de tous le excès et... un temps de merde.

Depuis le début de la semaine, tous les médias Anglais en parlent tous les jours : Glastonbury et surtout : quel temps va-t-il faire, telle est la grande question ? La dernière édition en 2005 ayant été la plus catastrophique de l'histoire (voir gallerie photo ici), les prévisions météo sont un sujet qui fait en effet parler. Au début de la semaine, on avait droit à un temps catastrophique et des innondations puis au fil de la semaine, les prévisions devenaient meilleures : il ne pleuvrait donc que 3 jours sur 4 avec seulement quelques grosses averses par jour. Ouahou, mais c'est un temps de rêve, il va donc falloir penser à apporter la crème solaire !

Bref, un Glastonbury sans pluie n'est pas un vrai Glastonbury. Sur la liste des trucs à apporter, on retrouve très souvent en première ligne des bottes. Bon, ça, déjà, ca sera pas pour cette fois vu que les quelques endroits où nous sommes allé ont déjà été dévalisés... C'est pas grave, on partira à l'arrache, paraît-il qu'un premier Glastonbury est une bonne leçon pour les prochaines fois ;) Rassurez-vous, on a tout de même une tente (deux places pour trois) et des sacs de couchage.

Glastonbury, ce n'est pas qu'un temps de merde, c'est aussi de la musique. Il faut bien l'avouer, les têtes d'affiche sont très décevantes cette année (Arctic Monkeys, The Killers, The Who) mais si on regarde le programme en entier, on se dit qu'on a affaire à quelque chose d'exceptionnel. Regardez un peu le programme de rêve du vendredi soir sur l'Other Stage ! Et quand on voit ce qu'il se passe sur les autres scènes, on se dit qu'il va y avoir des choix très difficiles à faire (le vendredi soir propose par exemple Arctic Monkeys, Bjork, Hot Chip, Damien Rice, Damian Marley et Fatboy Slim en même temps !)... Personnelement, il y a des groupes que je veux absolument voir comme Modest Mouse, Bright Eyes, The Chemical Brothers ou Arcade Fire, après on verra... dur de prévoir à l'avance...

A part ça, il se murmure que les Libertines pourraient se reformer pendant le weekend. Pendant la nuit de samedi à dimanche, il y aura aussi une tentative pour battre le record du monde de roulage de pelle simultané...

Ce qui est sûr, c'est que ce weekend restera un moment inoubliable. Bon allez, je vous laisse, je vais préparer mon sac.

La line-up des 3 principales scènes :

Pyramid Stage

Friday 22nd June 2007
23.05 Arctic Monkeys
21.15 Kasabian
19.45 The Fratellis
18.15 Bloc Party
16.40 The Magic Numbers
15.10 Amy Winehouse
13.50 Gogol Bordello
12.40 The Earlies
10.40 Adjágas

Saturday 23rd June
22.55 The Killers
21.15 The Kooks
19.30 Paul Weller
18.00 Paolo Nutini
16.30 Lily Allen
15.00 Dirty Pretty Things
13.30 Guillemots
12.15 The Pipettes
11.30 Seasick Steve
10.30 Liz Green

Sunday 24th June
22.05 The Who
20.00 Kaiser Chiefs
18.30 Manic Street Preachers
17.20 Dame Shirley Bassey
15.55 James Morrison
14.10 Marley Brothers Present The 30th Anniversary Of Exodus
12.40 The Waterboys
12.00 Corb Lund
10.20 National Youth Orchestra


Other Stage


Friday 22nd June 2007
23.05 Bjork
21.20 Arcade Fire
19.50 Rufus Wainwright
18.20 The Coral
16.50 Super Furry Animals
15.35 Bright Eyes
14.30 The Automatic
13.30 Modest Mouse
12.30 The Cribs
11.30 Reverend And The Makers
10.30 Mr Hudson And The Library

Saturday 23rd June
23.00 Iggy And The Stooges
21.30 Editors
20.00 Maximo Park
18.30 Babyshambles
17.00 Klaxons
15.50 CSS
14.40 Biffy Clyro
13.40 The Long Blondes
12.40 Brakes
11.40 El Presidente
10.40 The Switches

Sunday 24th June
22.40 The Chemical Brothers
21.00 The View
19.30 The Go! Team
18.00 Mika
16.40 The Rakes
15.40 Get Cape Wear Cape Fly
14.40 Coldwar Kids
13.40 Sunshine Underground
12.40 The Enemy
11.40 The Holloways
10.40 Kharma 45


John Peel Stage

Friday 22nd June 2007
23.10 Hot Chip
22.00 Maccabees
20.40 Mum Ra
19.25 Jack Penate
18.10 Hold Steady
17.00 The New Pornographers
16.00 Tokyo Police Club
15.00 Good Shoes
14.00 Annuals
13.00 Disco Ensemble
12.00 Fear of Music
11.00 Look See Proof

Saturday 23rd June
23.10 The Twang
22.00 Get Cape Wearcape Fly
20.40 Patrick Wolf
19.25 Bat for Lashes
18.10 Pigeon Detectives
17.00 Calvin Harris
16.00 You Say Party We Say Die
15.00 Holy Fuck
14.00 The Heights
13.00 The Rushes
12.00 The Hours
11.10 Grim Northern Social
10.20 Blue Bullet

Sunday 24th June
22.55 Gossip
21.25 Jamie T
20.10 Just Jack
18.55 Mark Ronson
17.45 Scott Mathews
16.45 Young Knives
15.45 Rumble Strips
14.45 The Horrors
13.45 Noisettes
12.45 Tiny Dancers
11.45 Aqualung
10.55 Shoot The Moon

20 juin 2007

The Coral @ Astoria

>> The Coral @ Astoria, London, 18/06/2007
>> Support from Kate Nash


This review in Googlenglish!

Après deux shows énormes samedi et dimanche avec Daft Punk puis Muse, retour à la normale avec un bon vieux concert à l'Astoria pour y voir The Coral. Quatrième concert en cinq jours, de quoi être bien enraîné pour Glastonbury trois jours après. J'avais déjà eu un aperçu de The Coral en live quand ils avaient précédé leur pote Noel Gallagher au Royal Albert Hall (Oasis était d'ailleurs dans le public de l'Astoria) mais cette fois, c'était leur concert et je ne pouvais pas rater ça tant j'aime ce groupe. C'était au passage mon dernier concert à Londres de l'année...

Formés en 1996 après s'être rencontré au lycée, les 7 Liverpudliens ont enregistré leur premier album éponyme en 2002 avant de connaître un gros succès au Royaume Uni, placant leurs quatre albums (dont un mini-album, "Nightfreak and the Sons of Becker") à chaque fois dans le Top 5 des charts. Aujourd'hui, ils s'apprêtent à sortir un nouveau disque, "Roots and Echoes", prévu pour le 6 août, et accompagnent cela d'une tournée.

Le concert démarra dans une ambiance plutôt calme. Je sais pas si c'était le choc après avoir assisté coup sur coup à deux concerts à plus de 40 000 personnes dans des ambiances survoltées ou si c'était parce qu'on était lundi et que chacun avait passé un weekend fatiguant mais en tout cas, je trouvais le public bien endormi et The Coral pas dans une grande forme non plus. Heureusement, au bout de quelques chansons, tout le monde se réveilla pour Dreaming Of You et la deuxième partie du concert devint ainsi bien meilleure avec une bonne majorité de leurs meilleurs titres et une foule qui se mettait enfin à bien bouger. In The Morning, Don't Think You're The First ou encore Pass It On suivèrent puis les excellents titres I Remember When et Bill McCai en guise de rappel. Au bout d'une heure, c'était déjà fini et c'était bien dommage... A noter qu'ils ont aussi joué trois titres de leur nouvel album : Who's Gonna Find Me, le single (en MP3 ci-dessous), ainsi que Jacqueline et In The Rain.

En première partie, j'ai vu pour la troisième fois Kate Nash qui m'a encore une fois pas plus emballé que ça. Je suis d'accord pour dire que la petite Kate, 19 ans, a beaucoup de talent mais j'accroche pas vraiment à sa musique qui est bien, mais pas top ;) Après avoir sorti un premier single en début d'année, un autre, nommé Foundations, est prévu pour cet été tandis que l'album devrait suivre avant la fin de l'année.

Audio:
The Coral - Who's Gonna Find Me (mp3)
Kate Nash - Foundations (mp3)

Video:
The Coral - In The Morning (clip)
The Coral - Dreaming Of You (clip)
Kate Nash - Foundations (clip)

Liens:
The Coral | MySpace | Kate Nash | Deltasonic

Muse @ Wembley Stadium

>> Muse @ Wembley Stadium, London, 17/06/2007
>> Support from My Chemical Romance, Biffy Clyro and Shy Child


This review in Googlenglish!

Au lendemain du Wireless Festival, encore assomés par la performance de Daft Punk, un morceau encore plus énorme nous attendait avec Muse en concert dans le nouveau stade de Wembley flambant neuf. Réouvert il y a peu, le stade mythique de Londres avait connu son premier concert une semaine auparavant avec George Micheal, Muse ayant réservé le weekend suivant pour ses deux plus gros shows de son histoire. Et pourtant, contrairement à Daft Punk, ce concert n'était initialement pas prévu dans mon agenda, d'autant plus que j'avais déjà vu la bande à Matt Bellamy en novembre dernier à la Wembley Arena qui se trouve à quelque mètres du stade. Une semaine avant, mon petit frangin m'annoncait qu'il venait me voir pour le weekend, soit une bonne occasion de lui offrir un joli cadeau, lui qui adore Muse...

Aujourd'hui, Muse est devenu un groupe de stades, aux performances live incroyables et reconnues à l'unanimité comme exceptionnelles (les médias Anglais en ont fait la "Britain's best live band"). Ils possèdent en effet une musique taillée pour les grandes enceintes et en ajoutant des effets de lumières et autres animations diverses, leurs shows deviennent de véritables spectacles. Avec Wembley et ses 70 000 spectateurs, on s'attendait donc à un truc giganstesque. Pour les accompagner, My Chemical Romance, Biffy Clyro et Shy Child étaient aussi de la partie.

Arrivés dans la matinée afin d'avoir la garantie d'être dans le golden circle (et ainsi pas obligés à regarder le show sur les écrans géants car trop loin de la scène), nous avons du patienter quelques temps aux côtés d'horribles fans de My Chemical Romance dans la queue avant d'entrer dans le magnifique stade de Wembley. Et quand on se retrouve au beau milieu du stade, il faut avouer que c'est assez impressionnant... Quand on est dans un groupe et qu'on sait que tout ce monde vient pour vous, ca doit faire quelque chose quand même.

Shy Child avait donc l'honneur d'ouvrir les hostilités devant un stade à moitié vide. Déjà aperçu la veille au Wireless Festival, les deux Américains ont joué une bonne demi-heure de leur synth-rock. A la première chanson, on se dit que c'est pas mal, au bout de trois on commence à en avoir marre puis on a envie que ca en finisse au plus vite. Bref, l'impression de la veille était confirmée, c'est vraiment pas top. Le genre de groupe dont on aime bien entendre le single dans une soirée au milieu d'autres chansons mais dont il est difficile d'écouter l'album en entier.

C'était ensuite au tour de Biffy Clyro de prendre place sur scène. Je ne savais pratiquement rien de ce groupe Ecossais à part qu'ils venaient de sortir leur nouvel album récemment et qui marche d'ailleurs bien en Angleterre puisqu'il était deuxième des charts. Même s'il est dur d'apprécier un groupe que l'on entend pour la première fois, j'ai pas vraiment été enthousiasmé par leur prestation. Des gars au cheveux longs qui jouent un truc qui ressemble à du grunge, c'est assez rare de l'autre côté de la manche mais là, pas grand chose de satisfaisant. Ca vaudrait peut-être cependant le coup de jeter un oeil à ce que cela rend sur CD.

L'après-midi devenait presque difficilement supportable quand on savait que My Chemical Romance était le prochain groupe à monter sur scène. Avec tous les fans présents dans le public (on avait d'ailleurs deux spécimens qui vallaient le détour juste derrière nous), on pouvait se dire qu'il y aurait au moins de l'ambiance mais ce fut même pas le cas. Pas grand chose à rajouter à part qu'il n'y avait vraiment rien d'excitant dans leur musique. Leur prestation n'a pas été mauvaise mais bon, voilà quoi, pour reprendre l'expression d'un certain Fab, on dirait les Kyo américains ;)

Après tout ça, on avait bien mérité d'avoir enfin quelque chose d'intéressant. Le stade était enfin rempli et la nuit commencait petit à petit à tomber, Muse s'apprêtait à enflammer Wembley. Les différents équipements présents sur la scène et dans le stade promettaient un spectacle impressionnant : six énormes paraboles sur scène, deux écrans géants sur les côtés plus un autre gigantesque derrière la scène ainsi que d'immenses ballons accrochés dans les gradins en retrait de la scène. Sortant en plein milieu du stade puis traversant la piste centrale pour rejoindre la scène, ils entamèrent le concert de la même manière que je les avais quitté à Wembley Arena : avec Knights Of Cydonia. Quand on connaît la puissance de la fin de cette chanson, combinaison de musique de western spaghetti avec de l'électro-rock, on pouvait se dire que le concert démarrait d'une bonne manière. En tout cas, l'ambiance était montée déjà très haut dès le premier titre.

Supermassive Black Hole suivait pas très loin puis Matt Bellamy, vêtu d'un costume entièrement rouge, prenait son piano et enchaînait les chansons calmes dont Feeling Good, reprise de Nina Simone. L'ambiance était redescendue assez bas et on était même déçu de cette première heure de concert pas vraiment excitante. Le fait qu'il fasse encore jour devait également jouer un rôle dans cette déception.

Ce n'est vraiment qu'à partir de Starlight que le show a pris son envol. L'obscurité était enfin là et les jeux de lumières pouvaient commencer. Les six énormes paraboles sur scène se mettaient enfin en mouvement pour la première fois, la lumière qu'elles projetaient balayant le public dans le stade. Quelques minutes plus tard, Muse nous offrait l'excellente New Born puis, après une petite pause, Muse revenait sur scène pour Soldiers Poem pendant laquelle tout le public a allumé son portable dans l'obscurité pour un résultat beau et étonnant. La jolie Unintended suivait ensuite puis Blackout sur laquelle on a eu droit à une grosse surprise. De chaque côté de la scène, deux énormes ballons blancs se sont détachés des gradins pour s'agiter à des dizaines de mètres de haut. Accrochées à leur bas, deux acrobates tournaient sur elles-même ! Ce n'était pas à un simple concert qu'on assistait mais bien à un grand spectacle (voir lien vidéo Blackout ci-dessous).

Muse enchaînait ensuite sur Bliss où, ca en devient une habitude, d'énormes ballons venaient rebondir puis se faire éclater dans le public. Le trio quittait ensuite de nouveau la scène pour revenir quelques minutes plus tard avec Plug In Baby, l'une des favorite de la foule. La très excitée Stockholm Syndrome suivait et le concert s'achevait sur Take A Bow (pas vraiment la meilleure pour conclure selon moi...) avec une haie d'énormes flammes au devant de la scène pour finir.

Au final, après une première moitié de concert décevante, on a cependant eu droit à une deuxième partie assez incroyable animée d'un spectacle grandiose dans une ambiance enfin survoltée et comprenant les meilleures chansons de Muse. C'est clair, Muse est devenu un groupe de stades comme il y en a très peu dans le monde, mais il faut bien avouer que les trois Anglais maîtrisent plutôt bien leur sujet dans ces grands espaces.

La setlist :
'Knights Of Cydonia'
'Hysteria'
'Supermassive Blackhole'
'Map Of The Problematique'
'Forced In'
'Sing For Absolution'
'Butterflies & Hurricanes'
'Hoodoo'
'Apocalypse Please'
'Feeling Good'
'Sunburn'
'Invincible'
'Starlight'
'Blues Jam'
'Time Is Running Out'
'Newborn'
'Soldiers Poem'
'Unintended'
'Blackout'
'Bliss'
'Plug In Baby'
'Stockholm Syndrome'
'Take A Bow'

Audio:
Muse - Unintended [acoustic] (mp3)
Shy Child - Break Your Neck (mp3)

Video:
Muse - Knights Of Cydonia @ Wembley Stadium (live)
Muse - Blackout @ Wembley Stadium (live)

Liens:
Muse | MySpace | My Chemical Romance | Biffy Clyro | Shy Child | Warner Bros Records

19 juin 2007

Daft Punk @ Wireless Festival, Hyde Park

>> Daft Punk @ O2 Wireless Festival, Hyde Park, London, 16/06/2007
>> LCD Soundsystem, CSS, Klaxons, Plan B, New Young Pony Club, Simian Mobile Disco, Digitalism, Calvin Harris, Datarock, Shy Child, Soho Dolls, Mutematch, Metronomy...


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Ce concert, ca faisait un moment qu'il était marqué dans mon agenda. 16 juin : Daft Punk live à Hyde Park. Pourtant je ne suis pas et je n'ai jamais été un gros fan de Daft Punk mais force est de constater que les deux frenchies ont marqué de leur empreinte les dix dernières années et qu'ils possèdent de nombreux titres cultes, sans compter que leurs performances live sont plus que rares. Ce concert, comme j'ai aussi pu le voir sur un autre blog, c'est également le concert de toute une génération. Trois jours avant, ils ont joué devant 20 000 personnes à Bercy, cette fois, ils s'attaquaient à Hyde Park et un public d'au moins 40 000 gars et filles prêts à participer à une énorme fête.

Et pour bien se chauffer pendant cette troisième journée du Wireless Festival, les organisateurs nous avaient concocté une programmation remarquable mêlant électro et rock-électro avec les meilleurs noms de la nouvelle scène qui font beaucoup parler d'eux, les "enfants" de Daft Punk en quelque sorte...

Notre première destination fut la deuxième scène (XFM Stage) et sa tente fort appréciable quand il pleut (rassurez-vous, il n'a ensuite plus plu de la journée, d'ailleurs j'en était presque déçu puisque j'avais pris mon K-Way). Là, des DJs de Modular étaient en train de faire monter l'ambiance jusqu'à l'entrée de Shy Child, duo synth-rock New-yorkais qui a récemment fait la première partie des Klaxons et de Hot Chip. Au bout de deux chansons, pas vraiment captivés, nous sommes ressorti pour aller faire un tour dehors et visiter les lieux, passant au passage devant Datarock sur la grande scène. Les Norvégiens ne m'ont pas enthousiasmé plus que ça du peu que je les ai vu...

Les choses sérieuses commencaient ensuite vraiment avec Calvin Harris, le nouveau petit phénomène électro qui nous vient d'Irlande (et dont je vous avez déjà parlé ici). Et à tout juste 23 ans, aidé par un groupe à configuration "groupe de rock", il a bien assuré le petit Calvin (qui chante et mixe). Une bonne présence sur scène et une musique, mélange de pop et d'électro, qui donne envie de s'agiter ont suffit à faire sauter toute la salle, notamment sur les excellents titres Acceptable In The 80's et The Girls. Calvin Harris, on risque d'en entendre parler longtemps.

Une petite pause sur la pelouse à l'extérieur et c'était reparti avec Digitalism. Eux aussi tout nouveaux sur la scène électro, ce duo allemand vient, comme Justice, Calvin Harris et Simian Mobile Disco, de sortir son premier album, "Idealism", et fait lui une électro dans la même cours que Justice ou Daft Punk. Pas de guitares donc mais des tables de mixage et une batterie électronique minimaliste. Et hop, c'était reparti pour 40 minutes de folie ! C'était encore du très lourd et ca en envoyait, même si le son était loin d'être à la hauteur de celui de Justice quelques jours plus tôt au Mean Fiddler. D'ailleurs, ces gars là ont au moins autant de talent que Justice mais ne possèdent aucun style, aucune emblème ou autre truc du genre, bref ils ne possèdent contrairement à Justice que leur musique, ce qui explique leur buzz beaucoup plus petit (je pense que Justice ont eux tout compris niveau buzz et marketing). A noter que les deux Allemands nous ont gratifié d'un remix de Daft Punk pendant leur set.

Passage ensuite sur la grande scène sur laquelle on restera jusqu'à la fin de la soirée. Tant pis pour Simian Mobile Disco à qui on préféra la fougue des Brésiliens de CSS qui jouèrent leurs meilleurs titres avec une Lovefoxxx en grande forme et vêtue d'une combinaison multicolore éclatante. Le public était cependant pas très réceptif et c'était bien dommage. J'ai pas l'impression de toute façon que CSS soit le genre de groupe qui passe bien dans un lieu immense comme Hyde Park, j'ai de loin préféré leur performance au Hammersmith Palais en début d'année. L'irrésistible Let's Make Love And Listen To Death From Above pour finir a tout même réussi à en bouger quelques uns (voyez les liens en bas pour les remixes de cette chanson par Hot Chip, Calvin Harris et Simian Mobile Disco).

C'était ensuite Klaxons ou LCD Soundsystem. Ayant déjà vu les djeuns Anglais il y a peu et voulant se placer pour Daft Punk qui suivait, le choix de LCD Soundsystem se fit de lui-même, d'autant plus que j'aime beaucoup les deux albums de James Murphy (paraît-il par ailleurs que la tente n'était pas assez grande pour accueillir tous les fans des Klaxons). La prestation du groupe fut sympathique avec tous les meilleurs titres dont Tribulations ou... Daft Punk Is Playing At My House. On aurait cru que le guitariste, la cinquantaine, sortait tout droit d'un meeting politique avec sa tête de François Hollande et son costume ! Assez étonnant... James Murphy avait lui l'air d'un gentil gros ours inoffensif.

La performance de LCD Soundsystem terminée, ca commencait à pousser vers l'avant et à se resserrer sérieusement tandis que les rideaux avaient été refermés afin de cacher la scène. Le moment que tout le monde attendait approchait : Daft Punk allait arriver sur scène dans quelques minutes. Perchés sur leur célèbre pyramide, Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo (paye ton nom !) ont débuté le set avec Robot Rock dans une ambiance indescriptible et complètement irréelle. Il fallait être là pour comprendre ce que c'était : une véritable tuerie ! C'était invraisemblable, un truc de fou, du jamais vu (pourtant j'en ai fais des concerts). Pendant plus d'une heure et demi, Daft Punk a livré une prestation impeccable comprenant toutes leurs meilleures chansons mixées à la perfection. Et pendant une heure et demi, on a pas arrêté de sauter dans tous les sens, de danser, de pogoter, de chanter. La fatigue n'y faisait rien, nos pieds sautaient tout seuls à la fin.

De retour dans de nouvelles combinaisons illuminées pour le rappel, Daft Punk a terminé avec un mix du hit Music Sounds Better With You (reprise de Stardust, projet musical éphémère de Thomas Bangalter en 1998) avec Aerodynamic pour un résultat du plus grand effet. En plus de la musique, il faut noter qu'on a également eu droit à un gros spectacle de lumières et de vidéos assez impressionnant.

Bref, dur de décrire un moment comme celui qu'on a vécu (regardez un peu les vidéos pour voir à quoi ca ressemblait). On a en tout cas l'impression d'avoir assisté à un truc énorme dont on se souviendra encore dans très longtemps. Daft Punk @ Hyde Park, 2007, j'y étais ;)

La setlist:
'Robot Rock'
'Oh Yeah'
'Touch It'
'Voyager'
'Technologic'
'Television Rules The Nation'
'Crescendolls'
'Steam Machine'
'Around The World'
'Harder Better Faster Stronger'
'Burnin'
'Too Long'
'Face To Face'
'Short Circuit'
'One More Time'
'Aerodynamic'
'Forget About The World'
'Brainwasher'
'Phoenix'
'Prime Time Of Your Life'
'Rollin and Scratchin'
'Alive'
'Da Funk'
'Daftendirekt'
'Superheroes'
'Rock N' Roll'
'Human After All'
'Revolution 909'
'Together'
'Music Sounds Better With You'
'Aerodynamic'

Audio:
Calvin Harris - The Girls (mp3)
Digitaslim - Pogo (mp3)
CSS - Let's Make Love And Listen To Death From Above [Simian Mobile Disco remix] (mp3)
CSS - Let's Make Love And Listen To Death From Above [Hot Chip remix] (mp3)
CSS - Let's Make Love And Listen To Death From Above [Calvin Harris remix] (mp3)

Video:
Daft Punk - One More Time vs Aerodynamic @ Hyde Park (live)
Daft Punk - Rollin' & Scratchin' vs Da Funk vs Superheroes @ Hyde Park (live)

Liens:
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